Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • 00.-L''attaque de l'avion royal BOENG 747(16.8.72)

     

     -L''attaque de l'avion royal BOENG 747(16.8.72)

     

     Le Président algérien, le colonel  Mohamed Boukharouba (alias Haouari Boumedienne) avec son esprit haineux, veut jouer avec le feu, pas aux alentours de la frontière algéro-marocaine, mais à l'intérieur du Maroc,après avoir été giflé à l'est par le président Tunisien Habib Bourguiba,qui prenait toutes les précautions pour éviter l'ingérence algérienne dans son pays; en avertissant les nouveaux venus, par une mise en garde bien connue dans toute l'Afrique du nord, leur disant,à voix haute, sur les ondes de la radio tunisienne, son fameux avertissement, en arabe dialectal d'humour très clair " Attention :l'entrant, je connaît sa mère,et le Sortant, je connaît son père? " ce qui donne l'impression de  leur de dire: Attention aux bâtards,que vous êtes:

                                                                      (.. الداخل نعرف امو  والخارج نعرف اباه )

                  Le but de Boumediene était clair,faire tomber le mur de la monarchie marocaine par les pelles et pioches des marocains eux-même pour voir visiblement les eaux de l'océan.Se baigner dans les eaux de l'atlantique,il faut y avoir de belles performances,et avoir du courage pour affronter les vagues érigées, et de ne pas être noyé dans l'abîme plongée !.Boumediene n'avait pas cette qualité,mais il prétendait pouvoir y arriver dans l'atmosphère de la guerre froide qui battait son plein, et l'encouragement des ténors du clan URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques)..Cela étant, pour compenser la défaite de la guerre des sables menée par son prédécesseur,et faire atténuer son inextinguible soif à la haine animée par un esprit revanchard contre  le Roi Hassan II en personne, qui constituait pour lui le pilier de la classe impérialiste bourgeoise (?). Les soviétiques de leur coté, soutenaient silencieusement Boumediene dans cette aventure, en vengeance de Hassan II qui les a décu, disaient-ils, en jetant l'accord tripartite(Urss -Maroc -Algérie) signé en 1964 pour l'exploitation commune du gisement de fer de Ghar Garat  Jbilat dans la région de Tindouf.

                  En balayant le terrain,il croyait atteindre facilement les cotes-est de l'atlantique,tout au long du littorale marocain,et tenir les commandes sans jumelles des cotes-ouest de cet atlantique,facile aussi de contrôler à distance le pays de l'oncle Sam.Mais le but qui l'intéresse le plus,c'est de jeter le filet sur les destinées du régime royal marocain, et en finir,une fois pour toutes, avec cette monarchie imbattable.Et pour se faire,il lui a fallut mobiliser des moyens logistiques énormes du point de vue psychologique,et ses potentialités malveillantes et promouvoir le déclenchement,aux coups surs, d'un nouveau coup d'état contre Hassan II..après le putsch manqué du général El Madbouh et le colonel A3babo,l'année dernière (10/7/1971).

                     Toutes les mesures pour y arriver à cela,auraient été prises discrètement ,en misant sur le rôle capital que doit jouer le général Oufkir dans l'exécution du planning,arrête à cette fin par Boumediene. qui aurait contenu trois points essentiels :

                1)inciter les opposants unfpistes,en exil volontaire,ou plutôt en cavale en algérie à y participer au complot dans son volet politique.(-Mohamed lakhssassi,Mohamed ait kaddour,Mohamed Benyahia et Mohamed Fkih Basri)

               2)Offrir à Oufkir et à ceux avec qui il pactisait,le soutien total logistique et financier nécessaires pour la réussite de cette mission.

               3)Soutenir au préalable  ce fils du pacha de Boudenib, dans ses démarches de préparation par le biais des services secrets algériens, logés pour la circonstance, dans la représentation diplomatique algérienne à Rabat,en achetant à prix fort exorbitants, les esprits fragiles des officiers supérieurs qui manifesteront le désir d'en finir avec Hassan II,surtout dans la Force Royale Air des Forces Armées Royales.

                   La branche de l'USFP(Union Socialiste des Forces Populaire) qui s'est donnée naissance en 1975 de l'UNFP(Union Nationale des Forces Populaires) n'a pas  été toujours démocratique et pacifiste.Le prestige  moral des dirigeants unfpistes en prend un sacré coup. Oui,pour Abderrahmane Youssefi et ses amis,la fin a justifié  les moyens.Pour venir à bout de ce qu'ils considéraient comme le mal absolu - le régime de Hassan II-.ils ont pactisé malgré eux, avec les militaires et surtout avec Oufkir le très probable assassin de Mehdi Ben Barka.Ce passé,ils ne l'assument pas.Mais l'inextinguible soif des unfpiste de connaître leur passé fait son oeuvre. C'est pas moi qui le dit,si on croyait, que dans la nouvelle ère de Sa Majestée le roi Mohamed VI que dieu le glorifie, .Toutes les langues  et les voix,chez la gauche marocaine, se sont déliées la réprobation de " la lettre de Fkih Basri " publiée en novembre 2000, apportant un gros lot de révélations, provoquant une polémique chez la classe politique nationale - tous partis ,et observateurs politiques confondus-.Les faits révélés par cette lettre et autres ouvrages, sont aujourd'hui au-delà du doute.Les dirigeants de l'UNFP ont été bel et bien,partie  prenante de la tentative de coup d'État de 1972.

                    Alors,qu'est-ce-que s'est passé au juste ce jeudi 16 août 1972 ?.Quelles sont les raisons qui ont conduit les avions chasseurs marocain  (des F5 de la FRA de la base de Kénitra)  à perpétrer de tel drâme ?,attaquer sans merci, l'avion royal, un boeing 747 en plein espace aérien national ?.

               Pour répondre fidèlement à ces interrogations, je citerai ci-après, les moments douloureux, que j'ai eu l'occasion de vivre personnellement à chaud à partir de l'étranger. Car à l'époque, je passait mes vacances avec des amis en Europe, en la qualité de touriste,voyageant à bord de voiture et en camping.Ce qui  m'avait permis de suivre cette histoire, dans toutes ses étapes, par la presse locale, Belge et Française.

                  Nous sommes arrivés à Paris il y a presque deux semaines,durant lesquelles nous avons appris que Sa Majesté le roi Hassan II s'y trouvait en visite privée.Le moment où nous nous circulions à bord de notre voiture dans le boulevard Saint Michel,une artère de grande renommée à Paris, deux hommes nous font le signe de serrer à droite et d'arrêter.!  C'étaient des gardes du corps de Moulay Ahmed El Alaoui, qui accompagne souvent le souverain dans ses voyages hors du pays. Leur attention et celle de leur patron, fut attirée par la plaque d'immatriculation du Maroc ( -40 rbatia) que portait notre voiture (une FIAT 1500 Immatriculée sous N° 9434-40المغرب) Ce Ministre d'État sans portefeuille, nous immobilisait en plein boulevard Parisien pour nous dire avec certaine ferveur que :«C'est comme ça, que je veux voir les marocains,sortir de leur pays, pour mesurer sa valeur»,et proposa par la suite, sa volonté de nous  servir durant notre séjours à Paris.       

                       Le 16 août 1972,c'était un jeudi,j'ai pris la route avec un de mes amis pour la Belgique pour rendre visite à un de nos marocains, dans un petit village au sud de la ville de Liège "Jemeppe",là où nous sommes arrivés vers 18h,notre copain nous avait accueilli avec une grande tristesse sur son visage en nous annonçant la mauvaise nouvelle:

    " L'AVION ROYAL A ETE ATTAQUE CET APRES MIDI, ET LE SORT DU SOUVERAIN RESTE INCERTAIN "sans rien ajouter d'autre.

           Nous restions bouches baies,éffrayés,fixés devant le poste de la télévision.Le speaker de la RTBF annonça d'un moment à l'autre le message suivant,avec intermèdes de pages de publicité :

    " NOUS RAPPELONS A NOS TELESPECTATEURS,ET AUX 8.000 MAROCAINS EN BELGIQUE, QUE LE ROI HASSAN II EST SAIN ET SAUF.VOUS SAURIEZ PLUS , DES QUE LA LIAISON ,AVEC NOTRE CORRESPONDANT SUR PLACE SERA ETABLIE " fin de citation

             Le lendemain,tous les journaux affichaient  à la une,dans la première page, avec la manchette rouge, et photos à l'appui, : le souverain en tenue marocaine traditionnelle(chechia rouge-jabadour-jellaba blanche),et une  belle femme, habillée en jelleba et en voile d'autrefois :

                                    " HASSAN II,ROI DU MAROC EST VICTIME D'UNE HISTOIRE D'AMOUR "

                                            ----------------------------------------

                                 L'ATTAQUE AUSSI AVORTEE DU BOENG 747 DE FEU HASSAN II PAR DES AVIONS-CHASSEURS DE LA BASE AERIENNE DE KENITRA LE 16 AOUT 1972.

                                               

                    Le général  Mohamed OUFKIR  et ses deux  faucons de la F.R.A(Forces Royales Air), n'arrivaient pas  à faire tomber le Boeing Royal 727 du  feu S.M. le roi Hassan II,que Dieu ait son âme, (?)Car la capacité d'allah et la  " BARAKA" du souverain étaient présentes,et plus fortes que OUFKIR et ses complices.ان  ينصركم  الله فلا غالب  لكم

     Le roi Hassan II,  disait la presse étrangère : était victime d'une histoire d'amour ? comment ça ?  Les organes de presse qui révélaient cette histoire ,dont le journal le  "Monde", le Canard enchaîné, et l'hebdomadaire  le  "Paris Match" ,décrivaient dans un certain nombre de numéros,chacun de sa manière, que  cette affaire remonte depuis que :

                   Le Maroc  avait mené durant les quatre ou cinq années écoulée une compagne d'assainissement touchant des  hautes personnalités et de hauts cadres de l'état,dont  quatre ministres du gouvernement de Sa Majesté. MM. Lazrak, chefchawni,Ja3idi,et Tahiri! ils ont été jugés par la Cour Spéciale de Justice (C.S.J) et écroués pour détournement de fonds public,abus de confiance ,et abus d'autorité.

                   Une  femme  d'un de ces quatre ministres, que je ne peux citer le nom sous peine de diffamation ou d'atteinte à la pudeur, n'arriva pas à accepter le verdict rendu,et plaida innocence à son mari..?  Une femme qui,jouissait  disait-on,d'une jeunesse très  fraîche,et d'une beauté éclatante.

                   Pour faire entendre sa voix et celles des autres,elle frappa toutes les portes,embrassa les mains d'hommes et femmes, de toute personne influente à la chancellerie royale..! pour  faire libérer le père de ses enfants. Au cours de son parcours,elle entama des contacts discrets avec le 2ème homme puissant du pouvoir..! le général Mohamed Oufkir.Cette femme avait décidé de se faire des sacrifices à n'importe  quel prix,en déployant tous les efforts, pour emprunter  les  chemins qui  mèneront à  la libération  de son mari. Et pour cause, elle devint la maîtresse du général.? Ce cas, est vraisemblablement le grain de doute, de ce que voulait faire allusion, la presse étrangère par  ""UNE HISTOIRE D'AMOUR""

                   Les correspondants  permanents de la presse étrangère accrédités à Rabat,ou  les envoyés spéciaux pour la circonstance, procédaient à des investigations de tous genre, dans tous les sens, leur permettant de prétendre et de dire que, dans la résidence du ministre en question à Souissi ,et fort probable sur son lit désert,les premières ficelles de la traîtrise commencèrent à se développer,et les verres de cognac déversèrent les nappes. Des nuits rouges passèrent,durant lesquelles, la vision  de comploter le roi  prenait de jour en jour,ou plutôt de nuit en nuit, une nouvelle dimension .! mais quand et comment  ? répondre à ces interrogations,ne dépend pas du journalisme, et dépasse même l'intelligence de la détective privée.Un seul acteur répondra sûrement à cette échéance.

                   Le général  Mohamed Oufkir,alors ministre de l'intérieur et ministre  de la défense,traça une feuille  de route pour en arriver à celà, obéir aux doléances de sa maîtresse d'une part,et pourquoi pas  satisfaire son égoïsme de tenir le pouvoir au Maroc par une main de fer,après avoir réussi à sauver sa peau du putsch manqué du général El Madbouh,d'autre part.La résidence de Mme la conjointe du ministre, devint de plus en plus un lieu de rencontres régulières,de réunions improprement improvisées, devint ,si j'ose dire,un mini état-major, mis en place pour la circonstance,auquel sont conviées d'autres personnes,dignes de confiance, bourrés de haine contre le régime du feu HASSAN II.

                  La pression  d'une maîtresse aussi dominante ,que exigeante ,pèse lourdement sur son amant.. Et voilà,deux principaux acteurs surgissaient soudainement dans la ligne de mire et au scène de guidon (termes de combat) .Il s'agit du lieutenant-colonel Mohamed Amokran et le commandant Laoufi Kouéra,tous deux grands pilotes de chasse,détenant chacun en ce qui le concerne, la commande et responsabilité dans la base aérienne de Kénitra(Amokrane le Commandant de la base et Kouéra son adjoint).Il y avait un troisième au grade subalterne avec eux,mais je me rappelle plus de son nom.Durant chaque nuit rouge,l'alcool fait monter le ton d'un cran.Le général et sa maîtresse attisaient  soigneusement, au degré supérieur,la haine et frottaient en agitation, l'esprit de vengeance,  en étalant  en parallèle le tapis rouge devant ces deux rifains,aux coeurs brisés par la disparition surprise de leurs supporters-concitoyens,le général El Madbouh et le colonel A3babou dans la tuerie de Skhrat.Le compte à rebours commence par un chronomètre très bien ajusté,avec une forte volonté, d'aller en avant  jusqu'au point de non retour.

                    Le colonel Amokran et le commandant Kouéra, se préparent activement selon l'ordre de mission que leur avait  soumis le général,pour aller au bout,..!  programmés à fond,mémorisés même, pour une seule mission  " ELIMINER  HASSAN II,RIEN QUE HASSAN II " pour se venger à leurs proches putschistes échoués dans la tentative avortée,l'année dernière à Skhirat et surtout, pas de recule.De son coté le général Oufkir est en train de voir et revoir sa feuille de route pour finaliser les démarches, et procéder aux dernières retouches, en coordination permanente avec sa maîtresse,qui se prépare elle aussi,à crier victoire, clefs  en mains de la prison où séjourne son mari.

                     De l'autre coté de la frontière,le pouvoir en algérien fait ses comptes,reprend les mises au point avec les opposants UNFPISTES(fkih basri,ait kaddour,benyahia et lakhssassi). et créa pour la circonstance,un conseil militaire de crise pour accompagner les événements.Le colonel Houari Boumédiane,vivait péniblement son mauvais temps d'angoisse, en faisant ses longs mille pas -en va et vient- dans les couloirs du son ministère de défense.Il attend impatiemment avec les membres de son conseil ,la bonne nouvelle..! qui n'arrive jamais.autrement dit,transformée en vrais cauchemar.

