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«Le Royaume Chérifien du Maroc,Chihab 25 المملكة المغربية الشريفة، شهاب»

  • Maroc-Algérie : John Bolton serait-il un fervent partisan du Polisario..?

                                                                       

                                                                                              

                                       

                                                                    John Bolton, les moustaches ne font pas l'homme

    Tout d'abord..Avant de développer ce volet que je souhaiterai voir en grand article similaire à ceux  des "grands analystes et chroniqueurs". Je me sent contraint de consacrer mes bagages et pour la première fois, à un sujet qui dépasse naturellement, ma modeste cervelle, se rapportant à la position américaine dans le conflit du Sahara Marocain qui oppose notre pays à divers ennemis, dont le metteur en scène n'est qu'un voisin de mal qui s'appelle l'Algérie.

    Avant de me lancer dans cette aventure, je dois préciser que le Maroc est appelé, à mon sens, à se méfier et agir avec beaucoup de prudence envers toute attitude malencontreuse concernant son intégrité territoriale et ce en conformité avec ce qu'on appelle traditionnellement «alerte méfiance» qui en a un grand sens, à ne pas négliger du tout : 

    «Dans un passage de l'histoire imaginaire "Sbaâ ou Boufessiou", feu haj Abdelkrim Filali, le doyen des conteurs de Jamaâ L'fna de Marrakech qu'on voit au bas de la colonne droite (point d’écoute 2,00 s) -, on entend le conteur incite à la méfiance : «Achedd h'zamak...Kolchi Aâdou!»" C'est le diction significatif qu'il faut bien appliquer à l'intégrité territoriale Marocaine face à quiconque qui oserait vachement la bafouiller, y compris  un certain John Bolton, conseiller actuel à la sécurité nationale Américaine». 

                                                      

                                                                       Le président Donald Trump

    Sachant que l'élection de Mr.Donald Trump a été une surprise pour les observateurs américains et étrangers. Comme dans d'autres pays, les Marocains ont suivi les élections avec beaucoup d'intérêt parce que tout changement de direction de la Maison Blanche pourrait avoir un impact sur la politique étrangère des Etats-Unis envers le Maroc. Après cette élection, les Marocains se demandaient dans quelle mesure la nouvelle présidence Américaine aura un impact négatif ou positif sur les relations entre Washington et Rabat.

    Eu égard au discours de Trump lors de la campagne électorale, durant laquelle il a mentionné le Maroc deux fois de façon négative, beaucoup craignent que ce discours ne soit le signe avant-coureur d'une politique hostile du président élu vers le Maroc.

    Les Marocains, faut-il rappeler, étaient tous pour Hillary Clinton, escomptant surement, comme beaucoup d'autres son élection et son entrée victorieuse à la maison blanche. Mais si les vents soufflent au sens inverse des navires, pour nous Marocains pourquoi regrettons cette défaite de notre concitoyenne américaine, Mme Hillary?, hé bien parce que la bas, c'est l'Amérique, ce n'est ni l'Algérie avec ses alliés corrompus  ni le fief de Joseph Kabila.

    Cependant, on peut retenir que la politique étrangère qu'adopte Mr.Trump ne reflète pas le discours qu'il a utilisé pendant la campagne électorale. Il y a une grande différence entre le discours qu'un candidat utilise lors d'une campagne électorale et les décisions qu'il prend une fois qu'il est au pouvoir. L'expérience de la plupart des pays montre que, une fois élus, les dirigeants politiques ont tendance à adapter leurs convictions personnelles aux intérêts de leurs pays.

    Sa Majesté le Roi feu Hassan II que Dieu ait son âme a réussi à établir des ponts de communication et de confiance avec le parti Républicain américain depuis la guerre froide. Cela a souvent conduit les États-Unis à prendre des positions qui soutiennent la position du Maroc sur le Sahara. C'est le cas depuis les années 1970. Sous l'ombre de cette amitié le Maroc a réussi à organiser la Marche Verte en novembre 1975 grâce au soutien du président américain Gerald Ford.

