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La comtesse, l'ex-agente-Espionne mondaine et le complot contre Sa Majesté le Roi feu Hassan II?

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                                                                                       drapeau-du-maroc-image-animee-0008                         

                                                              Disparition de la comtesse espionne
                                                                Mme Aline de Romanones

Tout d’abord..Quand les hommes du pouvoir Algériens prennent leurs jambes à leur cou, voire prennent leur soupe à la grimace. Cette fois-ci, le lectorat découvre un autre langage. C'est une note inhabituelle, une sorte de lexique bien-pensant qui sèmerait, en quelque sorte, de la zizanie au pouvoir d'Alger.

Un pouvoir de cons notons-le, qui en ce moment déchire ses habits, s'en rage davantage, souffrant, en particulier d'ignorance totale de la part du Maroc officiel. Un Maroc où l'élégance de sa diplomatie avance essentiellement à grands pas, sur feuille de route Royale, vers d'autres orientations fructueuses, vers la rentabilité maitrise. Mr.Nacer Bourita, c'est quelqu'un qui manipule ses attractions d'objectivité, ici et là, attachant, silencieusement les brebis galeuses, au fils de laiton et d'acier.

C'est pour la première fois que la ligne de rédaction consacrée, jusque-là à l'attaque des conneries Algériennes se trace en gris, libérant, en quelque sorte, ses abeilles de «va-et-vient» entre niches rédactrices anti-dz, portant empreinte-ma..adressées aux gouvernants et aux pouces bleus de l'autre coté Algérien.

J'évoquerais dans cette intervention ce que certains lecteurs ignorent à cause de leur petit âge de mineurs ou d'adolescents lors de l'événement, ne donnant pas d'importance aux événements qui les entouraient, incapables de compasser, de différencier les choses, ou tout simplement, pas intéressés.

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La Comtesse..Une ex-agente mondaine de la CIA, Mme Aline de Romanones a raconté dans un livre avoir tenté de déjouer en 1971 un putsch en préparation contre Sa Majesté le Roi feu Hassan II que Dieu ait son âme. Je la croyais pas ainsi, considérant qu'elle ne serait qu'une blague racontée, sous l'effet d'abus de "Cognac" et sous les fous rires  certainement du grand public qui la côtoyait durant les grandes soirées rouges.

Cette expression taillée, me donnait l'envie d'aller fouiller dans les bagages romanciers de cette femmes et chercher où en est la vérité de ce qu'elle avançait .Je me suis plongé à cet effet, en quelques sortes, au fond de son aspect de romancière pour collecter les éclats de ses dires et raconter, en parallèle, au lectorat ce qui deviendrait désormais ma propre pensée dans le monde de conteurs et de romanciers. 

L’événement a l'âge de plus de cinq décennies.Ceux qui ont l’habitude de participer au traditionnel dîner organisé en l’honneur des vétérans et décideurs Américains de  l'OSS (Office des Services Stratégiques) connaissent bien cette dame et ce qu'elle veut dire dans un sujet qui la dépasse "pratiquement" et qui ne pourrait être à sa portée en tant que femme qui rythme des nuits rouges à la capitale Américaine. 

La célébration de l’ancêtre de la CIA, rassemble chaque année dans la «maison de retraite» les agents de sécurité et des renseignements américains, aux degrés interposés de responsabilité. Ce fut le cas le 29 mai 1986 quand, entourés du président Ronald Reagan, quelque 600 invités se sont réunis dans un hôtel chic de Washington.

Difficile pour n'importe quel quidam  (bonhomme) d’imaginer que parmi ces têtes garnies de cheveux blancs (65-80 ans) se trouvaient quelques-uns des principaux agents chargés, durant la seconde Guerre mondiale, de soutirer des renseignements à l’occupant, de faire exploser des usines aux mains des nazis, de délivrer des messages à travers l’Europe, bref :

De combattre par tous les moyens les forces de l’Axe de mal de l'Europe communiste de l'Est, déjà dominée par l'URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques) Une ère soumise au solde de la haute classe Russe, tels que les trois ténors : Léoned Brejnev - Alexei Kisseguine - Nikolai Podgorny .Un vieux trio de décideurs au sens opportuniste, qui se battait pour affaiblir ce qu'il appelait le monde "impérialiste" de l'Ouest conduit par les Américains.