                     Personnellement,je ne peux pas revenir aux événements ,ni détailler  l'opération d'attaque du Boeing royal, de ce 16 août 1972,et même bien avant, car je ne possédais pas d'éléments précis,puisque  la presse étrangère ne les a pas pu révéler à l'époque...! et je ne peux pas aussi dire n'importe quoi dans une affaire d'État, d'une telle ampleur.Regardez ces vidéos qui peuvent  en éclaircir cette situation:

    http://youtu.be/zXEw7jxg8UQ .

    http://youtu.be/35AV01sTL4Q.

    http://youtu.be/0qHjRHK3ImE

    cordialement,Chihab-25

     

     

     ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

            
     
     
     
     

                           

    --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
     
     

    LES MOUVEMENTS SANGLANTS DE 1973 MENES PAR LES ELEMENTS EXTREMISTES DE LA GAUCHE MAROCAINE AVEC LA COMPLICITE DE LEURS PARRAINS : L'ALGERIE ETLA LYBIE.                                              

    "((  L'AVANT DERNIER  ("JEU AU FEU ")  DU POUVOIR ALGECHIEN,ET CELUI DE KADDAFI CONTRE LE REGIME ROYAL MAROCAIN QUI, SURVIT ENCORE,ET POUR TOUJOURS, HAUT ET FORT DANS UN MAROC MULTIPLE,JOUISSANT DE LA GRANDEUR,,GRACE AU SOUTIEN ET ATTACHEMENT INDEFECTIBLES DES MAROCAINS AU TRONE ALAOUIT, ET AU COMMANDEUR DES CROYANTS. ))"" اخلاصا  للثلاثي المقدس شعار المملكة  الذي يدمع عيون خصوم البلاد؛ الله  الوطن  الملك  "

                            Après l'échec des deux putschs  militaires de 1971 et 1972  et la sauvegarde du régime marocain de l'imbattable HASSAN II ,les algéchiens se sentaient trahis par le hasard qui les a encaissé des défaites successives dans leur attitude haineuse contre le Maroc ,les UNFPISTES  eux,errants entre Alger et Tripoli-west  qui traversent une période d'attente dégoûtante,et infructueuse, décidaient  en fin compte,de passer à une autre action pour se libérer, une fois pour toutes de leur situation incertaine,et de jouer leur dernière carte contre leur pays,en soutenant la thèse "" ça passe ou ça casse "".après avoir suffisamment préparé -selon leur fausse conviction- l'opinion publique nationale, à accepter d'autre frappe,cette fois victorieuse,  éliminant ainsi la monarchie marocaine ,croyant à l'efficacité et à l'influence de l'émission anti-nationale,qu'ils émettaient respectivement sur les ondes de la radiodiffusion algérienne d'Oran,et libyenne de tripoli.,sous le titre de " مغرب الشعوب " dont les frais de production fuent supportés par le fournisseur généreux libyen, et la  réalisation de Mohamed Basri ,alias  fkih Basri,porteur de passeports Irakien,algérien,libyen,lui permettant de circuler librement,dans tous les sens, pour  bien superviser et exécuter, ce qu'on lui dicte ,contre la monarchie marocaine de son pays ! une dure monarchie, qui dérange,vue par le mauvais oeil de ces pays se disant progressistes, et  qui croyaient à tort, que HASSAN II était facile à dévorer, comme c'était le cas de DRISS Snoussi, le roi bédouin de la libye, écarté facilement par un coup d'état blanc mené par Kaddafi,et téléguidé par le révolutionnaire pharaon, Lbakbachi Jamal Abdenasser.(1/9/1969)

                                Une émission tant attendue tous les soirs par les réveurs Barkawi,et qui a vraiment enregistré ,tout  au long du Maroc, une large audition,surtout par ceux qui croyaient au miracle,qui rêvaient avec certitude aveuglante au mirage de changement,et à la disparition pure et simple du régime royal du feu HASSAN II ! Ceux qui durant toute cette campagne médiatique,dont le réalisateur et rédacteur en chef n'était qu'un simple ingénieur nommé Ait Kaddour,n'ont pas manqué d'alimenter régulièrement et avec beaucoup d'assiduité cette émission en informations mensongères fourbues, sur la complicité quotidienne de certains fonctionnaires du pouvoir public, et sur le comportement des forces de l'ordre, face aux militants unfpistes en cavale dans le pays.

                                Pour y arriver,les algéchiens et les unfpistes ,ont réussi à rallier à leur coté le  nouveau fou-tiers mondiste Kaddafi pour en profiter de sa poussée infantile, de son ignorance politique و سداجته  البينة tapant sur le cordon qui capte sa cervelle d'un nouveau venu au pouvoir, qui veut frivolement changer le monde, un jeune  colonel agité en soi-même,et l'utiliser comme -fer de lance- pour mener un autre coup au corps marocain,déjà criblé de balles.étant donné que la volonté  de ce militaire révolutionnair anti-impérialisme,et à tendance anti-monarques , carractères qui planent en leur début dans son esprit jeune de montagnard,..! ,et que le pétro-dinar, en n'en manque ,ni à Alger ni à tripoli.

                                 Une décision tri-partite est prise pour agir cette fois-ci sur terrain,et dès le début de l'année 1973 le Maroc qui traverse encore une période de choc,issue des deux coups d'état militaires avortés, ayant laissé des retombées psychologiques néfastes dans tout le pays.Un pays épuisé,qui se réveille une fois de plus,en face d'un autre cauchemar marqué par des actions armées dirigées contre des points névralgiques de l'état, visés dans certaines villes et campagnes. par les trois -soit-disant- militants et le fkih.

                                Au début du mois de mars 1973(Le 3 mars,jour de la fête du trône), des militants-opposants de l'UNFP traversent la frontière algéro-marocaine au niveau de la ville de FIGUIG, via KSAR ZENAGA, fief des UNFPISTES (?), et rejoignent l'Atlas,passant par la province de Ksar Es Souk, pour mener une action armée d'envergure contre le régime marocain. Ils seront encerclés ce 3 mars 1973 par les forces de l'ordre, de police,de gendarmerie royale,des forces auxiliaires, et de contingents d'élite des F.A.R.(Forces Armées Royales),à Goulmima, et à Aghbalou n'Kerdouss où  Mr.le Gouverneur de la province de Ksar Es Souk ( M'hamed Kifani) a transféré et implanté son bureau pour diriger de prés l'opération " chasse à l'homme", aussi à Aguelmouss et à Moulay Bouaaza dans les environs de Khénifra,dépendant administrativement de la province de Meknes. Plusieurs d'entre eux  dont Mahmoud Bennouna, Assekour Mohamed, Brahim Tizniti vont périr. D'autres militants risqueront leur vie en tentant de rejoindre l'Algérie.Le nommé  LOUZI haddou élément instigateur ,originaire de Goulmima a réussi avec la complicité du nommé Mohamed Benhida de Talsint, à s'échapper par la petite porte du village de Ain chouatter(Figuig)

                               Suite à ces évènements un grand nombre des Ittihadiyne seront arrêtés et huit d'entre eux, condamnés à mort, furent exécutés le 1er novembre 1973, jour de la fête du A3id Lakbir(jour de sacrifice du mouton). Il s'agit de : Omar Dahkoun, Abdellah Ben Mohamed, Aît Lahcen, Barou M'Barek, Bouchakouk Mohamed, Hassan El Idrissi, Moha Nait Berri, Taghjite Lahcen.Les tombes de Mohamed Benouna et Moulay Slimane Alaoui ont été découvertes dans un cimetière au quartier El Massira( éx-Hay agunane-Lahdeb) à Errachidia dans le Tafilalet, au sud-est du royaume.

                               A la suite de l'échec de leur mouvement armé contre le régime Marocain. Les deux insurgés en compagnie d'autres jeunes militants  unfpistes ont été abattus, en ce mois même de mars 1973, sous les balles de soldats dans un village au Moyen Atlas(Moulay Bouaaza prés de Khénifra. Mauvaise préparation pour les uns, trahison pour les autres sont les principales raisons avancées par certains pour expliquer cette issue pour de jeunes opposants ayant suivi des entraînements militaires en Syrie et en Algérie.

                                 La localisation des tombes de Mohamed Benouna, alias Mahmoud, et de Moulay Slimane Alaoui a été précédée par la découverte récemment, à Ourzazate, de la tombe d'un autre membre de cette rébellion armée, à savoir Belkacem Ouazzane. Selon un communiqué émanant des services du Conseil consultatif des droits de l'Homme, la localisation de ces deux tombes est le résultat d'une enquête menée par une commission chargée du suivi des dossiers des disparus politiques.

                                   Un travail qui a permis la découverte des tombes de certaines victimes des mouvements sociaux des années 1965 menés par les chars du Général DRISS Ben Omar, alors Gouverneur de Casablanca,  de 1981, 1984 et 1990 supervisés par DRISS Basri,ministre de l'intérieur. La localisation des tombes de Mohamed Bennouna et Slimane Alaoui servira à lever le voile sur une partie de l'histoire récente du Maroc encore méconnue et qui soulève bien des interrogations.

                                 A partir du moi mai 1973 jusqu'au mois de septembre 1975 ,certains fugitifs UNFPISTES vivaient dans la clandestinité. Pendant cette période, il comprenaient l'erreur commise dans l'organisation des évènements de mars 1973. En 1975 l'U.N.F.P(Union Nationale des Forces Populaires) parti de toujours de Mr.Abdallah IBRAHIM, éx-premier ministre d'un des premiers gouvernements du Maroc indépendant, se scinda en deux, et l'U.S.F.P.(Union Socialiste des Forces Populaires) branche créée par Mr.Abderrahim BOUABID  éx-ministre de l'économie du gouvernement Abdallah IBRAHIM,et leader incontesté unfpiste, voit le jour par un accouchement césarien, avec une ligne trajectoire du mouvement  modéré-conservateur,qui optait  pour l'analyse critique de l'UNFP, condamnant sans équivoque ces évènements et leurs responsables,dénonçant le port d'armes contre le pays dans le combat politique du parti : « [...] L'expérience de mars 1973 a contribué à éclaircir les contradictions internes du Parti UNFP et à faire apparaître toute sa direction sous son vrai visage : une direction putschiste et aventuriste qui n'hésite pas à sacrifier des dizaines de militants dans une bataille incertaine.

                                Malgré tous les coups douloureux qu'a encaissé le régime marocain durant trois années successives,le Maroc se lève haut et fort,sain et sauf sous l'égide éclairée de son souverain,et continu à bâtir son fief comme si c'est rien passé,et badigeonner sa monarchie constitutionnelle,et veiller  aussi sur sa pépinière d'institutions et de démocratie.

                                 Dans ce contexte,Le royaume du Maroc reste toujours  une terre clémente et miséricordieuse,une terre de pardon et de réconciliation pour tous les sujets de Sa Majesté le roi. Considérant que " ان الوطن غفور رحيم " tous ceux qui ont porté les armes,d'une façon ou d'une autre, contre leur pays le Maroc,ont bénéficie de grâces royales (de S.M.feu HASSAN II ,que Dieu ait son âme, et de S.M.Le roi MOHAMED VI que Dieu le glorifie) et des pardons de notre patrie généreuse.., et  ont regagné successivement le pays -têtes basses,et sans condition aucune, pour vivre dans l'ambiance de la grande marge de liberté et de démocratie qui prévaut au Maroc  ..Ils occupent  actuellement dans cette nouvelle ère-Mohamadia, des grands postes dans les sillages de l'Etat, et sussent tranquillement le biberon, c'est du moins qu'on puisse faire pour eux,après avoir été passés par  (  سوق الكلام  Instance d'Equité et de Réconciliation  ) de DRISS Benzakri et de AHMED Harzni...(?). instance qui  organisait librement en première, des auditions publiques à Figuig,Errachidia,et à Khénifra,pour revivre par les récits,leurs expériences durant, ce qu'ils appelaient ouvertement  " les années de plomb ".

                               C'est la qualité  grandiose de notre MAROC. Une option singulière, qui n'existe pas ailleurs,et que les algéchiens n'ont pas pu en faire copier et coller,malgré les agissements frivoles, et les tentatives malencontreuses,échoués jusque-là d'un certain nain dit BOUTEFLIKA,qui annonce,sans honte, devant une assistance sélectionnée,et à travers les ondes de la radio et de la télévision Algériennes, le càs de  "Si abdallah avec la vigne et le chien du colon français" !(Pour en savoir plus sur cette annonce:demandez à notre confrère.NOUNOURSS,un marocain qui vit à ISTUNBUL en Turquie,administrateur à la room: DIFA3 A3N MOKADDASSAT AL WATANE en paltalk, de vous faire entendre l'intégralité de l'enregistrement de cette plaisenterie d'un chef d'état  -يا حسرتاه- ) pour en juger la grand différence qui le sépare des vrais chefs d'état dignes de ce nom.(c'est l'éducation d'un clochard à part entière)

                               Pour cette anecdote ,et fort probable pour d'autres, personne en l'Algérie,ne veut entendre parler de sa plaisanterie, et de son " Zabour" mort-né, intitulé " الوئام المدني "..? surtout  par les familles des victimes, et des disparus de ce qu'on appele en algérie, la décennie noire !!. Je termine par dire aux Algéchiens ,et aux BOUTAFLIKAT qui suiveront en la qualité de futurs locataires du palais d'El Moradia ,en particulier que :

    (IMITER LA MARCHE DU CORBEAU,SERAIT BEL ET BIEN DE VOTRE STYLE,  ET DE VOS INGREDIENTS ?? MAIS MARCHER AUX PAS DE GALA DES ROIS ,ET D'UN JEUNE MONARQUE SURTOUT.? C'EST PAS FACILE A IMITER,ET SI L'INSISTANCE PERSISTE ? VOUS NE FAITES QUE GALOPPER VOTRE MULE DANS LA BOUE.?CAR CONTINUER A SEMER LA TERREUR CHEZ LE VOISIN,C'EST RECOLTER, SUBSTANTIELLEMENT EN CONTRE PARTIE, UNE TEMPETE TOURBIANTE CHEZ SOI.! ET C'EST VOTRE SORT PERMANENT QU' ON  EST ENTRAIN DE VOIR QUOTIDIENNEMENT CHEZ VOUS SUR LE PLAN SECURITAIRE (L'INSECURITE TOTALE DES PERSONNES ET DES BIENS),ET QUI DURERA POUR TOUJOURS INCHA ALLAH !! (  ان الله يمهل  ولا  يهمل !)

                                Avant de conclure cette note,je dois signaler d'autre part, aux visiteurs internautes, que les événements de mars 1973 qu'on vient de développer ci-dessus, en étaient la seule cause, qui a conduit la haute autorité du pays à la refonte réctificative,ou plutot à la révision positive du découpagne administratif du royaume, par la création dans les zones contaminées par ce fléau destabilisateur,de nouvelles approches administratives, pour un encadrement sécuritaire et administratif de proximité.il s'agit de nouvelles provinces à Figuig,à Missour,et à Khénifra.

                                Cette création  qui a vu le jour depuis le 14 Janvier 1974, était nécéssaire,car ces trois nouvelles administrations territoriales,dépendaient respectivement auparavant, des provinces mères d'Oujda,Fes,et Meknes.dont la situatioin lointaine des sièges provinciaux,et  des résidences des gouverneurs, rendait la rigueur de controle, pas assez éfficace,si on ne dit pas inéxistante du tout. Et le résultat néfaste, comme en l'on voyait enregistré, était maleureusement, l'infiltration des armes et de faux billets entachés par les sals pétro-dinars algériens et libyens.

