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Maroc-Algérie : John Bolton serait-il un fervent partisan du Polisario..?

                                             

                                                                                

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Une amitié d'éternité..Sur la photo en haut prise à Tanger en 1988; Mr.Donald Trump, sa femme Melania et feu Hassan II. Il paraissait que Feu Hassan II était, dès lors en train d'apporter sa pierre d'amitié à l'édifice de la famille Trump. On dirait qu'il prédirait depuis, la présidence des USA à un Donald Trump, le milliardaire et homme d'affaires Américain.

C'est vrais, c'est les normes de vie. Hier c'était feu Hassan II, aujourd'hui c'est au tour de Sa Majesté le Roi Mohamed VI de faire de même et demain, pourquoi pas, sera certes, le cas de Hassan III avec sa génération Américaine.

                             

Tout d'abord...Avant de développer ce volet auquel je souhaiterai voir en grand article similaire à ceux  de "certains chroniqueurs". Je me sent contraint de consacrer mon bagage, tout mon bagage et mes connaissances, pour la première fois, à un sujet qui dépasse naturellement, ma modeste cervelle. Il se rapporte à la position américaine dans le conflit artificiel du Sahara qui oppose notre pays le Maroc à beaucoup de pays ennemis,  dont le metteur en scène et jongleur principal n'est qu'une voisine de mal qui s'appelle l'Algérie.

Avant de me lancer dans cette aventure, je dois préciser que le Maroc est appelé, à mon sens, à se méfier et agir avec beaucoup de prudence envers toute attitude malencontreuse concernant son intégrité territoriale et ce en conformité à ce qu'on appelle «alerte à la méfiance» qui en a un grand sens, à ne pas négliger, tant que l'humiliation qui provient des proches aura certes, l'effet le plus douloureux que tout autre détracteur :

«Dans un passage de l'histoire imaginaire "Sbaâ et Boufessiou", feu haj Abdelkrim Filali, le doyen des conteurs de Jamaâ L'fna de Marrakech , qu'on voit au bas de la colonne droite (point d’écoute 2,00s)  incitait à la méfiance : «Achedd'h'zamak...Kolchi Aâdou!»" C'est le diction significatif qu'il faut bien appliquer par le Royaume face à quiconque qui oserait bafouer ses droits et ses intérêts y compris  un certain John Bolton, conseiller actuel à la sécurité nationale Américaine».

Attention aux lapsus..! Pourquoi précisément ce John Bolton? Parce que le Maroc,malheureusement, sera désormais contraint à confronter de nouveau un autre Zuma - mais cette fois-ci en made in USA, prêt parait-il, à jouer le rôle de comparse dans l'affaire du Sahara Marocain pour en bénéficier davantage de billets verts du pétrodollars Algérien comme en ont fait ses prédécesseurs, les Sud-Africains,  Nkosazana Dlamini  et  son chevalier de "Viagra"Jacob Zuma.

En preuve, Mustapha Alaoui, le pseudo-doyen de journalistes au Maroc apprend au lectorat national dans son Ousboue Sahafi par une de ses sorties hebdomadaires spectaculaires que le torchon brûle déjà entre le Maroc et Bolton qui, n'a pas tardé à plonger en profondeur dans les turbulences d'une administration Trumpiste de "Cow boy" pour éventuellement afficher l'idée d'autodétermination pour satisfaire pleinement le bon de commande de l'Algérie qui lui aurait été glissé, sous table, par l'autre Américain qui, parait-il, entaché, voire contaminé du tabac à chiquer algérien (chemma) depuis son accréditation de diplomate à Alger.

Pire encore, il prédit l'entrée d’Israël en ligne qui, selon l'hebdomadaire satirique, prône que son premier ministre Nettanyahu,  pourrait proposer sa médiation en l'objet en échange de continuer à battre le pavé Marocain dans la perspective de convaincre les autorités Marocaines à lui permettre une visite officielle au Maroc, le pays de son frère confessionnel Mr.André Azoulay.

Sachant bien que les services secrets Israéliens (Mossad) prennent en compte le poids  du Royaume du Maroc, à l'échelle mondiale,  en le considérant comme l'élément, le plus important, par sa crédibilité et son influence au monde arabe.

