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Maroc vs Algérie..(suite)

                 (suite de la note en page d'accueil du blog en date du 21/8/2018..)   

3-Un sentiment de frustration : «De l’autre côté de la Moulouya, existe un royaume qui a 12 siècles d’histoire».  Les algériens se sentent frustrés de ne pas avoir un accès sur l’Atlantique comme c’est le cas pour le Maroc. 

« Si vous prenez une carte, vous constatez que l’Algérie a une toute petite façade sur la Méditerranée et un énorme ventre dans le sahara, ventre totalement artificiel, puisque le Sahara n’a jamais été algérien, puisque l’Algérie n’a jamais existé par le passé. Et le Maroc lui, est un pays qui, avec ses Saharas (oriental et occidental), dispose d’une immense façade atlantique.

Le Maroc n’a pas de richesses minières, mais il a une immense façade atlantique. L’Algérie a d’immenses richesses en pétrole et en gaz, mais elle est coincée dans la Méditerranée. Le détroit de Gibraltar peut être fermé demain, l’Algérie sera totalement enclavée, alors que le Maroc a cette immensité d’ouverture vers l’Atlantique. Et l’Algérie ne peut pas le supporter »dixit Bernard Lugan. 

4- Un sentiment d’envie et de jalousie : Les dirigeants algériens ont de tout temps envié aux Rois du Maroc leur Aura et le prestige considérable dont ils jouissent, non seulement auprès du peuple Marocain, mais aussi auprès des grands de ce monde et des autres nations. 

Cela me rappelle une interview accordée à une journaliste de la chaîne de télévision Dubai par le président Bouteflika quelques mois après son investiture (1999), et qui confirme le bien-fondé de ce que je viens d’avancer et qui montre que les dirigeants algériens ne sont pas à une contradiction près et qu’il existe un grand écart entre ce qu’ils disent et ce qu’ils pensent vraiment. "Question : Monsieur le président, selon vous, quel régime politique conviendrait le mieux à l’Algérie ? Réponse : La Monarchie". 

5- Un sentiment de vengeance : A- Les algériens accusent à tort le Maroc d’avoir trahi Abdelkader Ould Mouhyeddine, alias Emir Abdelkader dans les batailles d'Isly (4/8/1844) et d’avoir pactisé avec l’occupant français dans la région d'Oujda au Maroc. Mais l’histoire est là, présente, inusable, pour rafraîchir les mémoires défaillantes de ceux qui auraient oublié ou font semblant d’ignorer les énormes sacrifices consentis généreusement par les Marocains pour venir en aide aux frères algériens depuis 1830, en passant par leur noble guerre de libération de 1954-1962. 

Après la bataille d’Isly, le Maroc venait de perdre la première guerre de son histoire, ainsi que son prestige d’invincibilité militaire, sacrifiant dans cette bataille 800 morts tombés au champ d’honneur et autant de blessés. Cette défaite militaire aussi sanglante que ruineuse, marquera le début du déclin du Maroc. 

Après cette bataille, la révision des frontières qui avait suivi la défaite Marocaine, avec le traité de Lalla Maghnia le 18 Mars 1845, donnait à l’Algérie française en 1903 les territoires de Touat, la Saoura, Tidikelt et Tindouf en 1953. La France occupa et intégra par la suite d’immenses terres marocaines dans son département de «l’Algérie française», entre autres, de Colomb-Bechar, Kenadsa, Jorf Torba, Abadla, Hassi Regel, N’khaila, Timimoune, etc. Et à chaque fois, après de sanglantes batailles qui décimèrent des tribus Marocaines entières. 

B- Le détournement de l’avion Marocain avec à son bord les membres du FLN en 1956Une autre accusation gratuite et infondée de la part de l’Algérie. Pour rappel, le Maroc avait à l’époque, dénoncé vigoureusement cet acte de piraterie par la voix du Roi Mohamed V et celle de son fils, alors le Prince héritier Moulay Hassan. A noter également que le Royaume du Maroc avait rappelé son ambassadeur à Paris en signe de protestation. 

Feu Hocine Ait Ahmed, le leader historique du FFS (Front des Forces socialistes), qui a rejeté toute implication Marocaine dans le détournement de l’avion qui le transportait en 1956 avec ses compagnons de Rabat vers Tunis, ajoutant que Feu Mohamed V était allé jusqu’à proposer à la France « d’échanger son fils contre la libération de ses hôtes algériens ». 

L’histoire nous apprenait que lorsque Sa Majesté le Roi Mohamed V a appris la nouvelle du détournement de l’avion, il a interrompu son dîner : «Je suis perdu» a-t-il dit. L’autorité du Sultan est sévèrement compromise. Finalement, il a téléphoné à M.René Coty, président de la république Française pour lui souffler les causes de sa colère, en l'occurrence, je cite : « Les algériens étaient placés sous ma protection - Mon hospitalité a été violée - Vous connaissez l’âme musulmane. C’est une question d’honneur. Le Coran sacré nous dit : «Ton hôte est plus sacré que toi-même ». Je suis prêt à donner mes fils en otage » pour sauver l'honneur du Maroc». fin de citation.  