    Il faut rappeler à cet effet, le rôle joué par le secrétaire d'Etat Henry Kissinger pour empêcher le Conseil de sécurité d'adopter une résolution contre le Maroc. Cette politique amicale s'est poursuivie pendant les deux mandats de l'ancien président Ronald Reagan entre 1981 et 1989. 

    Alors que le président Carter avait décidé de réduire le soutien américain à la position Marocaine et de lier la vente d'armes au Maroc à sa volonté de trouver une solution au conflit, le président Reagan a décidé lui aussi, d'adopter la même politique suivie par le président Gerald Ford.. Le même niveau de relations entre le Maroc et le Parti républicain a continué durant les mandats de président des deux Bush (père et fils), sans ignorer bien sûr les positions claires des présidents Bill Clinton et Barak OBama.

    Évitant de sortir des pistes, je ne peut citer correctement toutes les positions "hautes et basses marées "des Congressmans Américains" des deux chambres durant les trois dernières décennies de ce conflit.                                                                    

                                                                                          -:-

    2440 un chiffre à retenir.. Il s'agit d'une résolution Onusienne portant le N°2440 du 31 octobre 2018. Elle reflète, entre autres, les développements récents sur le terrain et l’absence de tout incident susceptible de déstabiliser la région avec inclusion de l’Algérie pour la première fois en tant que partie concernée et d'observateur comme elle a toujours prétendu. Le Conseil de sécurité a également souligné, pour la deuxième fois consécutive, la nécessité de “parvenir à une solution politique réaliste, réalisable et durable fondée sur des compromis”. Cette insistance signifie que le référendum n’est plus considéré comme une option viable à même d’aider les parties à trouver une solution politique réaliste au conflit. 

    À l’approche de l’Assemblée générale des Nations unies, de nombreux observateurs Marocains craignent que la position du Maroc sur le Sahara Marocain ne soit menacée par la nomination de John Bolton au poste de conseiller à la sécurité nationale des États-Unis. La principale cause de la crainte réside dans les positions de Bolton sur la question – lorsqu’il a été conseiller de James Baker et pendant son mandat en tant qu’ambassadeur américain à l’ONU entre 2005 et 2006.

    C’est un secret de polichinelle que Bolton était l’un des rares responsables américains à avoir exprimé, plus d’une fois, son soutien au référendum d’autodétermination pour trouver une solution au conflit. Il était également l’un des principaux partisans des plans Baker I et II, en 2001 et 2003. Les deux plans - à quelques différences près - prévoyaient une période intérimaire de cinq ans pendant laquelle le territoire serait sous autonomie Marocaine, suivi d’un référendum d’autodétermination.

    Le ferme soutien de Bolton à la tenue d’un référendum d’autodétermination a amené beaucoup d’observateurs à croire que Bolton est «un fervent partisan du Polisario». Toutefois, cette position ne découle pas de son soutien à la création d’un État indépendant au Sud Marocain, ni de sa conviction de "la légitimité ou pas" des revendications des séparatistes, mais de son souci que l’ONU joue pleinement et efficacement son rôle et évite de prolonger les conflits à son ordre du jour.

    Bien que de nombreux observateurs s’inquiètent de la direction que pourrait prendre la question du Sahara Marocain avec la présence de John Bolton dans l’administration de Trump, le Maroc pourrait utiliser sa position comme une carte pour atteindre l’un des objectifs qu’il a cherchés depuis longtemps : -réduire le mandat de la Minurso et le limiter à l’observation de l’accord de cessez-le-feu, réduire son personnel civil et -obtenir la reconnaissance officielle que l’Algérie est une partie prenante du conflit.

    Les États-Unis ne sont pas une dictature où une personne pourrait prendre des décisions sur un coup de tête sans tenir compte des intérêts stratégiques de la nation tout entière. La prise de décision aux États-Unis est un processus très complexe qui ne repose pas sur les orientations personnelles des individus, mais sur les intérêts stratégiques et suprêmes du pays.