C'est pourquoi Nettanyahu serait en train de guetter l'occasion propice pour s'aligner au rang du Maroc qui préside le«Comité AlQods» afin de mettre terme à l'invraisemblable débordement arabe refusant de reconnaître ouvertement l'Etat Israël. Effectivement si on croit une chaîne-tv Israélienne, Nettanyahu devrait effectuer cette visite le début avril prochain.

Nul ne peut ignorer, selon les pratiques du Mossad, que l'Etat hébreux ne cache pas ses ambitions d'envahir le monde, il possède les moyens et les  expériences pour en arriver à n'importe quel but convenant à sa stratégie politique étrangère et il en a des méthodes fortes pour son empressement à les traduire sur le terrain. Personne ne peut aussi répertorier les exemples. Seulement si un pays est mis dans l’œil du cyclone Israélien, le Mossad exécute, avec souplesse, les missions qui lui sont assignées au profit de la terre promise par des orientations et des engagements qui vont progressivement modifier au pays visé, son organisation et son fonctionnement.

En tout état de cause,les lubies conjoncturelles de Trump, de Bolton, de pompeo du parti républicain et de la dame de fer Nancy Pelosi,la présidente de la chambre des représentants au compte des démocrates qui s'est montrée contre-vent face à Trump, ou encore de cette Algérie avec sa pagaille de mal ne pourront ouvrir une boite de Pandore, face à la solidité et à la légitimité de nos droits, ils tomberont, tôt ou tard, dans les avaloirs des mauvaises histoires de la planète.

Ne me dites pas qu'ils sont que de "simples ogives", substituant à d'autres commanditaires en coulisses, bien sûr que non. C'est une équipe occasionnelle qui vient de l’écurie Trumpiste pour faire, avec préméditation galvaudée et gaines de petits Cow-Boy, la politique de gangs à l'échelle mondiale, elle en a parait-il, le nez creux envers la posture grandiose du Maroc.

Si ce fameux John Bolton et sa suite se réjouiront, par le fait se mêler dans l'affaire du Sahara Marocain pour préjudicier éventuellement aux intérêts du Maroc, ils se trompent de vocation, tant que n'importe quelle brimade embêtante émanent de leur part n'y changera en rien de la «Solidité de la cause nationale».

Une cause, rappelons-le, faisant l’unanimité des Marocains est la principale des priorités de tout un peuple derrière son Souverain qui n'est d'ailleurs, que le descendant du Sultan Marocain Mohamed III, le premier à reconnaître le pays des Cow Boy au détriment des peaux rouges(!).  

En tant que simple observateur Marocain qui défend l'honneur et la souveraine de son pays, je crois que j'ai droit à conseiller à ce Bolton d'aller brimer, voire d'aller s'éternuer ailleurs, là où il n'y aura pas de Marocain sur terre.Et s'il en a avalé trop de billets verts de la Sonatrach,il en a beaucoup de temps à venir pour les digérer loin de se casser la tête avec la chose Marocaines.

Si personne ne pouvait déshabiller cette bande Algero-américaine de Cow Boy et d'ingrats, le Maroc qu'on envie pour sa grandeur et pour sa situation géographique privilégiée, est habitué à ce genre de danses de coqs, il aura la capacité de le faire avec son silence, qui déchirant la toile, préserve ses droits et ses intérêts et cet énième phénomène «-ère-Trump-» et ses ingrédients vont aller avec le dos de la cuillère et nous nous remettrons les pendules à l'heure, comme jadis à chaque changement de locataire à la maison blanche.

En parlant de cette bande, je souhaiterai, sincèrement, voir l'attitude de Mr.Trump, envers le Royaume du Maroc, malgré son geste de "tir à boulets rouges", épargner et exclure les relations Maroco-Américaines de toutes les turbulences de son règne et d'avoir, en parallèle, de l’amabilité  d'y être à la hauteur de sa «pose d'affection et d'amitié» avec l'ambassadrice du Royaume à Washington Joumana Alaoui, (photo) tout en tirant la poile Marocaine de la pâte de ce Bolton et sa suite. auxquels nous disons : "attention  épargnez le Maroc de vos lapsus!".