                                                                                               Cordialement,Chihab-25

     
     ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
     
     مارس 1973.. فشل آخر الثورات المسلحة ضد نظام الحسن الثاني
     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     في الصورة عدد من المشاركين في الأحداث كعبد الله المالكي، إبراهيم أوشلح، البشير الزين  

    قبل 41 سنة بالتمام والكمال غاب السكون عن المغرب وتحوّلت العديد من مناطقه، سواء القروية أو الحضرية، إلى ساحة لمطاردة مجموعة من المقاتلين الراغبين في إسقاط النظام وإقامة جمهورية مغربية. لعلع الرصاص وحلقت الهيلوكبترات وأُعْلِنت حالة استنفار في صفوف القوات العمومية، فلو نجح ما تمّ التخطيط له آنذاك من لدن الجناح الراديكالي للاتحاد الوطني للقوات الشعبية لتغيّرت الكثير من المعالم في مغرب اليوم، ولأخذ الزمن مجرى معاكسا تماما لما يقع حاليا.

    في مولاي بوعزة بخنيفرة بدأت المواجهات، واستمرت المطادرات لقرابة 6 أشهر حتى إلقاء القبض على آخر المحكومين بالإعدام. السياق لم يكن عاديا، وإنما يتعلق بصراع امتد لسنوات طويلة بين القصر الملكي ومعارضيه، خاصة الجناح الثوري للحزب الاتحادي بقيادة الفقيه البصري، والنتائج لم تكن هي الأخرى عادية، ما دام النصر الذي حققته القوات العمومية، أدى إلى إنهاء العمل المسلح في تاريخ المغرب الحديث، وأصاب في مقتل آخر الثورات المسلحة.

    هسبريس تعود لثورة منسية انتهت قبل أن تبدأ.. هي لمقاتلين تباينت مساراتهم بين القتل والإعدام والهروب والجلوس على كراسي الدولة.. تلك القصص مؤلمة أراد لها المغرب الرسمي أن تُمحى من الوجود.. سند استذكارنا هو من لقاءات مع بعض المشاركين كعبد الله المالكي وإبراهيم أوشلح، وبعض الباحثين كأحمد ويحمان، وبعض المراجع كـ"الثورة الموءودة" لمحمد لومة و"أبطال بلا مجد" للمهدي بنونة، زيادة على مصادر أخرى قدمت لنا الكثير من المعلومات المفيدة.

    لا ثورة دون سياق

    للثورة شروط ولو كانت فاشلة، لذلك يمكن أن يعاد سياق هذه الأحداث إلى سنوات الخمسينيات، وبالضبط إلى حركة المقاومة المسلحة وجيش التحرير اللذان قاتلا من أجل استقلال المغرب ومنهما تكوّن عدد من المشاركين في هذه الثورة. إنهاء الدولة لهما بعد الاستقلال، دون تحرير بقية الأراضي المحتلة، والتشنج السياسي الواقع بين الأحزاب الوطنية والحسن الثاني، ثم الاعتقالات التي همّت بعض قياديي هذه الحركة وهذا الجيش جعلت عددا منهم يختار الرحيل نحو خارج البلاد، عاقدا العزم على العودة يوما ما وتحرير المغرب ممّا كان يراه مستعمرا جديدا.

    حزب الاتحاد الوطني للقوات الشعبية كان يعمل في هذه الفترة بمنطق "شِي يْكْوِي وْشِي يْبُخْ"، أي أن هناك أفرادا ينشغلون بالعمل السياسي كعبد الرحيم بوعبيد، وآخرون يخططون للعمل الثوري بقيادة البصري وسعيد بونعيلات وعبد الرحمان اليوسفي، دون نسيان كون المغرب قد عرف قبل 1973 محاكمات انتهت بإصدار أحكام بالإعدام، كمحاكمة مراكش سنة 1971، الشيء الذي زاد من حنق عدد من القيادات داخل التنظيم السري الذي ساعد في إرسال مجموعة من المغاربة إلى معسكرات تدريبية في الشرق العربي، ومن أشهرها مخيم الزبداني بسوريا الذي ضمّ العشرات من المغاربة الراغبين من جهة في القيام بالعمليات الفدائية ضد المصالح الإسرائيلية، ومن جهة أخرى العودة إلى المغرب من أجل التخلص ممّا عرّفوه بالنظام الرجعي.

    أخطاء في التنسيق أنتجت ثورة معطوبة

    حسب ما يحكيه عبد الله المالكي، أحد العائدين من أحكام الإعدام، فإن تسلل المقاتلين المغاربة القادمين من الشرق العربي كان في يناير 1973 عبر مدينة فكيك، كانوا حوالي 16 عنصرا تقريبا ركبوا على متن أربع سيارات، كل واحد منهم كان يمتلك رشاش كلاشينكوف مع أربعة خزان للذخيرة، ومن بين هؤلاء كان محمد بنونة وعبد الله المالكي والبشير الزين وسليمان العلوي وآخرون.

    سبب الدخول قد يكون تنسيقا ميدانيا بين قادة التنظيم في الجزائر، ومنهم الفقيه البصري ومحمد بنيحيى ومحمد التوزاني، حسب ما تشير إليه عدد من المصادر، إلا أن محمد لومة، الباحث في الجماعات المسلحة، يضيف سببا آخر هو الضغط الكبير الذي مارسته السلطات الجزائرية على المقاتلين المغاربة من أجل الخروج من أراضيها، مشيرا إلى أن الجزائر كانت تريد آنذاك التعاون مع المغرب أمنيا، وذلك من خلال التنسيق ما بين الكولونيل المغربي أحمد الدليمي ومدير الأمن العسكري الجزائري قصدي مرباح.

    حجم المقاتلين لم يتوقف فقط على القادمين من الجزائر، بل كذلك على عدد من العناصر المحلية، كعائلة أمزيان وموحا أولحاج بخنفيرة، ليتم الاتفاق على التقسيم إلى أربع مجموعات: الخاصة بخنيفرة يتزعمها إبراهيم التيزنيتي، والخاصة بتنغير يقودها المقاوم سيدي حمو عبد العليم، والتي بكلميمة بقيادة محمد بنونة، وفكيك بزعامة محمد ساعة، وستعمل على التنسيق مع خلايا أخرى موجودة في المدن كالدار البيضاء والرباط ووجدة وآسفي.

    وعكس ما يعتقده الكثيرون، فالهجمات لم تبدأ خلال شهر مارس وإنما في فبراير 1973، عندما هاجمت خلية وجدة حارس أمن في 2 فبراير، ثم قتلت حارسا آخر في الخامس منه، لتأتي بداية شهر مارس وتعرف وضع قنبلة تحت خشبة مسرح محمد الخامس بالرباط، وقنبلة أخرى في "دار أمريكا" بالدار البيضاء تمهيدا لانفجارهما في عيد العرش الذي يوافق الثالث من مارس، ولم يتم ذلك لضعف شحنة التفجير، إلا أن هذه الأحداث لم تكن لتجعل الخلايا المسلحة في الأطلس والصحراء الشرقية تباشر هجومها لولا تسرع خلية خنيفرة، لأن الأوامر الميدانية كانت متمثلة في انتظار التعليمات من القيادة المستقرة بالجزائر، والتركيز على تعبئة الساكنة.

    حسب محمد لومة، فإن المقاتليْن محمد أومدة وأمهروق أمزيان هما من كان يصران على بدء الهجوم، مشيرا إلى أن قائدهم الميداني التيزنيتي أرسل مقاتلا إلى كليميمة للتشاور مع قائدها الميداني، إلا أنه عاد بجواب مشوش لا يعكس رفض القائد بنونة للهجوم، كما أن المهدي بنونة يتحدث في كتابه بأن جواب سيدي حمو عبد العليم من تنغير، كان كذلك رفض الهجوم. لذلك قرر التيزنيتي ورفاقه بدء الهجوم معتقدين أن بقية الخلايا سترافقهم، لتكون ليلة الثاني من مارس، بداية الأحداث المؤلمة.

    من خنيفرة إلى مولاي بوعزة، الهدف مهاجمة ملحقة للقوات المساعدة، كانت الأمور لتسير في كثير من السرية لولا إجهاز المقاتل أيت عمي لحسن على الحارس. بعد دقائق من البحث تعود المجموعة المقاتلة من حيث أتت دون أي غنيمة، بعدما لم تجد أية أسلحة.

    عنما وصلت الأخبار إلى بنونة بأملاكو نواحي كلميمة، تأكد أن الخلايا فقدت أهم عنصر في حربها، وهو المفاجأة، وبالتالي قسم وحداته إلى قسمين، أرسل واحدا منها إلى إملشيل (منهم البشير الزين ومحمد بلقاضي)، بينما اختار أن يُبقي الثاني الذي يترأسه في أملاكو داخل منزل ل"مقدم" متعاون معهم هو عدي شان، كما أرسل في نفس الوقت عنصرين من أجل جلب بعض الأسلحة المخبأة، ومن بين هاذين العنصرين، كان يتواجد "بيّاع" اسمه حدو أومهرير قرر أن يخبر قائد المنطقة بوجود رجال مسلحين يبتغون الثورة.

    هزيمة المقاتلين أمام القوات العمومية

    أُعلنت حالة من الاستنفار في مختلف المناطق الأربع حتى في تنغير وفكيك التي انتشرت فيها القوات العمومية بشكل مكثف. وفي مشهد درامي مؤثر، القوات العمومية تهجم على منزل عدي شان بأملاكو، في الداخل لم يكن سوى بنونة وزميليه فريكس وسليمان بعد إلقاء القبض على صاحب المنزل، المعركة الدامية تستمر لساعات، استبسل فيها المقاتلون، غير أن وصول تعزيزات جديدة خاصة من هيلوكبتر حاصرت المكان، عجّل بمقتل بنونة وسليمان، بينما تم إلقاء القبض على فريكس المُصاب.

    بقية القصة غاية في التراجيديا لأصحاب الثورة، فبالنسبة لخلية تنغير تم قتل وتوقيف عدد من المقاتلين، أولا قُتِل الحسين أيت زايد وعدد من رفاقه، وبعد أسبوع تم إلقاء القبض على أخيه عمر، وفي شهر أبريل تم إلقاء القبض على دحمان سعيد موحا نايت بري في قرية 'تيكلفت" بأزيلال بعدما قام شيخ القبيلة بعمل مقلب لهما، محمد بوشاكوك ولحسن التغجيجتي أعتقلا في منطقة تونفيت، عبد الله المالكي يصمد حتى شهر شتنبر الذي اعتقل فيه ببني ملال.

    في خنفيرة، أول من ألقي عليه القبض هو موحا أولحاج، صهر الملك الحسن الثاني، الذي نال تعذيبا خطيرا أمام أنظار أسرته، التزينني ورفاقه الهاربين قاوموا ببسالة واستمر هروبهم إلى غاية السادس من ماي، حيث مات أولاً محمد أسكور في أجدير الذي دافع ببسالة عن رفاقه وسمح لهم بالهروب قبل يفرغ رشاشه من الرصاص، ليتناول حبة من السم عجّلت بنهايته. وفي الثامن من مارس، وبالضبط في مدينة ميسور، يتنازل التيزنيتي ومحمد بن الحسين نفس الحبة بعدما وقعا في حصار من القوات العمومية، تمّ نقلهما على وجه السرعة إلى مستشفى قريب من أجل إنقاذهما، فلم ينجُ سوى بن الحسين بعدما قاموا بغسيل لمعدته من آثار السم. وفي أواخر الشهر، أيت عمي لحسن وامبارك برو، يُعتقلان في تالسينت على بعد 40 كيلومترا من الحدود الجزائرية.

    في الدار البيضاء، تم إلقاء القبض على عمر دهكون في ال22 من مارس، وفي تلك الأيام، يتم اعتقال 13 محاميا من المنتسبين إلى الحزب الاتحادي، من بينهم عمر بنجلون، توفيق الإدريسي، ومحمد اليازغي.

    حاول بعض القياديين إنقاذ الثورة خلال التاسع من مارس، إذ إن مصطفى الجدايني، قائد خلية وجدة توصل بحزمة من الأسلحة، إلا أن الخيانة لعبت دورها وتم إلقاء القبض على عدد من أعضاء التنظيم بمختلف المدن المغربية، وفي وجدة خلال ال20 من مارس، انفجرت أربع قنابل جديدة ضد بنايات إدارية، وبعدها بيومين يقع انفجاران في الناظور، غير أن هذه التفجيرات الجديدة، لم تكن سوى إعلانا عن اليأس وعن الهزيمة.

    الهاربون إلى الجزائر

    الأمر الذي أعطاه بنونة لأربع من رفاقه بالتوجه إلى إملشيل، كان سببا في إنقاذ اثنين منهم وهما البشير الزين ومحمد بلقاضي، فبعد مسار طويل من الهرب المتواصل، يستطيعان الوصول إلى الجزائر ولا زالا على قيد الحياة لحد الآن. كما استطاع أحد المقاتلين من كلميمة، وهو مرزوق، أن يهرب باتباع طريقة غاية في الغرابة، فقد عاش لمدة 14 سنة في قبو دون علم أحد باسثتناء زوجته، وقد اعتقد الجميع أنه مات أو هرب إلى الجزائر، إلى أن خرج من مخبئه سنة 1987.

    من خلية تنغير، استطاع سيدي حمو عبد العليم ومحمد نايت الهاشمي الهرب بعد أن تعذر الاشتباه فيهما نظرا لكبرهما في السن ولانتحالها مجموعة من الصفات 'تاجرا عطارة'، ليلحقا بحدو اللوزي الذي هرب هو الآخر بطريقته الخاصة.

    أما من خلية خنيفرة، فقد كُتب الهرب لأربعة عناصر بقيادة محمد أومدة، مع العلم أن النجاة كانت لتكتب لعدد آخر من مقاتلي خنيفرة، لولا التعذيب الذي لحق بأسرهم، وهو ما أجبرهم على العودة، وكمثال على ذلك أمهروق أمزيان الذي قرر تسليم نفسه بعدما علم بمقدار التعذيب الذي لحق أسرته.

    نهاية زمن المقاتلين

    ستعرف محكمة القنيطرة في الـ26 من يونيو سنة 1973 محاكمة 149 مشاركا في هذه الأحداث وذلك من خلال ما يُعْرف ب"محاكمة عمر دهكون ومن معه"، لم تكن تلك المحاكمة عادية أبداً، لأن المعتقلين تحدثوا عن وسائل غريبة للتعذيب من أجل انتزاع اعترافاتهم على يد عدد من رجال السلطة كالكولونيل ختوش بكلميمة، أرزاز بخنيفرة، الكوميسير الحمياني بالرباط، والكوميسير قدور اليوسفي في الدار البيضاء وغيرهم. وحسب ما حكاه مصدر لهسبريس، فإن أحد المقاتلين المصابين الذين سقطوا في يد القوات العمومية بخنفيرة، تمّ جره من رجله المصابة شبه المقطوعة، ولم تنفع صرخات استجدائه في بث القليل من الشفقة في قلوب من كانوا يجرونه.

    طالب وكيل الملك من كل متهم أن يقدم رأيه في المؤسسة الملكية، فقام عدد من المتابعين الاتحاديين بتأكيد ولائهم للملك قصد نيل عقوبة مخففة، كما حاول محامو المعتقلين، الدفاع عنهم بالحديث عن أن الأسلحة كانت لغرض التدريب من أجل السفر إلى فلسطين، إلا أن سعيد أوخيا، أحد المقاتلين، وعندما حان موعد شهادته، ابتسم بشكل واضح وقال:" الأسلحة كانت لغرض تحرير بلدي من الاستبداد، ولو تبقّت طلقة واحدة في رشاشي، لمّا وجدتموني هنا بينكم".

    بعد تسعة أسابيع على انطلاق أشغال المحاكمة، نطقت المحكمة بأحكام الإعدام في حق 16 متهما، والمؤبد في حق 16 آخرا، بينما نال أربعة ثلاثين سنة سجنا نافذا، خمس وعشرون سنة لاثنين، عشرون سنة ل28 واحدا، عشر سنوات لخمسة، خمس سنوات لثمانية، سنتين لمتهم واحد، سنة موقوفة التنفيذ لثمانية، والبقية نالوا البراءة.

