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Algéruie: Les OS et OAS, Une histoire de deux organisations interposées..(2)

              (Suite de la note en page d'accueil - même titre...)

 

L'histoire de l'OAS se présentait comme la manifestation la plus radicale d'une partie de l'armée et de civils de la volonté de conserver l'Algérie française, où vivaient un million de Français ayant le statut de citoyens français, et huit millions d'Algériens indigènes, ayant un statut juridique différent. L'Algérie ayant alors le statut de département français, l'OAS voulait s'opposer par tous les moyens à la politique d'autodétermination mise en place par le général Charles de Gaulle à partir de la fin de l'année 1959.

Le général de Gaulle est arrivé au pouvoir en 1958, à la suite du coup d'État de mai 1958, et ses premières déclarations («Je vous ai compris»,le 4 juin 1958 à Alger et «Vive l'Algérie française», le 6 juin à Mostaganem semblent porter les valeurs de l'Algérie française.

Néanmoins, De Gaulle ne manquait pas d'annoncer à plusieurs occasions à Alger, Oran, Constantine, Bône (Béjaia actuel) «qu'il n'y a en Algérie que des Français à part entière avec les mêmes droits et les mêmes devoirs», signifiant de fait que le système colonial tel qu'il existait en Algérie ne pouvait plus être maintenu en l'État, et il ne prononcera plus les mots d'«Algérie française».

Pour apaiser les craintes quelles qu'elles soient, à la métropole ou en Algérie Française, le général De Gaulle mettait en place deux plans.. Un économique à Constantine en octobre 1958 et un militaire baptisé Challe en février 1959, ce qui indiquait la volonté du gouvernement Français de conserver une Algérie où la France joue un rôle actif et rassure provisoirement les Français d'Algérie.

À plusieurs occasions au cours de l'année 1959, De Gaulle souligne le caractère propre de l'Algérie et que son avenir dépendra du vote de ses habitants, mais la plupart de ces déclarations ne suscitaient guère de réactions. C'est le discours de De Gaulle du 16 septembre 1959 proposant l'autodétermination sur l'avenir de l'Algérie qui suscitait la surprise dans tous les milieux, et la stupéfaction dans la population Européenne d'Algérie.

Ce discours ouvre trois possibilités : la francisation,un seul pays réunissant la France et l'Algérie et dont tous les citoyens ont les mêmes droits, l'autonomie,une fédération entre la France et l'Algérie, la sécession,conduisant à l'indépendance. Pour la première fois, il ouvre la possibilité de l'indépendance de l'Algérie.

Le 15 octobre 1959, l'Assemblée nationale Française validait la politique d'autodétermination par (441 pour et 23 contre). Mais pour ceux qui refusent cette politique, regroupant certains membres de la classe politique, ainsi qu'une partie de l'armée et des Français d'Algérie, c'est une trahison dit-on.

Le premier fait marquant de la révolte de la population française d'Algérie contre ce discours est la semaine des barricades du 24 janvier au 1er février 1960, mais l'armée ne basculait pas du côté des insurgés.

Le 8 janvier 1961, le référendum sur l'autodétermination en Algérie était approuvé par 75 % des votants. Pour les partisans de l'Algérie française, ce référendum annonçait l'abandon de celle-ci. En février 1961, un groupe, exilé à Madrid à la fin de l'année 1960 pour échapper au procès de la semaine des barricades, se formait autour du général Salan, appuyé par des personnalités Française de forte influence et de leurs acolytes aussi bien en Métropole et en Algérie Française et créaient l'OAS.

Le 22 avril 1961, se déroulait le putsch des généraux à Alger, suivi par environ deux cents officiers. Néanmoins, la plupart des officiers supérieurs adoptaient une attitude attentiste et la majorité de l'armée restait loyale au pouvoir métropolitain, entraînant l'échec du putsch en quelques jours seulement.

À la suite de cet échec, une bonne partie des insurgés ainsi que de nombreux civils désertaient rejoignant la lutte clandestine dans les rangs de l'OAS. La cassure était totale avec le général De Gaulle et il s'ensuivit une véritable guerre entre les membres de l'OAS et l'État. De Gaulle utiliserait ainsi contre l'OAS aussi bien la police que des groupes illégaux (les barbouzes), mais laisserait l'armée en retrait car elle compte dans ses rangs de nombreux sympathisants à la cause  de «l'Algérie française» qui sont tentés de rejoindre l'Organisation.

Elle (l'armée) ne sera utilisée contre l'OAS qu'après la signature des fâcheux accords d'Évian, au moment du siège de Bab El Oued, de l'épisode de la fusillade de la rue d'Isly à Alger et du maquis dans tout le territoire d'Algérie Française.

Les attentats de l'OAS viseraient des personnalités politiques et administratives du gouvernement légal français, des intellectuels ou des organes de presse favorables à une négociation avec le Front de Libération Algérien (FLN), en Algérie comme en métropole, ainsi que la population locale, soupçonnée de soutenir le FLN.

Ses commandos prendraient également pour cible les policiers, les enseignants, les fonctionnaires et les commerçants. Les membres de l'OAS sont eux-mêmes pourchassés sans répit par les forces Gaullistes. L'OAS sera largement soutenue par la population française d'Algérie, mais ses nombreux attentats aveugles la feraient rejeter par l'opinion publique métropolitaine. Bonne lecture.

                                                                             Cordialement,Chihab25

 

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