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                                                                  le général Driss Ben Omar à Hassi Beidha

C- La guerre des sables : En Octobre 1963, un bref conflit armé oppose les armées Marocaine et algérienne. C’est ce qu'on a baptisé "la guerre des sables". En cause, les territoires du sahara Marocain, autour de Tindouf que la France a annexés à sa colonie algérienne et que l’Algérie indépendante refuse de rétrocéder au Maroc en avançant comme argument le principe de « l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation ». 

Concernant la guerre des sables de 1963, voici le témoignage d’un journaliste français qui s’appelle Claude Krief : «Peu de temps après l’indépendance de l’Algérie, le climat s’envenime entre les deux pays à propos de la délimitation de leurs frontières. L’armée algérienne attaque, le Maroc riposte» (Réf : http://fr.wikipedia.org/wiki/claude_krief). 

Ainsi, le 8 Octobre 1963, c’est Alger qui a déclenché les hostilités : l’armée algérienne, sur ordres de l'Adjudent-président Ahmed Ben Bella L'Marrakchi, attaque les Forces Armées Royales à Hassi Beida. Les combats cesseront le 4 Novembre suivant.

Faut-il rappeler aux algériens que cette même Armée est toujours là, elle est même fortifiée de plus, pour gifler davantage. Mais cette fois-ci avec beaucoup de douleurs, pas comme en 1963 de Driss Ben Omar et 1976 de Ghoujdami/Dlimi.

Pour mémoire, rappelons-le..Les journées du 7-15 octobre 1963,l’armée algérienne venant de Tindouf, vient d’attaquer à la surprise de tous, les points d’eau  Marocains de Hassi Beida et de Tinjoub. Où 12 mokhaznis se sont fait tués, certains brûlés vifs. L’agent comptable payeur (Français) tombé dans une embuscade, et fut assassiné avec son chauffeur et son aide-comptable.

Le Maroc surpris..!,envoyait sur place à partir de Zagora, le point le plus proche de ce forfait houleux, des unités des Forces Armées Royales, en rescousse et en prospection. De l’autre coté, l’Algérie avait prévue, tout au long de la frontière, le potentiel militaire dont elle disposait, et prête à toute riposte improviste de la part du Maroc…!préparant des commandos d’élite pour frapper, les points névralgiques Marocains limitrophes du tracé frontalier actuel.

Tandis que le Maroc tout entier, paniqué par l’ampleur de l’événement-surprise-. Des bureaux pour le recrutement des partisans, sont ouverts à travers tout le territoire national, des centres d’entraînement aussi, sont également vite équipés et encadrés, pour organiser une bonne autodéfense. On sait pas combien ça va durer cette guerre! en tout cas, tous les Marocains se sont portés volontaires pour parer à toutes éventualités..            

Un certain Ignace Dalle, qui a longtemps travaillé comme journaliste au Maghreb, écrit à ce propos : « Ce qui est certain, c’est que dans ce dossier complexe, la qualité des arguments Marocains et le comportement fraternel du Roi Mohamed V pendant la guerre d’Algérie- même s’il était peu concevable qu’il en fut autrement- méritaient un traitement plus convenable, moins cavalier et provocateur de la part de l’Algérie ». 

La guerre des sables, quoiqu’il en soit, est gagnée par Rabat, même si le Maroc n’a pas réussi à récupérer les territoires qui lui appartenaient et qui avaient été annexés par la France à l’Algérie Française. 

D - La Marche Verte de Hassan II en 1975 et la riposte du maudit Boumediene : a créé  le soi-disant front polisario : Mouvement de sédition bien entendu destiné à revendiquer le Sahara Marocain occidental et qui aspire à un Etat indépendant ouvrant pour l'Algérie une fenêtre vers l'Atlantique. 

Si l’Algérie prétend, comme elle le dit, ne pas être partie prenante dans ce conflit et qu’elle défend seulement les bonnes causes et le principe du droit des peuples à l’autodétermination, pourquoi son soutien se limite-t-il exclusivement au polisario ? Elle qui se dit «révolutionnaire» et qui prétend se battre pour l’autodétermination des peuples opprimés, pourquoi refuse-t-elle d’appliquer ses principes ailleurs ? comme : 

*Le Tibet et Taiwan ? (De peur de la Chine). *La Tchétchénie ? (De peur de la Russie). *Les Kurdes ? (De peur de la Syrie, de la Turquie, de L’Iran et de l’Irak). *Le Kosovo ? (De peur de la Russie qui soutient la Serbie). *Les Basques ? (De peur de l’Espagne). *La Corse ? (De peur de la France). *Chypre ? (De peur de la Turquie). Quelle contradiction flagrante et quelle hypocrisie ! 