    نُفذ الإعدام صبيحة يونيو من نفس السنة، واعتقد أحد المعتقلين وهو محمد المهتدي أن توريطه لآخرين سيمكّن من إنقاذه من حكم الإعدام الذي صدر بحقه، إلا أن السلطة أخذت ما أرادت منه من اعترافات، وأعدمته هو الآخر لتتحقق نبوءة بنجلون عندما قال له إنهم سيعدمونه سواء تعاون معهم أم لم يتعاون. أما بقية المعتقلين، فقد تم الإفراج عنهم سنة 1980 بعفو ملكي.

    ثورة قتلها المخزن ودفنها بعض صناعها

    في وصية تلخص الكثير من الأوضاع، قال عمر دهكون للراحل عمر الخطابي في السجن:" عندما تخرج من هنا، كن شاهدا على ما وقع، فمسؤولينا وقياديينا سيتحولون من الاعتقال إلى الوزارات..وعلى الرفاق أن يفهموا أن العدو موجود داخلنا".

    ما قاله دهكون تحقق بعد ذلك، فعدد من الوجوه الاتحادية المشاركة في الأحداث جلست فوق كراسي الوزارات، وانتقل الكثير منهم من العمل الثوري إلى العمل داخل مناصب الدولة، بل أن منهم من أنكر فيما بعد أي علاقة له بالاحداث، ومنهم من تنكر لرفاقه الراحلين بشكل تام.

    انتهت أحداث 3 مارس، وانطفأ لهيب العمل المسلح الاشتراكي بالمغرب، ومن نتائج هذه الثورة المجهضة، أن قرر الاتحاد الوطني للقوات الشعبية القطع نهائيا مع العمل المسلح خاصة بعد تفجر الخلافات بين قيادات التنظيم الثوري في أرض المهجر، فتم تشكيل حزب جديد غير كلمة "الوطني" ب"الاشتراكي"، وحوّل أسلوبه من مواجهة النظام، إلى متحالف معه بكثير من المبررات، من بينها الإجماع على قضية الصحراء، كما أن هذه الأحداث ساهمت في الحد من جبروت الدولة للعودة إلى نظام المؤسسات اعتبارا من 1977.

    انتهت القصة إذن، وانتهى معها مسار مقاتلين قد لا يعلم بهم الكثيرون، بعدما تمّ تغييبهم قسرا من كتب التاريخ الرسمي، من تبقّى منهم حاولت الدولة أن تتصالح معهم بإنشاء هيئة الإنصاف والمصالحة، لكن الجرح الكامن في أعماق عدد ممّن التقت هسبريس بهم، لم يندمل بعد..جُرح سنوات من الهروب ومن الاعتقال ومن التعذيب..جُرح أصدقاء لهم رحلوا برصاص السلطة..جُرح ثورة موءودة قتلها المخزن..ودفنها واقع سياسي غاية في الرداءة.

     

      هذه الأخطاء حكمت على ثورة مارس 1973 بالفشل

    خَبِر محمد لومة الكثير من المنعرجات العسكرية، فقد تخلّى عن مهنته كأستاذ للصف الابتدائي وانتقل إلى سوريا حيث تدرب في معسكر الصاعقة نهاية سنوات الستينيات من القرن الماضي، قبل أن يلج الكلية الحربية السورية ويتخرج منها سنة 1971، ثم يشارك في عدة عمليات فدائية ضد الكيان الإسرائيلي، فينتهي مساره العسكري في يوغوسلافيا التي دخلها كلاجئ سياسي، ليكون على موعد مع العودة إلى المغرب سنة 1976، ويقطع مع ماضيه باشتغاله كإطار في وزارة الشباب والرياضة.

    ولأن أحداث مارس 1973 كانت قريبة منه بما أنه تدرب في سوريا مع الكثير من المشاركين فيها، بل إنه كان ليتواجد معهم في المغرب لولا خلافه العميق مع الفقيه البصري الذي جعله يفضل في المشرق العربي، لذلك فقد ركز لومة في الكثير من أبحاثه، على استنطاق هذه الحركة، وتبيان معالم ضعفها التي عجّلت بنهايتها.

    في لقاء مع هسبريس، عددّ لومة أسباب فشل هذه الثورة، وذلك بداية بالسقف الثوري، فقيادتها لم تعد قادرة على المواكبة بعد نهاية الستينيات، خاصة وأن الدولة المغربية طوّرت من أساليبها وصارت لها شراكات أمنية قوية مع دول أخرى، زيادة على أنه في الوقت الذي كان فيه الكثير من الشباب المتدرب في المعسكرات السورية يريد القيام بالثورة، كانت القيادات الاتحادية بمن فيها "الراديكالية" تناور فقط، معتبرة أن النظام قد يتراجع عن مواقفه ويتصالح معها، ومن الأدلة على ذلك حسب قوله، أن القنابل التي تمّ زرعها في الرباط والدار البيضاء، لم تنفجر بشكل متعمد، أي أنها كانت محاولة لإخافة الدولة دون الوصول إلى التنفيذ.

    ويزيد لومة أن المجموعات المسلحة التي تسلّلت من الجزائر، توزعت على نقاط جد متباعدة (فكيك، خنيفرة، كلميمة، تنغير)، الأمر الذي صعّب من عملية التواصل بينها، إضافة إلى غياب القيادة الحقيقية داخل المغرب، بما أن غالبية زعماء التنظيم الثوري كانوا في خارج أرض الوطن خلال تلك السنوات.

    غير أن الخطأ القاتل، هو هجوم خلية خنيفرة على مُلحقة القوات المساعدة، فلم يكن هناك أي تنسيق لبداية العمليات المسلحة بما أن الاتفاق كان على توزيع المناشير السرية وتعبئة السكان فقط، يقول لومة، مستطردا أن المقاتلين كانوا عبارة عن خليط غير متجانس، فهناك من تدرب في المشرق العربي لفترة كافية، وهناك من كان من المدنيين الذين لا يملكون أي تجربة قتالية ودون أي تدريب كافٍ.

    ويضيف لومة أن الراحل محمد بنونة ارتكب عدة أخطاء جسيمة، فعندما قسّم مجموعته إلى قسمين، أرسل القسم الأكثر خبرة بتقنيات الحرب إلى إملشيل مقارنة مع من تبقى معه، كما أن عدد أفراد مجموعته لم يكن كافيا لكثرة المهام الملقاة على عاتقهم، فضلا عن أن منزل المقدم "عدي شان" لم يكن بالمكان الاستراتيجي لوجوده في أسفل الجبال، وبالتالي لا يمكّن من الاستطلاع الجيد، زيادة على ثقته ب"مخبر" أكد له أصحابه أنه مشكوك في أمره في الكثير من المرات.

    تلك كانت بعض الأخطاء التي حكمت على آخر الثورات المغربية المسلحة بالفشل، زيادة على خطأ استراتيجي آخر تحدث عنه لنا عبد الله المالكي، أحد المشاركين في الأحداث، وهو المبالغة في تقدير الأوضاع، والاعتقاد أن مجرد إطلاق أول رصاصة، ستجعل الشعب ينضم للحركة المسلحة، في حين أن غالبيو المغاربة لم يكونوا آنذاك أبداً على استعداد للمساهمة في عمل مسلح ضد الدولة، وهو ما يؤكده تحالف عدد من القبائل مع قوات المخزن من أجل إلقاء القبض على المسلحين الهاربين
     

     عائد من الإعدام ومن جحيم ثورة 1973 الموءُودة

    لم تستطع السنوات الطويلة التي قضاها بعيداً عن معارك القتل أن تمحو كبريائه، ولم يستطع عمله كموظف في مطبعة جريدة الاتحاد الاشتراكي أن يقتل فيه عزة المحارب الشرس الذي لم يتخلّ عن مبادئه. استقبلنا في شقته البسيطة بحي السالمية 2 بالدار البيضاء بكثير من الترحاب، وقَبِل الحديث عن جزء من الذاكرة المؤلمة كي يفتح صفحات أراد لها البعض أن تندثر من تاريخ المغرب الحديث، حتى ولو كانت استعادته للأحداث عملية مؤلمة تجعله يسترجع وجوهَ رفاقٍ أعدمتهم طلقات الرصاص، وآخرين أعدمتهم المناصب الحكومية.

    في الذكرى ال41 لاندلاع أحداث 3 مارس 1973، كان لهسبريس لقاء مع عبد الله المالكي، الرجل الذي لم ينجح الموت الذي أرادته له الدولة في خطفه سواء عبر محاولاتها قتله في جبال الأطلس وفيافي الصحراء الشرقية، أو عبر قرارها ليّ حبل المنشقة على رقبته. هو واحد من خزانات ذاكرة الثورة الفاشلة، أو المُجهضة، ممّن عايشوا حسرة واقع دولة تحوّلت إلى الحكم الفردي بعدما ناضلوا من أجل استقلالها وعودة رمزها محمد الخامس من المنفى، وهو واحد من أولئك الذين نذروا حياتهم للتغيير في المغرب حتى ولو كان الثمن: اندلاع ثورة مسلحة تؤدي إلى جمهورية مغربية.

    من أسرة مقاتلة..

    من قبيلة أيت سيدي عبد العالي نواحي تنغير بالصحراء الشرقية، قدم إلى الوجود ذات يوم من سنة 1946، تشرّب النضال من أنفة آبائه وأجداده الذين خاضوا معارك ضد المُستعمر الفرنسي قبل أن ينتصر هذا الأخير المعزز بترسانة عسكرية من الطراز العالي، ورغم هذا التراجع، فقد استمرت عائلته في العمل من أجل استقلال المغرب، حيث صارت مُكوّناً أساسياً من الحركة الوطنية بتلك المنطقة، وعادت مرة أخرى إلى العمل المسلح بعد اندلاع المقاومة المسلحة، فقد ترأس خاله سيدي حمو عبد العليم خلايا تنغير، واعْتقل لثلاث سنوات قبل أن يُطلَق سراحهم مع عودة الملك محمد الخامس من المنفى.

    غير أن واقع ما بعد الاستقلال لم يتماشَ نهائياً مع تطلعاتهم، يتذكر المالكي ما وقع سنة 1963 إبّان الانتخابات الجماعية:" فاز خالي في دائرته وهو المحسوب على الاتحاد الوطني للقوات الشعبية، إلا أن السلطات اختارت أن تُزوّر النتائج وبالتالي أعطت الرتبة الأولى لمرشح الحركة الشعبية. كان القمع شرساً في تلك السنوات، وتساءلنا كيف حاربنا الاستعمار بضراوة لنفاجئ أن رجاله يشاركون في الحكم، وكيف بادلت الدولة تضحياتنا بالنكران ليكون مصيرنا السجون".

    توالت الأحداث المؤلمة، المئات يُقتلون في مارس 1965، بنبركة يُغتال في ظروف غامضة، قياديون في جيش التحرير يُحاكمون بالإعدام، إعلان حالة الاستثناء..وأتت الهزيمة العربية في يونيو 1967 على يد إسرائيل لتؤكد أن الوضع في غاية القتامة، وما زاد من حقد المالكي ورفاقه على السلطات المغربية أنها منعتهم من التوجه للعمل الفدائي بفلسطين، لتتبلور لدى المالكي فكرة واحدة: "هذه أنظمة رجعية مستبدة خذلت حتى دورها في حماية الشعوب العربية والمسلمة".

    ثورة انتهت قبل أن تبدأ

    شتنبر 1967، يغادر المالكي التراب المغربي كلاجئ سياسي بالجزائر، ثم في السنة الموالية إلى سوريا للتدريب على الأسلحة في معسكر الزبداني. كان مقاتلاً قوياً حسب شهادات أصدقائه، اشْتهر بعمله في فرقة الضفادع المدربة على عمليات عسكرية في المياه، ولمّا اشتد عوده العسكري شارك في مجموعة من العمليات الفدائية ضد الوحدات الإسرائيلية، ولأن قَدر المقاتل هو التضحية في سبيل قضيته العُليا، فقد سافر إلى ليبيا سنة 1972، ومنها إلى الجزائر حيث كان يستعد رفقة رفاقه إلى الدخول للمغرب من أجل مباشرة الثورة المسلحة، قبل أن يأتي القرار بالدخول عبر فكيك شهر يناير 1973، تفرقوا من خلالها إلى أربع مجموعات، واحدة بقيت في فكيك، والثلاث المتبقية اتجهت إلى خنيفرة، كلميمة، تنغير، وذلك في تنسيق مع مجموعات أخرى في وجدة، أكادير، الدار البيضاء، مراكش، آسفي..

    من كان يرأس مجموعة تنغير التي انتمى إليها لم يكن سوى سيدي حمو عبد العليم، خاله الذي حارب في جيش التحرير وأجْبِر على الرحيل إلى الجزائر بعد انتخابات 1963، كانوا في انتظار تعليمات من قيادة "التنظيم الثوري" الذي كان من بين من أشرف عليه الفقيه البصري وعبد الرحمن اليوسفي، قبل أن يعلموا أن الهجوم بدأ دون تنسيق مسبق في مولاي بوعزة بخنيفرة، وأن القوات المساعدة ورجال الدرك الملكي ووحدات من الجيش في طريقها لاقتفاء آثر جميع الثوار، فقرر رفاق المالكي الصعود إلى الجبل بغية عدم الزج بقراهم في حمامات دماء.

    رحلة الهروب من الموت

    على سطح مضايق تودغا، تم اعتقال ثلاث من رفاقهم بعد اشتباكات دامية مع القوات العمومية، وبعد ذلك تم اعتقال رفيقين لهما كانا قد توجها إلى أزيلال من أجل مهمة هناك، فلم يبقَ من "كوموندو" تنغير سوى أربعة مقاتلين: عبد الله المالكي، خاله سيدي حمو، لحسن التاغجيجتي، ومحمد بوشاكوك. لتبدأ مرحلة طويلة من العذاب والقهر.

    لم تكن مضايق تودغا تحفل بعدد كبير من الساكنة، لذلك كان لزاماً على المقاتلين النزول إلى القرى القريبة من أجل البحث عن الماء والخبز بعدما هدّهم التعب والجوع، ورغم محاولات القوات العمومية استمالة الساكنة من أجل عدم التعاون مع المقاتلين، إلا أنهم كانوا يساعدونهم بكل ما يملكون، مع استثناء ما يُعرف ب"الحياحة"، وهي مجموعة من القبائل التي قررت التعاون مع رجال المخزن طمعاً في الامتيازات.

    مع الهروب المستمر للمقاتلين الأربعة، تمكنوا من الوصول إلى تونفيت بجبال الأطلس، هدفهم من هذا الهروب هو اللقاء مع أفراد آخرين محتمل أن يكونوا قد هربوا من بطش القوات العمومية، طول المسافة من تنغير حتى تونفيت أدى إلى استنزاف طاقة المقاتلين خاصة مع تتبعهم من طرف وحدات خاصة من الجيش تعاونت مع "الحياحة".

    "كنا نقاتل وندافع عن أنفسها في وجه القوات التي تتبعنا، لكننا لم نستطع يوماً توجيه رصاصة واحدة إلى الساكنة المتعاونة معهم، فقد كانت مبادئنا تمنعنا من قتل أي مدني حتى ولو كان غرضه إلقاء القبض علينا" يتذكر المالكي، مسترجعاً كيف أن حتى أفراداً من القوات العمومية، كانوا يترددون كثيراً في مهاجمتهم تعاطفاً معهم ومع قضيتهم.