    Par ailleurs, la Maison-Blanche n’est pas la seule institution qui intervient dans le processus de prise de décision. Le Département d’État et le Département de Défense jouent également un rôle majeur dans la détermination des orientations de la politique étrangère américaine et de ses priorités.

    Compte tenu de la solidité des relations entre le Maroc et les États-Unis et du rôle de celui-là dans le maintien de l’équilibre stratégique en Afrique du Nord et dans la région du Sahel, et dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme religieux, il est peu probable que l’administration américaine prenne une position anti-marocaine sur le Sahara Marocain.

    Même si Bolton cherchait à faire pression sur le Maroc, il serait très probablement opposé par les bureaucrates du Département d’Etat. Il a lui-même admis dans son livre que l’un des principaux obstacles auxquels il s’est heurté en 2005-2006 en tant qu’ambassadeur des Etats-Unis aux Nations unies était l’opposition de la bureaucratie du Département d’Etat à toute décision susceptible de mettre en danger la stabilité Marocaine ou le statu quo.

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                                                       S.M.le Roi Med VI et Mr. Antonio Guterres

    Besoin de mobilisation sans précèdent.. Moins d’une semaine après la table ronde de Genève des 5-6/12/18, John Bolton,le conseiller américain à la Sécurité nationale a annoncé la stratégie américaine en Afrique. Il aurait déclaré que l’administration Trump envisage de cesser de financer des opérations de maintien de la paix qui n’ont pas atteint leurs objectifs, notamment la Minueso.

    En prévision de toutes aventures et neutraliser l'influence qui surgiront certes de ce responsable américain, Mr. Bourita doit se mobiliser pour parer à tout danger et bloquer éventuellement ce genre de prise de position frivole dans l'affaire du Sahara Marocain.

    La diplomatie marocaine devrait être mobilisée plus que jamais et agir en amont pour prévenir tout développement susceptible de faire capoter les efforts déployés par le Maroc ces dernières années pour créer une nouvelle dynamique qui penche relativement en faveur de la position Marocaine.

    Surtout que John Bolton a passé plus de dix minutes à discuter devant un groupe Américain de réflexion au sujet de ce conflit artificiel et de l’incapacité de la Minurso d’atteindre l’objectif pour lequel elle fut créée il y a presque 28 ans.

    Le ton de Bolton et l’attention qu’il a portés à la question du Sahara dans son discours laissent penser qu’il suivra ce dossier de près dans les prochains mois et s’assurera d’y laisser sa marque personnelle. Il ne fait aucun doute que les États-Unis exerceront davantage de pression sur le Conseil de sécurité comme sur l'Algérie pour qu’ils montrent une volonté réelle d’agir dans un esprit de compromis pour parvenir à une solution politique mutuellement acceptable.

    Mr. Bolton cherchera sans aucun doute à accomplir ce qu’il avait échoué à réaliser lorsqu’il était assistant de l’ancien envoyé des Nations Unies, James Baker, et ambassadeur des États-Unis aux Nations unies de 2005 à 2006.

    Dans ses mémoires et à de nombreuses autres reprises, Bolton a exprimé son mécontentent vis-à-vis des bureaucrates du département d’État américain, qui l’avaient empêché de faire pression sur les parties pour qu’elles s’efforcent à trouver une solution définitive au conflit algéro-Marocain.

    Eu égard à sa position au sein de l’administration américaine et à sa proximité avec le président Trump, Bolton dispose désormais du pouvoir et de l’autorité qu’il n’avait pas auparavant pour avoir un impact sur les orientations de la politique étrangère américaine, conformément à ses propres positions et principes. Etant un des faucons du parti républicain, il est connu pour ses positions fortes et pour son empressement à les traduire sur le terrain.

    L’Algérie et le polisario, même s'ils en ont la tête sous l'eau, sont conscients des positions de Bolton et de son poids à la Maison Blanche, raison pour laquelle l'Algérie s’est empressé de signer un contrat de lobbying avec « David Keene qui est un consultant politique américain, ancien conseiller à la présidence et anciennement rédacteur en chef d'opinion du  Washington Times. Keene a travaillé pour les campagnes politiques de Ronald Reagan, Geirge Hw Buch, Robert Dole et Mitt Romney», ami proche de Bolton. C’est Bolton qui est à l’origine de l’intérêt de Keene pour l’Algérie et le Sahara depuis 20 ans.