À ce stade et selon les rituels diplomatiques on ne jouera point avec les sujets concrets d'amis et alliés. Le Maroc qui en fait partie des amis-USA depuis le Sultan Sidi Mohamed Ben Abdallah (Med III) et le premier président Américain George Washington, n’a besoin, de personnalités qui répètent, vaguement, la phrase galvaudée que «le Maroc était le premier pays à avoir reconnu l’indépendance des États-Unis,  (20/12/1777)».

Il a plutôt besoin de personnalités de calibre au sein de l’establishment politique de Washington, qui soient capables de soutenir les efforts politiques du Maroc et de tenir compte des concessions qu’il a faites depuis 2007 pour ouvrir la voie à une solution politique au problème que l'administration Américaine connait plus que d'autres depuis le président Gérard Ford. et le secrétaire d'Etat Henry Kissinger et peut être bien avant.

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Preuve de force..Sachant que l'élection de Mr.Donald Trump a été une surprise pour les observateurs américains et étrangers. Comme dans d'autres pays, les Marocains ont suivi les élections avec beaucoup d'intérêt parce que tout changement de direction de la Maison Blanche pourrait avoir un impact sur la politique étrangère des Etats-Unis envers le Maroc. Après cette élection la plus moche des américaines, les Marocains se demandaient dans quelle mesure la nouvelle présidence Américaine aura un impact négatif ou positif sur les relations entre Washington et Rabat.

Eu égard au discours de Trump lors de la campagne électorale, durant laquelle il a mentionné le Maroc deux fois de façon négative, beaucoup craignent que ce discours ne soit le signe de lièvre d'une politique hostile du président élu vers le Maroc.

Les Marocains, faut-il rappeler, étaient tous pour Hillary Clinton, escomptant surement, comme beaucoup d'autres analystes son retour triomphale à la maison blanche pour user du bureau ovale. Mais si les vents soufflent souvent au sens inverse des navires, pour nous Marocains pourquoi regrettons-nous cette défaite, même qu'il s'agit-là de notre concitoyenne Maroco-américaine, Mme Hillary Diane?.

Un interrogation inutile même méritant de l'aspiration, parce que la bas, c'est l'Amérique, je ne dirai pas le gendarme du monde, mais l'endroit où la démocratie mondiale pousse ses germes. Ce n'est un pays tiers-mondiste, à l'image de l'Algérie et ses alliés corrompus  ou le fief de Joseph Kabila ni les prairies des Castros ou de Maduro non plus.

Je dis bien l’Algérie car Ali Benflis l'ex-premier ministre Algérien, président d'un parti politique d'opposition (vidéo en pages jointes - dernière note) reconnait et confirmait  la méthode de falsification d’élections en Algérie.

Cependant, on peut retenir que la politique étrangère qu'adopte Mr.Trump ne reflète pas le discours qu'il a utilisé pendant la campagne électorale. Il y a une grande différence entre le discours qu'un candidat utilise lors d'une campagne électorale et les décisions qu'il prend une fois qu'il est au pouvoir. L'expérience de la plupart des pays montre que, une fois élus, les dirigeants politiques ont tendance à adapter leurs convictions personnelles aux intérêts de leurs pays.

Sa Majesté le Roi feu Hassan II que Dieu ait son âme a réussi à établir des ponts de communication et de confiance avec le parti Républicain américain depuis la guerre froide. Cela a souvent conduit les États-Unis à prendre des positions qui soutiennent la position du Maroc sur le Sahara. C'est le cas depuis les années 1970. Sous l'ombre de cette amitié le Maroc a réussi à organiser la Marche Verte en novembre 1975 grâce au soutien du président américain Gerald Ford.

Il faut rappeler à cet effet, le rôle joué par le secrétaire d'Etat Henry Kissinger pour empêcher le Conseil de sécurité d'adopter une résolution contre le Maroc. Cette politique amicale s'est poursuivie pendant les deux mandats de l'ancien président Ronald Reagan entre 1981 et 1989. 

Alors que le président Carter avait décidé de réduire le soutien américain à la position Marocaine et de lier la vente d'armes au Maroc à sa volonté de trouver une solution au conflit, le président Reagan a décidé lui aussi, d'adopter la même politique suivie par le président Gérald Ford.. Le même niveau de relations entre le Maroc et le Parti républicain a continué durant les mandats de président des deux Bush (père et fils), sans ignorer bien sûr les positions claires des présidents Bill Clinton et Barak OBama.