    من المعارك التي لا زالت تستعمر ذهن المالكي، ذلك اليوم الذي حاصرتهم فيه حوالي 14 سيارة عسكرية تشمل كل واحدة منها على سبعة أفراد من الجيش، معززين بهيلكوبتر ترصد المكان، ومع ذلك استطاع المقاتلون الأربعة فك الحصار بعدما قهروا بشجاعتهم خصومهم، مستخدمين في ذلك بنادق الكلاشينكوف والقنابل اليدوية ثم خبرتهم مع التضاريس القاسية.

    إن لم تنتهِ المغامرة بالقتل.. فستنتهي بالوشاية

    ذات يوم بارد من شهر أبريل، راح المالكي يجوب القرى المحيطة من أجل البحث عن خبز لرفاقه، في طريق عودته، سمع صوت طلقات رصاص، التقى بعبد العليم الذي أخبره أن بوشاكوك والتغجيجتي لم يستطيعا الهرب، سأله هل من الممكن إنقاذها، فأخبره عبد العليم أن الوضع صعب للغاية وأن كل محاولة منهما للاقتراب من تلك المنطقة ستؤدي إلى اعتقالهما.

    صورة للمسار الذي قطعه المالكي هروبا من تنغير حتى بني ملال

    من تونفيت إلى زاوية أيت إسحاق، ثم زاوية سيدي الشيخ، فبني ملال، هناك توقفت رحلة المالكي وعبد العليم عند بعض أصدقائهم بعد حوالي أربعة أشهر من الهرب المتواصل، لم يستطع المالكي اتقاء اعتقال الدرك الملكي له بسبب عدم امتلاكه البطاقة الوطنية، إلا أنهم أطلقوا سراحه أربعة أيام بعد ذلك بعدما لم يتبيّنوا حقيقته، وخلال شهريْ يوليوز وغشت من تلك السنة، كان المالكي يعمل من أجل اختطاف طائرة ينقذ بها رفاقه من السجن، ونسّق بداية شهر شتنبر مع رجل من الحركة الوطنية للغرض ذاته، إلا أنه لم يكن يعلم أن هذا الرجل ليس سوى مخبر للقوات العمومية، الأمر الذي تسبب في اعتقال المالكي في السابع من شتنبر، في وقت لم يلتقِ فيه مجدداً بخاله عبد العليم الذي استطاع الهرب إلى الجزائر، قبل أن يعود إلى المغرب سنوات التسعينيات، ويرحل عن الوجود سنة 1996.

    ثورة تأكل أبناءها

    اقتِيد المالكي إلى درب مولاي الشريف، المعتقل السري السيئ الذكر، حيث نال نصيبه من التعذيب على يد اليوسفي القدوري وزبانيته من أكل الكشف عن كل ما يتعلق بهذا التنظيم السري المسلح، ورغم هذا الاعتقال، فقد كان المالكي محظوظاً لأنه لم يزج به في السجن قبل ذلك، لأنه في شهر يونيو من تلك السنة، بدأت محاكمة عدد من رفاقه في التنظيم، وفي يوم 30 غشت، تم إصدار أحكام الإعدام في حق 15 شخصا متابعا في هذه الأحداث، من بينهم رفيقيه في خلية تينغير ويتعلق الأمر بكل من محمد بوشاكوك ولحسن التاغجيجتي، وهي الأحكام التي تم تنفيذها في نونبر 1973.

    بعد ثمانية أشهر من التعذيب، تمّ نقل المالكي إلى سجن القنيطرة وذلك في انتظار محاكمته بعدما رفض الإمضاء –ولو تحت التعذيب- على قرار الإعدام دون محاكمة، رغم أنه كان متأكداً أن قرار المحكمة لن يخرج أبداً عن هذه العقوبة، لتأتي سنة 1976، أي بعد ثلاث سنوات من اعتقاله، ويصدر الحكم عن القاضي: إعدام آخر مقاتل في أحداث 1973، في وقت تمّ فيه منح حكم البراءة لستة معتقلين بسبب الأحداث نفسها.

    يتذكر المالكي:" لم تستطع ابتسامتي أن تفارقني في تلك اللحظات التي أعقبت إصدار القاضي لحكم الإعدام، ممّا حذا بدركي إلى نهري مُحاولاً ثنيي عن الابتسام، فأجبته: نحن الثوار لا نبكي أبداً، ونستقبل الموت بكل فرح. في تلك اللحظات كان أحد المحكومين بالبراءة يبكي حزنا عليّ، فهدأته وقلتُ له إن الأعمار بيد الله".

    الناجي الوحيد من إعدامات الثورة الموءودة

    بفضل تنظيم الحسن الثاني للمسيرة الخضراء ومحاولته التقرب من حزب الاتحاد الوطني للقوات الشعبية، كُتبت للمالكي حياة جديدة، فقد انشغلت الدولة كثيراً بالقضية الوطنية وحاولت بناء إجماع مع باقي القوى السياسية مستخدمة في ذلك قرار العفو عن المعتقلين السياسيين تحت إصرار زعامات الحزب الاتحادي، لذلك وبعد أربع سنوات من إصدار حكم الإعدام، وبالضبط في 17 يوليوز، أتَى العفو الملكي عن المالكي.

    كان المالكي حياً-ميتاً طوال أربع سنوات في سجن القنيطرة، لذلك فقد كان أول ما قال له محمد بركاش المندوب العام لإدارة السجون في لحظة لقائه معه:" هل كنت تدري أنك كنت ميتاً طوال السنوات الأربع الماضية؟"

    يسترجع المالكي تلك اللحظات:" نادى عليّ الحارس من أجل التوجه معه إلى مكان ما..في طريقنا فتح 11 باباً كانوا يفصلون مكان اعتقالي عن مبنى الإدارة، بعد وصولي عند 'بركاش'، تحدث معي ضابط بالأمازيغية بأن الخير قادم، ليتم إشعاري بنيلي العفو الملكي، فكانت إجابتي: 'الشكر لله'، فقال لي 'بركاش': الشكر لله وكذلك لجلالة الملك الحسن الثاني".

    تمّ العفو عن حوالي 90 مُعتقلاً بمن فيهم بعض المحكومين بالإعدام في قضايا أخرى، وذلك بمناسبة عيد الشباب. بعد ساعات، كان المالكي خارج السجن، وللمرة الأولى منذ أن دخل إلى المغرب سنة 1973، لم يكن يخشى أن يعتقله أحد، إحساس الحرية أنساه ولو إلى حين فظاعة ما مرّ به من مِحن، والهواء الطلق الذي استنشقه أكد له أنه عاد فعلاً من الموت، لينطلق في اتجاه قريته بتينغير، حيث اسْتُقبل استقبال الأبطال، وعانقته والدته بدموع تغسل وجهها، فرغم ما قيل عن مقتل ولدها، فقد كانت أعماقها تؤكد لها أنه سيعود ذات يوم.

    ماذا تغيّر بعد العودة من الموت؟

    رغم خروجه من السجن وافتتاحه لمحل تجاري صغير، فرجال الدرك كانوا يتتبعون تحركاته على الدوام، فقد كانوا غير متأكدين من انتقال هذا المقاتل إلى تاجر بسيط رغم أنه تزوج وأنجب أبناءً، لذلك لم يجد المالكي بُداً من الانتقال إلى الدار البيضاء وبدء حياة جديدة، حيث اشتغل في البداية كمساعد للحارس العام بثانوية وذلك إلى حدود 1988، التي انتقل فيها إلى مطبعة الجريدة الاتحادية.

    لم يقطع عبد الله نهائياً مع ماضيه، بل قرر أن يمنح أحد أبنائه اسم واحد من أهم رفاق العمل المسلح ويتعلق الأمر باسم "محمود" الذي كان يطلق على محمد بنونة المقتول في تلك الأحداث، كما قرر الترشح سنة 1992 في الدار البيضاء تحت يافطة الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية، زيادة على لقاءاته المتكررة مع زملاء الثورة المسلحة ممّن هربوا من ولم يشملهم جحيم الاعتقال.

    يُقر المالكي أن الكثير من الأمور تغيّرت في مغرب محمد السادس، ويعترف أن حقوق الإنسان لم تَعدْ بنفس الانتهاك السابق، إلا أن ما يحز في قلبه، هو الأسلوب الذي لا زالت الإدارة المغربية تجتره منذ عقود الستينيات، والمشاكل الاجتماعية الكبيرة التي يتخبط فيها المواطنون:"أكيد أن معالم التغيير السياسي واضحة..لكن الأوضاع الاجتماعية لا زالت سيئة، وكثيرا ما أتألم على واقعٍ ناضلنا كثيراً من أجل تغيير ملامحه".

    نهاية الحديث الذي دام أزيد من أربع ساعات، لم يكن سهلاً أن يخرج المالكي من ذكرياته الأليمة، في غمره حديثه، كانت أجساد رفاقه القتلى تظهر أمامه، وسياط التعذيب تهوى على ظهره، ورصاص الجيش ينطلق وراءه..في حديثه هناك ملامح عزة وأنفة وشموخ رجال لم يقبلوا الموت إلا على شاكلة الأبطال..وفي جسده النحيل، يُختزل وطن من الألم..ومساحات معاركٍ من أجل الكرامة..والكرامة وحدها.

    ------------------------------------------------------------------------------------------------

    IL ETAIT UNE FOIS A SKHIRAT         

    Venus de l'École militaire d'Ahermoumou, des dizaines de soldats se sont acharnés sur l'assistance faisant plus de 100 morts et des centaines de blessés.

     LE GENERAL OUFKIR ET LA GAUCHE MAROCAINE VOULAIENT ELIMINER FEU HASSAN II AVEC LA COMPLICITE DE CERTAINS OFFICIERS RIFAINS BENI WARAINE.

     Quand la gauche  marocaine en cavale, la traîtrise du général  Mohamed OUFKIR, voulaient abattre dans les cieux,  feu S.M. le roi Hassan II,que Dieu ait son âme,  avec la complicité de l'Algéchien Boukharrouba(?) Mais la puissance d'allah était présente,et plus forte que la haine.       
                                      Les principaux acteurs du coup d'état avorté de Skhirat le 10 juillet 1971 sont le général Oufkir, ministre de l'Intérieuar depuis 1964 et le général Medbouh, directeur de la Maison militaire royale depuis avril 1968. Le premier était à l tête de plusieurs départements ministériels dont celui de l'Intérieur, contrôle presque la totalité des rouages de l'état. Le second était chargé d'informer le Roi de toutes les questions relatives à la défense et au maintien de l'ordre et détenait des pouvoirs étendus au sein de l'armée. Avant de passer à l'action, ils prennent soin d'écarter des postes-clés tous les hommes susceptibles de gêner leur plan.
                                      L'instrument du complot et l'arme du crime sont rapidement choisis : les cadets de l'École militaire d'Ahermoumou dans la province de Taza. Nommé à la tête de cet établissement depuis 1968, M'hamed Ababou prend soin d'augmenter substantiellement les effectifs de l'École. Le nombre de cadets passe ainsi de 600 à 1.500 en deux ans seulement. Le général Amahrach, directeur des Écoles militaires et le colonel Chelouati, chargé des opérations et du ravitaillement à l'état-major général, ont été chargés d'ouvrir les dépôts de matériel et de munitions. Une première tentative d'assassinat du Souverain Hassan II a été reportée. Elle devait avoir lieu le 14 mai 1971, à l'occasion du défilé militaire. Mais ce dernier fut ajourné. La date du putsch fut donc fixée au 10 juillet 1971, lors des festivités de la fête de la Jeunesse, soit le 42ème anniversaire de Feu SM Hassan II. Dès 2 heures du matin, 25 commandos et une section spéciale à bord d'une soixantaine de camions quittent Ahermoumou, officiellement pour opérer une manœuvre militaire à Ben slimane. Ce n'est qu'en court de route, à quelques kilomètres de Salé, que Ababou   explique à ses hommes le plan d'attaque du Palais de Skhirat.
                                     Sur place, les troupes ont franchi les portes du palais et se sont acharnées sur l'assistance, en tuant et blessant plusieurs personnes : plus d'une centaine de morts et des centaines de blessés. Après l'attaque de Skhirat, du ministère de l'Intérieur et de la RTM, les mutins se dirigent vers l'état-major général des Forces armées royales. Mais les forces de l'ordre reprennent rapidement la situation en main. Medbouh meurt au cours d'un règlement de compte avec son complice Ababou. La tentative de coup d'état échoue. Et trois jours plus tard, les principaux responsables de la tuerie de Skhirat sont exécutés  au champ de tir militaire situé au sud de Rabat,devenu actuellement le lotissement  "El Menzah". Les autres sont conduits vers le bagne de Tazmamart.
     

     Voici quelques détails de l'opération :

                            Le 10 juillet 1971, plus de 1000 invités se rendent au palais royal de Skhirat pour célébrer le 42ème anniversaire de Hassan II. Parmi eux des personnalités de tous bords, politiciens, sécuritaires, hommes d’affaires, artistes, etc. La fête est gâchée par… une tentative de coup d’Etat, fomentée par un militaire de 36 ans, le lieutenant-colonel M’hamed Ababou. Bilan de la journée : plus de 500 morts, 8 tonnes de munitions utilisées, des blessés par centaines, 10 condamnations à mort, plusieurs exécutions sommaires, etc. Et une grosse frayeur pour Hassan II, qui a failli y laisser son trône. je vais m'éffocer pour reconstituer les faits, dans le détail, d’une journée exceptionnelle.

                            révélations, des témoignages inédits, des clés pour mieux comprendre la suite : Tazmamart, un nouveau cycle d’années de plomb, et un besoin, le vôtre, le nôtre, de relire une page importante de notre histoire. 24 heures, donc, où tout a failli basculer...

    2 heures du matin. Le clairon sonne plus tôt que d’habitude, à l’école militaire d’Ahermoumou, village planté à 70 kilomètres au sud-est de Fès. En deux temps trois mouvements, les 1200 élèves sous-officiers s’extirpent du lit en tenue de combat. "Depuis deux jours déjà nous étions en état d’alerte, nous devions dormir en uniforme, prêts à partir en mission à tout moment", raconte un ancien d’Ahermoumou, aujourd’hui chauffeur de bus scolaire. La veille, le commandant de l’école, le lieutenant-colonel M’hamed Ababou a regroupé dans la salle d’honneur une trentaine d’officiers et de sous-officiers, pour leur annoncer l’imminence d’un exercice militaire : "Alors voilà, je vous informe qu’une manœuvre de 48 heures aura lieu à Benslimane. Normalement, c’est une autre brigade qui devait effectuer cet exercice, mais j’ai bataillé pour que l’école s’en charge.