    A en juger par la relation étroite entre Bolton et Keene et la convergence de leurs positions sur le Sahara, on pourrait même dire que le travail que Keene a commencé à faire pour le compte l’Algérie depuis le 1er novembre dernier commence déjà à porter ses mauvais fruits.

    En effet, il était frappant que Bolton ait mentionné le référendum dans sa présentation, alors que le Conseil de sécurité a progressivement mis cette option en veilleuse depuis la proposition d'autonomie par le Maroc en 2007.

    Cela montre que Bolton est réceptif aux efforts de l’Algérie et du Polisario de ramener le processus politique à la case départ et de pousser le Conseil de sécurité à reconnaître à nouveau que l’autodétermination, au sens de l’Algérie et du Polisario, reste l’une des options envisageables (!) pour mettre fin au conflit.

    En conséquence, le Maroc devrait agir de toute urgence pour empêcher l’Algérie de saper le processus politique mené jusqu'ici, par Mr. Horst Köhler et de se distancer de toute implication dans le conflit.

    Le Maroc devrait également reconsidérer les firmes de lobbying qu’il a embauchées ces dernières années et examiner leur capacité à communiquer la position Marocaine aux autorités américaines. Suite à la décision de l’Algérie de signer un contrat de lobbying avec un proche du conseiller pour la sécurité nationale, le Maroc devrait envisager de faire appel à une firme proche du nouveau secrétaire d’État américain Mike Pompeo.

    A l’instar de John Bolton, Pompeo est un des poids lourds de l’actuelle administration américaine. En plus de jouir d’une grande popularité au sein de l’aile maximaliste du parti républicain, Pompeo est l’un des rares membres de l’administration qui ont accès direct au président Donald Trump. Du temps qu’il était directeur de la CIA, le responsable américain tenait une réunion quotidienne avec le locataire de la Maison Blanche. Cette proximité avec le président et ses affinités politiques avec lui ont joué un rôle primordial au moment où Trump a décidé de le nommer Secrétaire d’État.

    Par conséquent, un rapprochement avec le Secrétaire d’État américain apporterait un certain équilibre au sein de l’administration Trump concernant le Maroc. Au cas où le Maroc réussirait à s’attirer les bonnes grâces de Pompeo, celui-ci pourrait s’assurer qu’aucune décision susceptible d’affecter les relations entre les États Unis et le Maroc ne soit prise.

    À ce stade, Rabat n’a pas besoin de personnalités qui répètent la phrase galvaudée que le Maroc était le premier pays à avoir reconnu l’indépendance des États-Unis. Le Maroc a plutôt besoin de personnalités de calibre au sein de l’establishment politique de Washington, qui soit capables de convaincre l’administration Trump de soutenir les efforts politiques du gouvernement Marocain et de tenir compte des concessions qu’il a faites depuis 2007 pour ouvrir la voie à une solution politique mutuellement acceptable.

    Par ailleurs, le Maroc devrait se rapprocher du Congrès américain, en particulier du Sénat, où il souffre toujours d’un déficit et n’arrive pas à gagner le soutien des sénateurs à sa position sur le conflit.

    Durant les trois mois à venir, on va sans doute assister à une concurrence acharnée entre le Maroc et l’Algérie pour s’attirer les bonnes grâces de l’administration américaine et des membres du Congrès. La nature de la position qu’adoptera Washington en avril prochain sera, sans doute, influencée par l’efficacité des efforts de chacun de deux pays à gagner le soutien des responsables américains. D’où la nécessité impérieuse que le Maroc se mobilise plus jamais pour contrer toute tentative algérienne de saper les acquis diplomatiques du Maroc durant ces dernières années.  

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                                                                  Siège du MAEC à Rabat