Évitant de sortir de piste, je ne peut citer correctement toutes les positions "hautes et basses marées "des Congressmans Américains" des deux chambres durant les trois dernières décennies de ce conflit.

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                                                         S.M. le Roi Med VI et Mr. Antonio Guterres                                               

2440 un chiffre à retenir.. Il s'agit d'une résolution Onusienne portant le N°2440 du 31 octobre 2018. Elle reflète, entre autres, les développements récents sur le terrain et l’absence de tout incident susceptible de déstabiliser la région avec inclusion de l’Algérie pour la première fois en tant que partie concernée et pas observateur comme elle a toujours prétendu.

Le Conseil de sécurité a également souligné, pour la deuxième fois consécutive, la nécessité de “parvenir à une solution politique réaliste, réalisable et durable fondée sur des compromis”. Cette insistance signifie que le référendum n’est plus considéré comme une option viable à même d’aider les parties à trouver une solution politique au conflit. En outre, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Chine ont souligné que toute solution politique au conflit devrait être convenue d’un commun accord par le biais des négociations. 

C’est un secret de polichinelle que Bolton était l’un des rares responsables américains à avoir exprimé, plus d’une fois, son soutien au référendum d’autodétermination pour trouver une solution au conflit. Il était également conseiller et l’un des partisans des plans Baker I et II, en 2001 et 2003. Les deux plans - à quelques différences près - prévoyaient une période intérimaire de cinq ans pendant laquelle le territoire serait sous autonomie Marocaine, suivi d’un référendum d’autodétermination.

Bolton est-il un fervent partisan du Polisario?..Nous saurons certainement la réponse à cette interrogation après l'épouvantail du Conseil de Sécurité d'avril prochain. ou au plu tard 6 mois après. 

Le ferme soutien de Bolton à la tenue d’un "référendum d’autodétermination" a amené beaucoup d’observateurs à croire que Bolton est «un fervent partisan du Polisario». Bien que de nombreux observateurs s’inquiètent de la direction que pourrait prendre la question du Sahara Marocain avec la présence de John Bolton dans l’administration de Trump, le Maroc pourrait utiliser sa position comme une carte pour atteindre l’un des objectifs qu’il a cherchés depuis longtemps : 1-réduire le mandat de la Minurso et le limiter à l’observation de l’accord de cessez-le-feu, réduire son personnel civil et 2-obtenir la reconnaissance officielle que l’Algérie est une partie prenante du conflit.

Même avec ce qualificatif, il ne saurait changer la position USA sur le Sahara Marocain et ne peut faire cavalier seul. Les États-Unis ne sont pas une dictature où une personne pourrait prendre des décisions sur un coup de tête sans tenir compte des intérêts stratégiques de la nation tout entière.

La prise de décision aux États-Unis est un processus très complexe qui ne repose pas sur les orientations personnelles des individus, mais sur les intérêts stratégiques et suprêmes du pays. Par ailleurs, la Maison-Blanche n’est pas la seule institution qui intervient dans le processus de prise de décision. Le Département d’État et le Département de Défense jouent également un rôle majeur dans la détermination des orientations de la politique étrangère américaine et de ses priorités.

Même si Bolton cherchait à faire pression sur le Maroc, il serait très probablement opposé par les bureaucrates du Département d’Etat. Il a lui-même admis dans son livre que l’un des principaux obstacles auxquels il s’est heurté en 2005-2006 en tant qu’ambassadeur à l'ONU était l’opposition de la bureaucratie du Département d’Etat à toute décision susceptible de mettre en danger la stabilité Marocaine ou le statu quo.

Prudence et méfiance..Dans la perspective de neutraliser l'influence de ce petit cow boy du dernier temps, la diplomatie marocaine devrait être mobilisée plus que jamais et agir en amont pour prévenir tout développement susceptible de faire capoter les efforts déployés par le Maroc ces dernières années. Surtout que John Bolton a passé plus de dix minutes à discuter devant un groupe Américain de réflexion au sujet du conflit du Sahara et de l’incapacité de la Minurso de mener à bien l’objectif pour lequel elle fut créée il y a presque 28 ans.