    Celui qui se sent incapable de remplir cette mission, je l’en dispense sans rancune aucune". Désireux d’en savoir plus, l’aspirant Mohammed Raïss (auteur de De Skhirat à Tazmamart, Ed. Afrique Orient, 2003) aurait lancé à Ababou : "Mon colonel, en quoi consiste notre mission au juste ?". Réponse de Ababou : "Je n’en sais pas plus que vous, c’est une affaire de généraux. A Rabat, vous trouverez un état-major avancé qui vous donnera votre mission". L’entraînement se réalisera à balles réelles, ajoute Ababou. "Ça en a étonné plus d’un, puisque les manœuvres se font normalement avec des balles à blanc", se rappelle un des élèves sous-officiers. Distribuées la veille, 8 tonnes d’armes sont prêtes à l’utilisation : canons antichars, fusils mitrailleurs, mitraillettes anti-aériennes, grenades, canons 75, pistolets Beretta… "Nous avons même essayé un nouvel arrivage de roquettes américaines sur le champ de tir", poursuit notre source. Soucieux de réussir l’exercice, Ababou supervise, lors de ce training, une démonstration d’embarquement et de débarquement des camions. Chronomètre en main. Ce qui ne manque pas d’éveiller quelques soupçons : "Cette effervescence inhabituelle intrigua le lieutenant Fortaz, médecin français, qui demanda avec un sourire narquois au capitaine Ghalloul : Dites-moi capitaine, j’ai l’impression que vous êtes en train de préparer un coup d’Etat", écrit Raïss. "Oh non, répond alors le capitaine, notre pays est stable"…

    4h00. En quelques minutes, les 1200 militaires de la garnison embarquent dans les 25 camions alignés sur la place d’armes. Des commandos d’une quarantaine d’éléments menés chacun par un officier et un sous-officier. Le convoi s’ébranle. Direction plein sud. Deux jeeps de gradés ouvrent et ferment le défilé de véhicules militaires, s’étalant sur plus de 500 mètres. Après quelques kilomètres au petit pas, sur une route sinueuse, un gradé lance au chauffeur du camion de tête: "Activez ! Nous allons avoir du retard". Réponse du soldat : "Capitaine, ce sont des boujadis, des bleus, ils sont incapables d’aller plus vite". Après le sprint du départ, le temps se fait long. Des cadets en profitent pour terminer leur nuit de sommeil, d’autres, pour jouer aux cartes.

    6h30.[/size] La caravane militaire fait halte dans un hameau, aux abords de Fès. Les soldats profitent de la pause-pipi pour se dégourdir les jambes. Une pause express. Le convoi traverse la ville alors que les premières lueurs du jour pointent à l’horizon. Nationale 1 vers Kénitra pour éviter les encombrements. En route, les bidasses croisent l’équipe locale du MAS, qui joue le jour même une demi-finale de la coupe du trône. "J’étais supporter du MAS, nous raconte, sourire aux lèvres, un sous-officier. J’ai fait un signe de la main à Hazzaz, gardien de l’équipe (et keeper du onze marocain, ndlr), qui m’a salué en retour avec un grand sourire".

    8h15.[/size] Quelques 150 kilomètres plus loin, le convoi décide de prendre un raccourci au niveau de Sidi Kacem. Il déchante vite, la route est bloquée, impossible d’aller plus loin. Le convoi est contraint de rebrousser chemin. La route étroite rend difficile la manœuvre, et retarde d’autant l’objectif de la journée : prendre le palais royal de Skhirat.

    10h00.[/size] Dans la résidence royale donnant sur la plage de Skhirat, on s'active. Un tournoi de golf est organisé, en l’absence de Hassan II, convaincu par le général Melbouh que la compétition l'aurait retardé pour la suite de la cérémonie. Un millier de convives- des hommes pour la plupart, les femmes étant invitées le lendemain- sont attendus, "tenue estivale de détente" exigée, comme mentionné sur le carton d’invitation. L’ambiance est à la fête, on est loin de se douter du projet de putsch.

    A bord de sa Citroën DS, Ababou a décidé de devancer le peloton kaki. Il arrive le premier à Bouknadel, village situé à une quinzaine de kilomètres de Rabat. En civil, chemisette à fleurs et pantalon pattes d’éph, il va à la rencontre de "l’état-major avancé", une poignée de commandants des Forces armées royales (FAR). En attendant sa garnison, Ababou mène sa garde rapprochée en forêt, et explique les véritables raisons de ce raout champêtre : "Mes amis, aujourd’hui c’est l’anniversaire du roi, toutes les personnalités importantes du pays sont invitées au palais de Skhirat. Profitant de cette occasion et de l’effet de surprise, le général Medbouh (directeur de la maison militaire, chargé "d’informer le souverain de toutes les questions relatives à la défense nationale", ndlr) et moi-même avons décidé de faire un coup d’Etat, rapporte Raïss dans son livre. J’attends mes hommes qui arriveront d’un moment à l’autre". Parmi les présents, un certain lieutenant-colonel Abdellah Kadiri, (lire encadré) qui aurait, selon Raïss, lancé à Ababou : "Je crois que tu plaisantes. Un coup d’Etat ça se prépare, ce n’est pas une partie de chasse. D’ailleurs, moi je ne suis pas d’accord. Va faire ton coup, moi je reste ici".

    11h20.Le convoi arrive enfin au point de ralliement : la forêt de la Maâmora. Il fait chaud, très chaud, les soldats dégoulinent de sueur. Ababou donne l’ordre de débarquement, c’est l’heure du casse-croûte. Au menu : boîtes de sardines, barres chocolatées et une bonne ration d’amphétamine. "Les hommes reçoivent, comme à chaque départ en longue manœuvre, une dose de benzédrine. C’est le produit qu’utilisaient pendant les guerres, les commandos anglais pour maintenir leurs nerfs en bon état pendant leurs opérations", raconte Claude Clément, dans Oufkir, (1975, éditions Jean Dullis). M’hamed Ababou, accompagné de son frère aîné Mohamed, rassemble les chefs de commandos. "Il nous demanda de nous approcher de lui et de former un demi-cercle, puis il commença son speech d’une voix calme, rassurante, et d’un sang-froid remarquable", écrit Raïss. "Il s’agit d’encercler deux bâtiments à Skhirat, occupés par des éléments subversifs", lance Ababou, d’après plusieurs témoignages. Une version contredite par les PV de l’époque : "Le lieutenant-colonel Ababou M’hamed nous tint les propos suivants : messieurs, vous êtes des officiers jeunes, vous connaissez tous la condition de l’officier dans notre armée. Le haut commandement a décidé de faire un coup d’Etat, déclare notamment Aziz Binebine lors de l’interrogatoire militaire. Nous devons attaquer le palais de Skhirat. Nous devons intervenir à 13 heures.

    A cette même heure, d’autres unités interviendront dans d’autres villes du royaume". Avec une branche, Ababou dessine un croquis grossier du site à prendre d’assaut. Il explique aux officiers que le convoi doit se diviser en deux unités. La première, qu’il dirigera lui-même, devra investir la zone par la porte sud, tandis que la deuxième, pilotée par son frère Mohamed, pénétrera par la porte nord. "Il faut boucler toutes les issues, faire sortir tous les ressortissants étrangers des rangs et les faire monter dans les camions. Ne laissez personne s’échapper ! Tirez sur les fuyards !", poursuit le colonel. Ababou lance à ses hommes : "Relevez les bâches de vos camions et ordonnez à vos hommes d’engager les chargeurs. Messieurs, jusqu’à Rabat, nous allons nous déplacer dans une zone d’insécurité, préparez-vous à la guerre, vous pouvez disposer !", rapporte Ahmed Marzouki, auteur de Tazmamart Cellule 10 (Ed. Tarik, 2000), un des protagonistes du coup d’Etat. Ababou et ses officiers supérieurs s’arment de mitraillettes, deux chargeurs en poche. Prêts à dégainer…

    13h30.Après avoir traversé Salé, les 1200 soldats, en plus de leurs encadrants, investissent Rabat. Le cortège emprunte le boulevard Hassan II, une des principales artères de la capitale, "sous les regards ébahis de curieux attroupés au bord de la route et sous les hola admiratifs d’enfants du peuple qui imitaient le salut militaire", relate Ahmed Marzouki. Sur la route côtière menant à Skhirat, la circulation dense en ce week-end d’été retarde la machine, engluée dans les embouteillages. "Le convoi a parcouru les 300 kilomètres qui séparent Ahermoumou de la capitale sans jamais être inquiété, sans avoir rencontré ni gendarmes, ni policiers, ni quelque contrôle que ce soit", remarque Aziz Binebine, auteur de Tazmamort (Ed. Delanoel, 2009). En direction de Skhirat, RAS non plus.

    Seuls agents d’autorités croisés?: des motards de la gendarmerie. Ils arrêtent les véhicules civils pour dégager la route aux militaires. Quittant la route principale, les hommes de Ababou accélèrent la cadence, et dépassent bientôt le complexe balnéaire de "l’Amphitrite". Le palais royal est en "visuel".

    13h40.Le roi, qui fête ses 42 ans, accueille ses invités. Toute la famille royale est réunie : le prince Moulay Abdellah est de la partie, mais aussi le prince héritier Sidi Mohamed, alors âgé de huit ans, et Moulay Rachid, qui vient de souffler sa première bougie.

    13h55.Ababou longe la muraille du palais de Skhirat à la tête d’une première unité. En faction devant la porte sud, les éléments de la Garde royale, les gendarmes et les parachutistes n’opposent aucune résistance, si ce n’est de vaines sommations. Les hommes du colonel pénètrent dans le palais sans tirer un seul coup de feu, roulent sur le terrain de golf, en direction de la résidence de Hassan II.

    Arrivé devant la porte principale, Ababou fait signe aux chauffeurs de s’arrêter. Il ordonne à ses troupes de débarquer des camions et de tirer sur toute personne opposant résistance. Les officiers et les sous-officiers répercutent l’injonction aux cadets. "Une fois au sol, ils ont commencé à tirer en l’air, puis dans tous les sens et à lancer des grenades à tort et à travers…", témoigne le capitaine Hamid Bendourou lors des interrogatoires. "Un lieutenant de la gendarmerie surgit, pistolet à la main, et cria à Ababou : mais qu’est-ce que vous faites mon colonel ? Vous êtes ici dans un palais royal, vous n’avez pas le droit d’y entrer sans permission, raconte Ahmed Marzouki. Écarte-toi de là, répondit Ababou menaçant. Non je ne vous laisserai pas entrer, répliqua le lieutenant". Un échange de balles plus tard, le lieutenant de la gendarmerie gît sur le sol, tandis que Ababou s’en tire avec une balle à l’épaule.

    14h00.A l’entrée de la porte nord, l’aîné des Ababou, qui mène la deuxième unité à l’assaut, ordonne à son chauffeur de forcer le barrage, une grosse chaîne métallique. Le convoi s’engage dans le palais, dépasse les dunes de sable adjacentes au green, avant de s’arrêter au niveau des bungalows donnant sur la plage. Les bras écartés, un commandant de la brigade de parachutistes, le commandant Loubaris, tente de stopper l’assaut. "Il s’est mis à marcher en direction du colonel Mohamed Ababou, qui était assis dans sa jeep, et armé de sa mitraillette", se souvient un témoin, présent sur les lieux. Loubaris lance à Ababou frère : "Tu comptes aller où comme ça ? Tu te rends comptes de ce que tu es en train de faire, Inaâl Chitane, arrête tout, maintenant !". Mais le lieutenant-colonel ne l’entend pas de cette oreille, il vise le commandant au niveau du ventre. Loubaris parvient à esquiver le gros de la rafale, mais il est tout de même grièvement blessé. Interrogé après son arrestation, Mohamed Ababou livrera une tout autre version des faits : "Une personne accourt vers moi comme pour m’empoigner, je tire sur elle. J’ai appris par la suite qu’il s’agissait du colonel Loubaris…", peut-on lire sur les PV militaires enregistrés au lendemain de la tentative de putsh.

    14h25.Non loin de la tente caïdale dressée pour le roi, le célèbre joaillier de la place Vendôme, l’héritier Chaumet, discute avec des invités des prix qu’il compte offrir aux vainqueurs du tournoi de golf. Soudain, "on entend des pétarades, on croit à une fantasia surprise, à une idée du prince Abdallah, volontiers farceur", écrit Claude Clément, présente à Skhirat ce samedi 10 juillet. "Ce fut à un moment où je me trouvais en pleine discussion avec des collègues et amis sous une grande tente, non loin de Hassan II, entouré de Bourguiba junior et d’autres personnalités, que nous avons entendu des coups de feu", rapporte Abdelmjid Tazi, chargé de mission auprès du Premier ministre, lors de son témoignage en 2001 devant l’Association des familles des victimes des évènements de Skhirat (AFVES). Tout le monde pensait au début qu’il s’agissait de sport, d’une partie de "tir aux pigeons".

    On s’interroge, mi-surpris mi-étonné : c’est peut-être le feu d’artifice, initialement prévu pour la nuit, un court-circuit ou une mauvaise manipulation, qui a fait partir des fusées ? "M. Perrier, ministre plénipotentiaire français, saigne de la jambe. Il peste contre ces imbéciles qui laissent partir horizontalement, au risque de blesser les passants. Il peste jusqu’au moment où une grenade vient exploser au pied du roi, sans blesser personne. C’est le coup de semonce. L’orchestre égyptien s’enfuit, abandonnant ses instruments", détaille Claude Clément. Certains invités fuient, d’autres continuent de croire à la plaisanterie, et mettent leur club de golf en joue, pour singer les cadets, ou protestent contre les militaires, qui abîment le green en le piétinant.

     Sa Majesté le roi  feu Hassan II reçoit pour son anniversaire plus de mille invités lorsque font irruption deux colonnes de cadets commandés par quelques dizaines d'officiers. Ils tirent sur la foule des invités. Le souverain échappe miraculeusement à la mort

    Il est hâve, mal rasé, taciturne. Sa casquette Bigeard le distingue à peine des dignitaires qui se bousculent derrière le roi. Le général Mohamed Oufkir n'a pas dormi depuis deux nuits. Mais il est venu. Car les quatre généraux qui reposent ce lundi, parmi vingt cercueils d'officiers alignés face à la mer devant Rabat la blanche, étaient ses camarades. Ils ont péri stupidement l'avant-veille, dans la tuerie du palais d'été de Skhirat, qui a failli coûter à Hassan II son trône et peut-être la vie. Sur le drapeau rouge à l'étoile verte qui recouvre chaque bière, le roi, ému, appose les mains. Voilà longtemps que le souverain ne faisait plus confiance qu'à l'armée: il a perdu là, d'un coup, quatre de ses meilleurs soutiens.

    Le roi regarde l'exécution à la jumelle :Mais si le général Oufkir a veillé si tard, c'est qu'il a lui-même interrogé, toute la nuit, les officiers du putsch. Parmi eux, quatre autres généraux. Il les verra fusiller le lendemain, dans les dunes d'un champ de tir précité, tandis que le roi, d'une terrasse, observera leur agonie à la jumelle. Ceux-là aussi étaient des camarades d'Oufkir. Ils étaient sortis des mêmes écoles. Ils avaient servi, parfois ensemble, dans les mêmes unités françaises. Mais le général Oufkir ne montrera aucune émotion, même quand les pelotons s'entendront ordonner de cracher sur les cadavres.

    Epuration :Et, soudain, tout le Maroc a peur. Peur de ce connétable au profil d'aigle, dont la puissance paraît s'enfler à mesure qu'il fait le vide. Il est depuis onze ans grand maître de la police, depuis sept ans ministre de l'Intérieur. Il a muselé les politiciens, décapité la gauche et brisé les émeutes. Et voilà qu'au soir du putsch de Skhirat, le roi, d'un mot, lui donne pleins pouvoirs pour épurer la seule véritable force de droite: l'armée. Du putsch à la répression, celle-ci a perdu, en trois jours, 9 généraux sur 14. L'inquiétude s'installe dans chaque caserne. Livrée à Oufkir au moins pour un temps, l'armée, comme tout le pays, peut se demander quels secrets terribles cachent ses lunettes noires.

