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Presse et medias

  • N’oublions pas les moines de Tibhirine en Algérie..!

                    Assassinat des moines de Tibhirine

    Je reprends dans cette note l'affaire des moines Français assassinés à Tibhirine, étant le sujet qui dérange le pouvoir Algérien qui a commandité leur assassinat.

    L'assassinat des moines de Tibhirine fait référence à la mort, en 1996, lors de la guerre civile algérienne, de sept moines trappistes du monastère de Tibhirine, en Algérie. Les sept moines sont enlevés dans la nuit du  au  et séquestrés durant plusieurs semaines. Leur assassinat est annoncé le  dans un communiqué attribué au GIA (Groupe islamique armé). Les têtes des moines ne sont retrouvées que le km au nord-ouest de Médéa.

    Étrangement, les autorités algériennes vont chercher à cacher le fait que les corps aient disparu. Pour faire illusion, elles vont jusqu'à lester les cercueils des moines avec du sable. Seule l'obstination du secrétaire général adjoint des trappistes, le père Armand Veilleux, à identifier les corps lui permettra de découvrir leur absence des cercueils. Une anecdote qui alimentera les doutes sur la thèse officielle du « crime islamiste » pour expliquer leur décès.

    En raison de l'absence d'enquête judiciaire algérienne, les commanditaires de l'enlèvement des moines, leurs motivations ainsi que les causes réelles de l'assassinat sont encore mal connus à ce jour. La version officielle d'Alger qui a longtemps prévalu est celle d'une culpabilité du Groupe islamique armé de Djamel Zitouni.

    Mais en 1997, d'anciens officiers des services algériens révèlent qu'entre 1994 et 1996, le fameux Djamel Zitouni était secrètement manipulé par ses chefs, les généraux Toufik Medieneet Smain Lamari, respectivement numéro 1 et 2 du département du Renseignement et de la Sécurité (DRS, ex « sécurité militaire »). Une seconde thèse reposant sur un témoignage algérien indirect transmis en 1996 au général François Buchwalter, alors attaché de Défense à l'ambassade de France à Alger (révélé à la justice en 2009) évoque une bavure de l'armée algérienne, dissimulée ensuite par celle-ci. Mais à partir de 2002, de nouveaux agents du DRS ou des islamistes du GIA confirment à Canal+, puis à Libération, qu'en 1996, les moines de Tibhirine ont été enlevés sur ordre d'Alger. Ces témoignages sont rassemblés en 2011 dans le livre Le Crime de Tibhirine. Révélations sur les responsables de Jean-Baptiste Rivoire et dans le documentaire Le Crime de Tibhirine1 (diffusé le  dans l'émission Spécial investigation de Canal+).

    Ces anciens militaires algériens expliquent qu'en soignant les maquisards islamistes, les moines exaspéraient les patrons du DRS précisément chargés d'éradiquer les insurgés. Les autorités auraient exigé à plusieurs reprises que les moines quittent Tibhirine, sans succès. En 1996, le général Smain Lamari, alors patron de la Direction du contre-espionnage, aurait fini par se résoudre à faire enlever les moines sous couvert d'une « opération islamiste de Djamel Zitouni ».

    Selon ces anciens agents secrets algériens, l'opération aurait visé un triple objectif :

    1. Contraindre les moines, qui soignaient les insurgés, à quitter la région ;
    2. Discréditer les islamistes ;
    3. Obtenir la reconnaissance de la France en faisant libérer les otages par l'armée.

    Selon ces nouveaux témoins, les moines ne devaient pas être tués, mais des soupçons grandissants sur le DRS auraient finalement incité ses patrons à faire éliminer secrètement les moines fin , et non pas fin , comme on l'avait longtemps cru

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