1) L’expulsion des Marocains vivant en Algérie En riposte à la Marche verte ,Boumediene, soutenu par son Bouteflika, alors ministre des affaires étrangères, déclenche «Une marche noire». Ainsi, le 8 Décembre 1975,  jour de l’Aïd Al Adha, les autorités algériennes expulsent d’Algérie des centaines de milliers de marocains (47000 familles, l'équivalent à 360 000 âmes innocentes) vers leur pays d’origine. Des familles ont été désintégrées, des enfants séparés de leurs parents, des femmes de leurs maris. De surcroît, ils ont tous été dépossédés des biens qu’ils ont accumulés durant des années de labeur. 

2) L’implication directe de l’Algérie dans le Sahara Marocain : Le 28 Novembre 1975, suite aux accords de Madrid, les Marocains pénètrent à Smara. Le 11 Décembre, les FAR font leur entrée à Laayoune, puis le 9 Janvier 1976 à Dakhla. .Le même jour, les derniers éléments de la légion espagnole quittent le Sahara Marocain. L’Algérie, laissée en dehors des accords de Madrid, décide, en vain, de précipiter son armée dans le territoire du Sahara Marocain en vertu d'un accord secret avec la Mauritanie qui décide unilatéralement de céder la place à l'Algérie. 

Pour la seconde fois, le Maroc et l’Algérie vont pouvoir se confronter. Après sa défaite lors de la guerre des sables, l’Algérie qui se sentait offensée par le Maroc, était assoiffée de vengeance. La deuxième fois qu’algériens et Marocains s’affronteront directement sera la bataille des Amgala en 1976, en pleine « guerre du Sahara». 

3) La bataille d’Amgala Le 27 janvier, la guerre éclate entre les deux pays voisins dans la localité d’Amgala. L’armée marocaine était commandée par le général Ahmed Dlimi. Le 29 janvier, l’armée algérienne a été contrainte de se retirer de la région d’Amgala, en laissant 100 morts et 200 prisonniers entre les mains des FAR ; ces derniers seront relâchés par la suite, fraternité oblige.

En effet, malgré la victoire des FAR sur l’armée algérienne, feu Hassan II a opté pour l’apaisement et le bon voisinage et a libéré tous les prisonniers de guerre algériens sans faire de tapage ni de chantage. 

Après la bataille d’Amgala, dans un message au maudit-président Boumediene, Sa Majesté le Roi Hassan II déclarait : « Je vous adjure d’éviter au Maroc et à l’Algérie un autre drame. Je vous demande aussi de faire en sorte , soit par une guerre loyalement et ouvertement déclarée, soit par une paix internationale garantie, que dorénavant, on ne dise plus chez moi, dans mon pays, parmi mon peuple, Algérie=Inconstance ». 

4) Attentat d’hôtel ASNI à Marrakech. En juin 1994, après l’attentat perpétré à l’hôtel ASNI à Marrakech dans lequel sont incriminés les services secrets algériens, implication confirmée par un agent des S.S.A. qui s’appelle Karim Moulay Anekkab, les autorités Marocaines ont décidé d’instaurer les visas pour les ressortissants algériens désireux de se rendre au Maroc. L’Algérie riposte en décidant la fermeture de ses frontières terrestres avec le Maroc. Ce qui a accentué l’isolement de l’Algérie sur la scène internationale. Confrontés à un terrorisme aveugle, les algériens ont considéré la décision Marocaine comme un « lâchage » incompréhensible de la part de leurs voisins dans un contexte où l’Algérie avait besoin d’être soutenue. 

Par ailleurs, l’Algérie accuse le Maroc de s’être réjoui de ses malheurs pendant la guerre civile dite décennie noire des années 90 .Elle accuse également le Maroc ainsi que la Tunisie et la Libye, sans preuves à l’appui, d’avoir fourni des armes aux islamistes du FIS.

En réalité, la position du Maroc est connue et a toujours été claire ; elle se caractérise par la neutralité et la non-ingérence dans les affaires intérieures de l’Algérie. Pour mieux dire, le Maroc considérait ce qui se passait en Algérie comme une affaire « Algéro-algérienne ». 

En outre, si l’Algérie a connu l’une des plus sanglantes guerres civiles, ce n’est pas le Maroc qu’il faut incriminer. C’est la junte militaire au pouvoir qui a refusé la transition démocratique représenté par le FIS,(Front Islamiste de Salut) élu démocratiquement par le peuple algérien. Ce sont les généraux algériens qui ont bafoué la volonté du peuple algérien et saboté le processus démocratique qui a abouti à la victoire du FIS en 1991. 

Personnellement, j’estime que le seul grief que l’Algérie peut faire au Maroc, c’est d’avoir cru en elle. En effet, le Maroc a toujours opté pour le bon voisinage, la fraternité et la solidarité, souvent au détriment de ses propres intérêts, alors que l’Algérie a toujours fait preuve d’inconstance et de fourberie à l’égard du Maroc. Les Marocains, seigneurs de la guerre certes, demeurent cependant une nation foncièrement pacifique, un peuple militant qui n’entend plus se laisser déposséder au nom d’une quelconque fraternité, de la moindre parcelle de son territoire.Maroc vs Algérie? Bonne lecture

                                                                           Chihab25

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