    «Oufkir, dit-on, garde à 51 ans les nerfs les plus solides du Maroc.» Cet algérien d'origine dont la famille était éparpllée entre son patelin "Ain Chaier" Bouanane et Boudenib dans la province de Ksar Es Souk (Errachidia actuelle), au seigneurial mépris pour la racaille des villes, est homme de ruse subtile, d'étonnant courage, et de loyautés simples. L'affaire Ben Barka les a simplifiées encore.

    Insouciant de politique comme de droit, Oufkir était passé, directement, du lycée à l'armée - française. Il a, presque toute sa vie, identifié le Maroc à la France. La France pouvait lui demander n'importe quoi: de porter ses couleurs à Rome quand, en juin 1944, la I're armée y entrait dans l'éclatante fanfare de ses tabors. D'aller se battre en Indochine. De convaincre, en 1955, le sultan fantoche Ben Arafat de rendre son trône au roi Mohammed V, de retour d'exil pour proclamer l'indépendance de son pays. Oufkir, l'homme aux fidélités sans frontières, semble n'avoir jamais bien compris pourquoi le général de Gaules le laissait condamner " in absentia " à la prison à vie, en 1966, pour avoir, avec l'aide des services français, supprimé l'adversaire le plus redoutable de la monarchie marocaine: Mehdi Ben Barka, chef de la gauche, dont les projets de «république populaire Marocaine» ne pouvaient, aux yeux d'Oufkir, faire l'affaire de personne.

    Effervescence : La France le rejetait. Restait le Maroc. Et le roi: pour Oufkir, c'est la même chose. Le roi, seul, peut tout exiger de lui: d'écraser sous le napalm, comme en 1958, les rebelles berbères du Rif. D'ouvrir le feu, comme en mars 1965, sur la «racaille»: les étudiants et les chômeurs de Casablanca, dont l'effervescence menaçait d'embraser tout le Maroc. D'interroger lui-même, sous la torture, les meneurs de gauche accusés de complot avec la complicité de l'Algérie, comme en 1963, comme en 1971 à Marrakech. De fusiller, comme mardi, ses camarades berbères de l'armée royale: entre «roi» et «nation», ceux-là commencent à voir une différence.

    Trente et un ans après la tentative de putsch sanglante de Skhirat Jawad Kerdoudi, rescapé de ces douloureux événements,Soldats impliqués dans la mutinerie de juillet 1971 contre feu Hassan II au Palais de Skhirat Dans un récit passionnant, il relate l'attaque du Palais de Skhirat par des éléments des FAR (Forces Armées Royales) le 10 juillet 1971.

    Le soir avant le jour de l’invitation, je suis retourné à mon appartement qui se situait juste en face de l’OCE (30 Rue Sidi Belyout) où mes parents se trouvaient, pour quelques jours de repos.
    Je leur annonçai joyeusement l’invitation du Roi, tout fier de Sa Sollicitude à l’égard des jeunes cadres de notre pays (j’avais alors vingt-neuf ans, et toujours célibataire).
    Mon père était quelque peu surpris de l’incitation à nous présenter à cette fête Royale, en tenue de sport. Il ne pouvait imaginer qu’on puisse se présenter dans cette tenue, devant le ROI. Je lui expliquai que c’était la fête de la Jeunesse, et que tout le monde devait se présenter en tenue non officielle, même les Ministres et les Militaires.

    Palais : La nuit du 9 Juillet 1971, j’étais tout excité par l’invitation royale, et ne dormis que peu. Le 10 juillet 1971 à 10H00, mon jeune frère me conduisit à SKHIRAT, devant se rendre de Casablanca à Rabat. J’étais habillé comme l’avait exigé le Protocole Royal, d’une petite chemise à manches courtes, et un pantalon bleu ciel. J’avais comme seul document dans ma poche, mon permis de conduire.
    À l’entrée du Palais de SKHIRAT à 11H00, j’ai montré l’invitation à quelques membres du Service de Sécurité, qui me montrèrent le chemin du Palais. Quelques soldats de la Garde Royale, et des F.A.R. montaient la garde.
    En me dirigeant vers le Palais, je remarquai un Golf, où quelques joueurs tiraient des balles, des stands de tir aux pigeons, et des wagons sur des rails, aménagés en salons de repos. Je me suis dirigé vers le Palais et m’imaginai un lieu magnifique et somptueux, digne des Mille et une Nuits. En fait, le Palais de SKHIRAT était très simple, et plus fonctionnel que luxueux. Une large baie vitrée séparait la piscine de la mer, une grande tente caïdale était plantée aux abords de la piscine, une grande salle de réception où le ROI recevait ses visiteurs, et des appartements privés qui étaient inaccessibles.
    Je rencontrai au bord de la piscine quelques amis qui devaient vivre avec moi cette pénible aventure. Comme l’avait précisé le Protocole Royal, le millier d’invités, tous hommes, qui étaient présents à SKHIRAT, étaient en tenue de sport : chemise et pantalon sport.
    Il était très difficile de reconnaître les grandes personnalités en tenue de sport, car on avait toujours l’habitude de les voir à la télévision, en costume de ville, ou en tenue militaire.
    Tout autour de la piscine, était disposé un buffet somptueux avec des mets délicats, et des boissons de toutes origines.
    Un orchestre, près de la tente caïdale jouait des morceaux de musique, qui donnait un caractère joyeux à la fête.

    Beauté : Les invités étaient dessiminés autour de la piscine, près de la tente caïdale, sur le Golf, et même à la plage, qui se trouvait en contrebas de la baie vitrée.
    Je discutais joyeusement avec mes amis. Notre discussion n’avait aucun caractère sérieux, et portait sur la beauté du buffet, la couleur bleue immaculée de la piscine, et le bruit au large des vagues sur la plage.
    Nous étions visiblement heureux d’être dans cet endroit exceptionnel et parmi des invités de marque aussi bien marocains qu’étrangers.
    Vers 13H00, les invités commençaient à se rapprocher des buffets qui entouraient la piscine, et attendaient le signal des responsables pour se servir.
    Aucun protocole particulier n’était prévu, à notre connaissance, pour le choix des tables. Aussi, je me suis assis avec mes amis, près de la grande tente dressée devant le Palais, à côté de l’orchestre, habillé d’habits de couleur rouge, et qui continuait à jouer une belle musique entraînante.
    Nous apercevions de notre place à quelque deux cents mètres, S.M le Roi Hassan II, qui était assis, seul, dans une table sous la tente. Nous nous sommes servis au buffet, et commencions à manger. Il faut préciser que de là où nous étions assis, nous ne pouvions pas voir l’entrée du Palais; car un mur nous barrait la vue, et une petite porte fermée était aménagée pour le passage à travers le mur.
    Soudain, nous entendîmes quelques coups de feu. Je me tournais vers mes amis pour leur demander «qu’est ce que c’est que ces coups de feu»? L’un deux répondit: «Ne t’inquiète pas, ça doit être des coups de feu provenant des stands de tir aux pigeons».
    Les coups de feu devinrent plus fréquents, et les détonations plus fortes. Comme je l’ai déjà expliqué, nous ne voyions rien, car la vue était barrée par le mur.
    Tout à coup, un mokhzani avec sa Djellaba toute blanche s’écroula, frappé d’une balle, et sa Djellaba fut maculée immédiatement de sang rouge. Quelqu’un de haut placé, certainement une personnalité importante, s’approcha du Mokhzani et s’écria “Qu’est ce qui arrive là ?” Les coups de feu et les détonations s’intensifièrent encore plus. La panique s’empara des invités, car on voyait de plus en plus de personnes blessées, et qui perdaient leur sang.

    Courage : Deux réactions se présentaient aux invités qui ne voyaient pas ce qui se passait. La première consistait à passer par la petite porte, pour gagner le parking de voitures, et fuir. Cette réaction fut fatale, car les mutins ayant franchi la porte d’entrée du Palais, tiraient dans tous les sens, et s’approchaient du Palais.
    La deuxième réaction fut de fuir vers la mer, en brisant la baie vitrée. J’avoue que je n’ai pas réfléchi pour emprunter cette seconde voie. C’est peut-être tout simplement l’instinct, ou la chance.
    Arrivé sur la plage, j’ai d’abord voulu fuir en nageant dans le large. J’ai donc plongé, et nagé quelques minutes, quand j’aperçus au loin des vedettes militaires qui barraient le passage.
    Je suis donc retourné vers la plage, et essayais de fuir vers la plage Amphitrite. Malheureusement, les mutins avaient encerclé le Palais, à l’est et à l’ouest, et empêchaient les invités de fuir. Ils lançaient pour cela des grenades, dont une a explosé à quelques mètres de moi, sans m’atteindre. Quelques soldats se détachèrent de leur groupe et nous intimèrent l’ordre de regagner le Palais à coup de crosse, mais sans tirer, en vociférant: «salauds, remontez au Palais». Je suis remonté donc vers le Palais au milieu des invités, qui se tiraient les uns les autres par les habits, pour se placer au milieu des groupes, afin d’éviter d’éventuelles balles perdues. Je ressentais à ce moment là, la force extraordinaire de l’être humain, et son égoïsme pour assurer sa survie, lorsqu’il est en danger.
    Le spectacle autour du Palais était affreux: des blessés gémissaient sans qu’aucun secours ne leur fut apporté, perdant leur sang à profusion. Des cadavres flottaient dans la piscine, dans l’indifférence générale.

    Egoïsme : La tuerie a duré au moins une bonne heure, à la suite de laquelle le feu cessa aux environs de 15H00. Sous la menace des armes, nous avons marché en dehors du Palais, à proximité du Golf, où on nous a ordonné de nous coucher, face contre terre, et mains derrière le dos.
    Ce fut pour moi un moment de répit, où j’ai commencé à réfléchir. Tout d’abord, je ne comprenais pas que des soldats en uniforme nous tiraient dessus, alors que nous étions les invités du Roi. Cette incompréhension dura jusqu’à ce que j’entendis «Vive l’Armée du Peuple». C’est à ce moment là que je compris qu’il s’agissait d’un complot de l’Armée contre le régime royal.
    J’ai vu le visage de certains soldats, qui étaient très jeunes, et dont les yeux étaient exorbités et injectés de sang (peut-être sous l’effet de la drogue).
    J’entendis aussi de loin, mais sans que je puisse discerner les noms, l’appel des mutins à des officiers, dont certains avaient le courage de se lever, et qui furent certainement exécutés sur place. Car, je ne voyais pas les exécutions, mais entendais les détonations. Le comportement des invités autour de moi était diversifié: certains tremblaient de tout leur corps, d’autres priaient à voix basse, d’autres enfin restèrent calmes. Je suis resté moi-même très calme, je ne sais pour quelle raison, peut-être que j’étais inconscient du danger de mort que je courais.
    Soudain, quelques hélicoptères couvrirent le ciel, tournoyant autour du Palais. Je me suis dit que c’est peut-être l’Armée, fidèle au Roi, qui venait de Rabat, pour mater l’insurrection.
    A ce moment là, j’ai eu très peur, en pensant que nous allions nous trouver, nous les invités, au milieu d’un combat terrible entre l’Armée fidèle du Roi et les mutins. Soudain, les soldats qui nous gardaient, ont commencé à nous relever, à nous conforter par des mots aimables, et nous donner de l’eau à boire.
    J’ai vu le Général Oufkir que j’avais reconnu, demander à un soldat de lui remettre sa vareuse, qu’il endossa sur sa chemise de sport; et il commença à donner des ordres, et à prendre la situation en mains.
    Je ne comprenais encore rien à ce qui se passait, et sans perdre de temps, rejoignis le parking, où un invité, que je ne connaissais pas, m’a ramené à Casablanca. En cours de chemin pour rejoindre le parking, j’ai vu à nouveau le spectacle affreux des morts et des blessés.

    Regardez le sort des comploteurs, ils payeront de leurs vies..........................!http://youtu.be/rnbjFD_aESw

                                                           Cordialement,Chihab-25

    -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------


                                                                                              

    ntielle algérienne de 2014.                

    Les présidents Algériens; de Gauche à Droite : Ben Bella, Boukharouba, Ferhat Abbas, Chadli Benjdid et Mohamed Boudiaf.  Les deux premiers sont les maudits ennemis du Maroc.  Les 3 autres sont modérés et respectés par les Algériens eux-même et hors frontière . Mais celui qu'on salut au fond de la gravure,  fait honte aux algériens.                                                                                                          

    Bouteflika ment et ne veut pas du bien au peuple algérien?.. Comme de tradition, un conseiller à la présidence algérienne a lu un message au nom du chef de l’État algérien à l’occasion de ce que les algériens appellent,  "journée du chahid". Dans l’adresse de l’année passée, selon la presse algérienne, il était question de réformes. Même si, pour Bouteflika, celles-ci ne devaient, alors, pas être hâtives et irréfléchies, elles étaient encore à l’ordre du jour. Ces réformes étaient alors salutaires. Elles devaient tendre à faire admettre les postulats qui consacrent le processus démocratique, consolident les institutions constitutionnelles, rétablir la suprématie de la loi et protéger les libertés individuelles et collectives, autant d’objectifs nobles auxquels aspiraient vos soi-disant "chouha-da”.

    Une année plus tard, “les réformes artificielles” sont déjà accomplies ! Un peu comme si elles s’étaient réalisées sans même que les algériens en apercevront : “L’Algérie, qui avance à pas sûrs selon les inventions spectaculaires de celui qui disait un jour à Setif  "Tab Jnanou", elle connaît, de grandes mutations, à tous les niveaux et dans tous les domaines, depuis plus d’une décennie, sous une direction qui a pris la responsabilité de traduire la réforme dans les faits disait-il.”  Bouteflika se réjouit ainsi de créer le mensonge et de s'inviter lui même et les siens à le croire!, d'autant plus qu'aucune considération n'est donnée au peuple algérien qui se trouve à six mois du rendez-vous de la prochaine présidentielle pour s'assurer de la réalité de ces réformes fantoches. Mais rien ne donne à penser que c’est le cas, en l'absence de vision, de dynamique et de débat politique entre les hommes et les partis en lice. Tout le monde attend de voir un signe qui lui indiquerait la direction à pendre ou essayerait cette vulnérabilité.

    Nous Marocains observateurs, de même que les algériens, ne nous avons pas vu, “des grandes mutations”. Tant on continuait en Algérie à vivre de pétrole exporté, de farine et pommes de terre porcine importées… tant rien n’a changé, “depuis l'arrivée de Bouteflika à la magistrature suprême de l'Algérie, au contraire, le pays est dans une économie en panne, face à une administration plus bureaucratique que jamais, une justice injuste qui frappe à tort et travers,  et attend sa libération, un nombre croissant de problèmes sociaux, de disparus forcés, de mal-logés, de Hitistes, de chômeurs et de grande humiliation "La Hogra" qui tue l'ambition  populaire, en particulier chez les opprimés et déprimés.

    Seule activité à avoir cependant connu une progression palpable : la corruption, rien que la corruption et l'anarchie totale. Et malgré,  Bouteflika, son entourage, les thuriféraires, les opportunistes et les hypocrites algériens s'en vantent encore et se réjouissent de clamer "tabarak allah a3lik ya Jazaer", terre de fièreté, de dignité et de justice sociale.!

    L'Algérie se trouve au point mort sur une tôle chaude bien laminée par le désespoir collectif, sans conviction aucune, sans fournir d'efforts et sans le moindre égard pour l'opinion, la volonté du peuple, les espoirs de la jeune génération et son aspiration pour le changement via un choix libre, démocratique et en toute responsabilité de celui qui succédera à Bouteflika et présidera aux destinés de l'Algérie.