Le ton de Bolton et l’attention qu’il a portés à la question du Sahara dans son discours laissent penser qu’il suivra ce dossier de près dans les prochains mois et s’assurera d’y laisser sa marque personnelle. Il ne fait aucun doute que les États-Unis exerceront davantage de pression sur le Conseil de sécurité comme sur l'Algérie pour qu’ils montrent une volonté réelle d’agir dans un esprit de compromis pour parvenir à une solution définitive.

Dans ses mémoires et à de nombreuses autres reprises, Bolton a exprimé son mécontentent vis-à-vis des bureaucrates qui le bloquaient. Or, maintenant il cherchera à accomplir ce qu’il avait échoué à réaliser en l'objet lorsqu’il était assistant de James Baker et ambassadeur à l'ONU de 2005 à 2006. 

Eu égard à sa position au sein de l’administration américaine et à sa proximité avec Trump, Bolton dispose désormais du pouvoir et de l’autorité qu’il n’avait pas auparavant pour avoir un impact sur les orientations de la politique étrangère américaine, conformément à ses propres positions et principes. Etant un des faucons du parti républicain, il est connu pour ses positions fortes et pour son empressement à les traduire sur le terrain.

L’Algérie et le polisario, même s'ils en ont la tête sous l'eau, sont conscients des positions de Bolton et de son poids à la Maison Blanche, raison pour laquelle l'Algérie, pour qu'elle ne mouillera pas trop sa sale chemise politique étrangère et en prévision de corrompre certains acteurs de la nouvelle administration américain en les traînant à son coté, elle s’est empressé de signer un contrat de lobbying avec David Keene, un consultant politique, ancien conseiller à la présidence et ex-rédacteur en chef du  Washington Times. Keene a travaillé pour les campagnes politiques de Ronald Reagan, Geirge Hw Buch, Robert Dole et Mitt Romney», ami proche de Bolton. 

A en juger par la relation étroite entre Bolton et Keene et la convergence de leurs positions sur le Sahara, on pourrait même dire que le travail que Keene a commencé à porter ses mauvais fruits pour le compte l’Algérie depuis le 1er novembre dernier. En effet, il était frappant que Bolton ait mentionné le référendum dans sa présentation, alors que le Conseil de sécurité a progressivement mis cette option en veilleuse depuis la proposition d'autonomie par le Maroc en 2007.

Cela montre que Bolton est réceptif aux efforts de l’Algérie et du Polisario de ramener le processus politique à la case départ et de pousser le Conseil de sécurité à reconnaître à nouveau que l’autodétermination, au sens de l’Algérie et du Polisario, reste l’une des options envisageables (!).

En conséquence, le Maroc devrait agir de toute urgence pour empêcher l’Algérie de saper le processus politique mené jusqu'ici, par Mr. Horst Köhler. Surtout en ce qui concerne la décision de l’Algérie de signer un contrat de lobbying avec un proche de Bolton, le Maroc devrait alors, envisager de faire chercher une firme proche du nouveau secrétaire d’État américain Mike Pompeo.

A l’instar de John Bolton, Pompeo est un des poids lourds de l’actuelle administration américaine. En plus de jouir d’une grande popularité au sein de l’aile maximaliste du parti républicain, Pompeo est l’un des rares membres de l’administration qui ont accès direct au président Donald Trump. Du temps qu’il était directeur de la CIA, le responsable américain tenait une réunion quotidienne avec Trump. Cette proximité avec le président et ses affinités politiques avec lui ont joué un rôle primordial au moment où Trump a décidé de le nommer Secrétaire d’État.

Par conséquent, un rapprochement avec le Secrétaire d’État américain apporterait un certain équilibre au sein de l’administration Trump concernant le Maroc. Au cas où le Maroc réussirait à s’attirer les bonnes grâces de Pompeo, celui-ci pourrait s’assurer qu’aucune décision susceptible d’affecter les relations entre les États Unis et le Maroc ne soit prise. 

Malgré le discours que Trump a adopté pendant la campagne électorale, la réalité du pouvoir le poussera à aborder les questions  extérieures avec pragmatisme. Bien qu'il manque d'expérience en matière de politique étrangère, il y a fort à parier qu'il comptera sur des experts qui ont une grande expérience dans la conception de la politique étrangère américaine. Sur la base de la relation traditionnelle entre le Maroc et le Parti républicain, il est probable que ce dernier suivra la même approche adoptée par les anciens présidents républicains au cours des quarante dernières années envers le Maroc.

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