    La preuve, par l’issue problématique des printemps arabes : Les évènements et faits déplorables survenant ici et là, et tout près de vous algériens dans plus d’un pays arabe, et indépendamment des aspects manifestes, démontrent le degré de gravité de ce qui se trame derrière la scène chez vous”, on vous disaient que l’Algérie a déjà vécu son "printemps noir" durant la décennie noire des années 90 que pour perdurer la situation au terme du statu quo, isolant l’Algérie de son entourage régional et du monde extérieur.
     
                                                                           Attention : Présidence à risques..!       

    Ferhat Abbas : est le premier président du gouvernement provisoire de la république algérienne GPRA de 1958 à 1961. Homme de culture et de la science, il sera sollicité par Abane Ramdane* dés 1955, pour composer le noyau politique de la révolution. Par son rayonnement personnel, par la coalition politique qu’il a rassemblée autour de lui, il a donné à la révolution un rôle qu’elle n’avait encore jamais tenu et qu’elle a conservé jusqu’aux accords d’Evian, en 1962. Il sera écarté et placé en résidence surveillée après l’indépendance, jusqu’à sa mort.

    Ben Youcef Benkhedda : fut le successeur de Ferhat Abbas (1961-1962). Ce pharmacien de formation, fut décapité comme son prédécesseur, alors que son apport à la cause Algérienne reste majeur. Sans doute a-t-il eu des lacunes, des illusions et des échecs. Mais, par son style, ses méthodes et ses idées, l’insurrection du 1er novembre 1954 a pris une dimension internationale. Humilié et sali  pour avoir soutenu l'engagement de l'Algérie dans l'accord  passé avec le Maroc le 6/7/61 par le GPRA de Ferhat Abbas sur les frontières, il sera écarté de la vie politique et assigné à résidence surveillée jusqu’à la fin de sa vie. Une réclusion de laquelle il ne se relèvera plus.

    Ahmed Ben Bella : premier président algérien, ne termine pas son mandat suite au complot du 19 juin 1965, redressant, dit-on en Algérie, la trajectoire tordue de l'Algérie, putsch mené par le colonel Houari Boumédiane, alors ministre de la défense. Cette mule blanche "Marrakchi", était sur le point de déclarer l'Algérie "Mohafadha Misria", car il fut emporté aveuglement par le socialisme Naceriste, exécutant sans réserve les orientations de son parrain égyptien Abdenaceur contre le Maroc. Bekbachi Abdebaceur projetait à républicaniser les monarchies et Émirats arabes, en essayant après le Yémen de jouer avec le feu contre l'authenticité du Royaume Chérifien du Maroc, un pays ancré dans l'histoire, doté depuis des siècles d'une monarchie constitutionnelle stable. Il voulait éliminer tout simplement, le Roi feu Hassan II, après avoir réussi de comploter facilement le roi Mohamed El Badr du Yémen, en recasant son pion Yéménite Abdallah Sellal.

    Le tyran Bekbachi créa ainsi, avec la complicité de l’adjudant Ben Bella, comme moyen d'intervention au Maroc, la «guerre des sables en octobre 1963», où l'alliance Égypto-Algérienne fut déjouée en 4 jours par l'Armée Royale Marocaine. La volonté divine de sa part,  a bien voulu dévoiler le plan logistique Égyptien contre le Maroc, par la capture inattendue, d'un gros poisson Égyptien en terre Marocaine. De simples citoyens Marocains de la localité de Ain Chouater, actuellement dans la province de Figuig, ont capturé un hélicoptère Algérien qui avait perdu la boussole, avec à bord 5 officiers Algériens et 4 autres officiers Égyptiens,  en mission de prospection logistique à la base militaire  algérienne de "Hamaguir" dans la région d'Abadla, au delta d'Oued Guir. Cet appareil était ce jour-là en tournée de reconnaissance  à la frontière algéroc-Marocaine en plein guerre. Le pilote Algérien s'est trompé, au lieu d'aller vers l'amont d'Oued Guir il a pris la direction de son aval pour atterrir, à son gré et pas en catastrophe, dans une localité Marocaine frontalière loin du front de bataille. (Pour en savoir plus, voir en blog la catégorie "La guerre des sables 1963").

    Houari Boumediène (Mohamed Boukharouba, son vrais nom) : Ce maudit président algérien est à l'origine de tous les maux du Maroc les avec l'Algérie. Il jeta à la largeur du mur l'accord Maroco-Algérien du 6/7/1961, passé avec le GPRA sur l'avenir des frontières avec l'Algérie indépendante, en le baptisant "Chiffon de papier". C’est lui qui créa le problème actuel du Sahara Marocain pour étendre sa main  gauche vers l'océan atlantique, laissant entendre, qu'avec cela, il mettait la pierre au soulier du défunt S.M.le Roi Hassan II que Dieu ait son âme, le monarque génie qui apparemment, constituait, pour lui et pour ses parrains au Kremlin,"la bête noire de l'occident". Avec la volonté divine, Boumédiane n’achève pas sa mission agressive contre le Maroc et meurt à Alger fin 1978, une mort méritée de chien empoisonné après l'échec de la médecine Soviétique dans son cas.

    Chadli Ben Jedid : le président de la décennie quatre-vingt, contraint de démissionner au cours de son second mandat pour avoir instauré, d'une part, le multipartisme, suite aux événements d'octobre 1988, laissant la voie libre aux putschistes de janvier 1999 et d'autre part, pour son rapprochement au Roi feu Hassan II, au point que la junte militaire qui courtise le pouvoir algérien dans les coulisses ne lui pardonnait pas sa participation impulsive aux parties de chasse au sanglier qu'organisait en sa faveur le roi dans la province d'Ifrane au moyen Atlas au Maroc (!). En jetant l'éponge, il meurt calmement en dignité contrairement aux autres présidents. C'est  d'ailleurs, le seul président que regrettent les algériens.

    Mohamed Boudiaf :  prend les rênes du pouvoir 1992. membre fondateur du FLN, un des chefs historiques de la guerre d’indépendance algérienne et membre du (GPRA), au poste de ministre d’État de 1958 à 1961 puis vice-président jusqu’en 1962, il entre en opposition contre le régime militaire qui a pris de force le pouvoir, et s’exile durant près de 28 ans à Kénitra au Maroc. Rappelé en Algérie en pleine crise politique, à la tête de l’État, en tant que président du (HCE) Haut Comité d’État, organe en charge provisoire de la gestion de l’État, du 14 janvier au 29 juin 1992,  assassiné à Annaba, lors d'une conférence par les généraux qui l’ont courtisé durant des mois, dont le tueur à gâche n'était que son garde du corps, le lieutenant M'Barek Boumaârafi, un officier commandité par le général Smain Lamari,alors patron du DRS (les services secrets algériens).

    Ali Kafi : un court passage, en sa qualité de bouche trou, comblant la vacance, conformément à la loi fondamentale algérienne. Ce vieux ingrat était fonctionnaire à l'époque de la guerre de libération algérienne au ministère Marocain des affaires étrangères, il occupait un poste qui lui permettait d'accéder librement aux archives de ce département, d'où il a pu voler des documents importants justifiant l'engagement du GPRA dans l'affaire des frontières, un engagement non tenu par l'Algérie indépendante qui refuse, à ce jour, de remettre au Maroc son Sahara oriental, un territoire qui n'était jamais algérien.

    A noter que ce maudit Ali Kafi était membre actif dans la délégation du GPRA qui négociait avec la France de De Gaules les accords d’Evian ayant permis aux Algériens d'accéder à l'indépendance, il s'est transformé en "leader féroce" qui incitait, à maintes reprises, la délégation Algérienne à claquer la porte, quand les négociateurs Français proposaient de mettre à coté l'avenir des territoires Marocains attachés par la France à l'Algérie Française 1903. La France savait alors de quoi elle parlait aux algériens, faisant allusion à la totalité du Sahara Marocain oriental qui regroupe : Ain Salah, Adrar, Timimoune, Touat, les Ksours de la grande Saoura, Colomb-Béchar,Kénadsa, Abadla et Tindouf.

    Liemine Zeroual : est élu en novembre 1995 au suffrage universel parmi quatre candidats. Il se retirera à mi-chemin, en février 1999 et ne terminera pas son mandat à cause de fortes pressions de son chef de cabinet, le général Larbi Belkheir et la junte de Ben Aknoune d'Alger en particulier les généraux Mohamed Lamari,Chef d’État major général de l'armée et Mohamed Mediene (Toufik), le chef de la toute-puissante Sécurité militaire (SM), alors dans un climat de guerre civile, que le président Zeroual, le plus estimé des algériennes et algériens a décidé de mettre un terme à son mandat de chef de l’État.  Sa gestion du pays ne convenait non plus au goût de ses pairs de la junte, alors qu'il se préparait de trouver un entente avec les islamistes du FIS pour sortir l'Algérie de l’impasse et remédier à la situation.

    Abdelaziz Bouteflika : est sur le point d'achever son troisième mandat,mais il est à bout de souffle et gouverne à partir d'un fauteuil roulant. Y a-t-il une malédiction qui traîne du côté  du palais d'El Mouradia ou est-ce le peuple algérien si compliqué et si difficile qui «achève» ses présidents sans pitié ?. Sûrement, c'est la particularité Algérienne  qui domine le destin tragique des présidents algériens,   Bouteflika, un cas à suivre, ...

    Raisonnement, l’armée algérienne reste une institution clandestine au-dessus de la présidence algérienne, elle agit en coulisses, refusant à tout gouvernement l’autorité nécessaire à la direction de l’État et à la gestion du pays, et ce depuis le 1er novembre 1954. Il faut rappeler à cet effet, que tous ceux qui ont cherché une autonomie ou une gestion démocratique des institutions, ont été liquidés physiquement, comme l’indique si bien le sort tragique réservé aux symboles de la révolution algérienne en l’occurrence : Abane Ramdane, Mohamed Kheider, Abou Bekr Belkaid, Mohamed Boudiaf et Kasdi Merbah, tous effacés d’un revers de la main par des caporaux incultes de l'armée Française, seulement soucieux de leur carrière personnelle.

    A noter que depuis l'indépendance de l'Algérie en 1962, l'armée a toujours choisi le président: Ahmed Ben Bella (1962-65), Houari Boumediène (1965-1978) Chadli Bendjedid (1978-1992), Mohamed Boudiaf, ramené de son exil marocain pour être assassiné six mois plus tard en juin 1992, Liemine Zeroual (1994-1999) puis Abdelaziz Bouteflika. Le prochain ne sera sûrement en 2014, qu'un lauréat de l'école de la junte militaire du Daly Brahim d'Alger.


      

          Le pouvoir Algérien au croisé du chemin, pas de feuille de route, sauf contre le Maroc.

    En conclusion, l'ambiguïté qui règne en Algérie est accompagnée d’une inertie dans de nombreux secteurs. Elle contribue à ralentir le changement et participe au déclin des valeurs et des principes et à l'effondrement de la morale algérienne. Cette situation aura sans aucun doute des conséquences et créera des scissions et des déséquilibres politiques et sociaux, tels que ceux qui se produisent actuellement en Kabylie, Ghardaia, Ouargla, Borj Baji Lmokhtar et dans le grand sud Algérien, en matière  de soulèvement et d'insécurité. Compte tenu des désaccords et des mensonges qui règnent au sein des deux partis de la majorité et du gouvernement algérien-même, ainsi que la confusion, l’hésitation et la peur que vivent les autres formations politiques et les associations, en l'absence d'une présidence réelle, dont le silence est devenu sa seule arme pour dissimuler ses intentions et éviter de provoquer des réactions néfastes qui ne seraient pas à son avantage !

    Aujourd'hui, il devient évident qu’à partir de son fauteuil roulant, le Président algérien aspire, en vain, à un quatrième et à un cinquième mandat, voire même à la présidence à vie. Il refuse de porter le titre d'ancien président, malgré son absence de la scène politique, son âge avancé, son vieillissement apparent et son incapacité à exercer ses fonctions et à assumer ses responsabilités vis-à-vis de son peuple. Il continue à tirer les ficelles et à prolonger le suspens en utilisant ses proches et ceux qui bénéficieraient de son maintien au pouvoir. Il tire profit du  soi-disant respect et de l'estime du peuple et de l’institution militaire, ainsi que de la stabilité sociale forcée qui coûte très cher à l'Algérie, de la patience et la compréhension supposée des algériens, et également de la peur et de l’hypocrisie qui règnent dans les milieux politiques et sociaux.

                                                 شقيق بوتفليقة أحد مسؤولي عصابة المافيا الجزائرية           

    وجه حسين مالطي المسؤول الجزائرى السابق في قطاع البترول وأحد مؤسسي شركة المحروقات الحكومية الجزائرية " سوناطراك" ، الاتهام المباشر لشقيق الرئيس الجزائري عبدالعزيز بوتفليقة، بالتورط في قضايا الفساد التي هزت مجموعة النفط العملاقة سوناطراك المملوكة للدولة,الآمر الذي كان سببا في مرض و شلل بوتفليقة                                                                                                                                                                             
    Le silence enregistré laisse à penser que Bouteflika cherche à se présenter pour un nouveau mandat dans les habits de son frère Saïd, du moins ce que souhaiterait son entourage, sans le moindre respect ou égard pour la volonté du peuple algérien et son aspiration pour un nouveau souffle et un changement de figures. Voir l'écran Algérien brouillé, pendant une décennie et demi par les mêmes figures, Oulad Mma Mansouria et leurs valets de chambres..? C'est trop pour un pouvoir myope de naissance.
     
    Pire encore : il ne renoncera pas au trône, car il est convaincu d’être le seul capable de diriger la Nation et qu'en Algérie nul ne peut lui succéder, estimant qu’après lui le pays risque de s’effondrer. Croire que Bouteflika va quitter son poste, renoncer au quatrième mandat et passer les rênes à un autre président et devenir ainsi l’ancien chef de l’État comme l’a fait Liemine Zeroual est une utopie et un rêve qui ne se réalisera jamais.

    Au même moment, les candidats potentiels attendent de voir l'évolution de l'état de santé du Président, conscients que sa maladie est le facteur principal pour déterminer l’avenir. Ils attendent que d’«autres parties» se mêlent pour déterminer la destinée du pays. Ils sont aux aguets, tout comme l’est la classe politique, car personne n’a le courage et la disposition d'initier le débat et de prendre position, trop conscients que la partie est déjà jouée et que la décision n’émanera pas de la volonté populaire comme à chaque fois. Pour le reste, les conditions sociales et déontologiques ne leur permettent pas de montrer leurs intentions et de dévoiler leurs ambitions, car ils risqueraient de payer un lourd tribut qui a coûté très cher à ceux qui l’ont tenté par le passé...

    Tous aspirent à la présidence, observant et attendant sans fournir le moindre effort et sans tenir compte de l’électeur algérien qui ne sera consulté qu’à la dernière minute. En réalité, nul ne se préoccupe du soutien du peuple et du corps électoral en Algérie. Leur souci majeur est d’avoir le support de l’armée, qui semble, comme toujours, ne pas laisser les choses aux mains de la classe politique et du peuple qui devront assumer les responsabilités de leur choix. Ainsi, elle se consacrera à exercer, dans les coulisses bien sûr, ses fonctions constitutionnelle, militaire et sécuritaire et à protéger la légitimité de la corruption et les ressources du pays, qui sont spoliées au quotidien dans l’Algérie de la "fierté, de la dignité et de la justice sociale". Des mots creux, qui ne signifient plus rien aux Algériens. Bonne lecture.

                                                                                                     Cordialement,Chihab25
    -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
    *.-Une figure historique de la révolution algérienne,assassinée par ses pairs de l'ALNA dans des circonstances restées inconnues à ce jour.