Plusieurs légendes ont fait le déplacement ce soir-là. Une majorité d’Américains dont des lieutenants généraux de l'armée Américaine, considérés comme les pères spirituels des Bérets verts, planificateurs de guerres, le genre de la phase aéroportée de l’opération "Torch" d'invasion alliée de l’Afrique du Nord.Au milieu de cet étalage de costumes, cravates et de tenues d’officiers, plusieurs femmes. Au premier plan, une certaine dame appelée...Aline de Romanones. le nom Romanones, en fait, désignait une commune d'Espagne de la province de Guadalajara.

Mais qui est cette Aline de Romanones?. Elle s'appelait María Aline Griffith, elle était comtesse, une aristocrate socialiste et écrivaine Espagnole d'origine américaine qui a travaillé au bureau américain des services stratégiques pendant la Seconde Guerre mondiale et plus tard pour la CIA en tant qu'espionne bien forgée.

Celle-ci espionna depuis Londres et Paris, mais fut davantage connue pour les soirées qu’elle organisa après-guerre dans sa résidence de Georgetown ; elles fut, dit-on, la plus courue de Washington. À ses côtés plusieurs femmes gâtées du genre, disparue en 2017. Elle était l’amie intime de Jackie Kennedy,de  la duchesse de Windsor ou encore des femmes Scandinaves de grands salons d'étiquettes renommées.

En fait, qui était la duchesse de Windsor ? C'était celle par qui arrivent tous les scandales. Une ivrogne américaine, roturière qui, pour survivre ses moments gâtés, elle chasse les mouches d'orées par des tambours. C'est-à-dire..accompagner une femme de ce genre, laisse beaucoup à désirer, créant doutes autour de tout ce qu'elle laisserait entendre.

À New York, comme à Madrid, la comtesse de Romanones, cultivait comme personne l’art de recevoir…pour mieux transmettre, en sous-main USA plongé quelque part en Méditerrané, des informations sensibles aux services secrets américains. Une vie d’espionne aux accents romanesques qui interroge les historiens. Et si tout était vrai?.

Elle aurait, selon ses dires, empoisonné des hommes, hauts gradés nazis, dans les weatter-close du 3ème Reich, retrouver la trace d’œuvres d’art volées par les Allemands, recruter des duchesses aux lits de plaisir, pour être à l'écoute, plus près de tout mouvement nazi, pour démasquer les taupes à l’OTAN. Ou encore, et c'est ça qui m'a attiré plus vers elle, vers son livre et lui consacrer presque toute une note. Et je me suis arrêté essentiellement à la logique pour voir si vraiment avait-elle les capacités d'«Empêcher le coup d’État de Skhirat de 1971». 

Cette comtesse a dû s'excuser pour avoir aussi, sous l'effet d'alcool, utilisé un langage anti-musulman en décrivant, sur un ton railleur, une rencontre à la chambre des représentants au Congres Américain avec une Républicaine de confession Musulmane, proche du monde du boxeur Cassius Clay, devenu Mohamed Ali Clay, après avoir embrassé l'Islam.Face à l’indignation massive, elle a dû s'excuser pour cette anecdote dans laquelle elle avait fait un parallèle entre une autre blague et le terrorisme Islamawiste, rependu aux pays du tiers monde.   
Le charme d'espionne..De son vrai nom Aline Griffith, n’a toujours pas été comtesse. Née en 1920 près de New York d’un père fabricant de plieuses pour l’imprimerie et d’une mère descendante des pèlerins d'un grand vaisseau marchand, elle suit une éducation stricte dans un établissement catholique. Repérée en raison de sa plastique avantageuse et de son bagout certain, elle s’exerçait comme mannequin auprès d'un précurseur du prêt-à-porter à Manhattan. Sa trajectoire dévie une nouvelle fois en 1943 quand elle rencontrait par hasard, un agent de l’OSS. S'ensuit une formation de trois mois à l’issue de laquelle elle rejoint Madrid en missions d’espionnage.

Sous  la couverture d’une employée de «Commission de contrôle de pétrole», qui supervise les cargaisons de pétrole, Aline était chargée de coder et décoder des messages à l’ambassade des États-Unis en France. À l’occasion, elle recrutait des «sources» parmi des femmes de ménage, des coiffeurs ou du personnel d’hôtels en contact régulier avec les Allemands. Surtout, elle participait aux festivités mondaines qui rythment les nuits de la capitale, ce qui lui permettait d’être à l’écoute de la bonne société franquiste.

C’est au cours d’une de ces soirées huppées qu’elle rencontrait son futur époux,  Louis Pérez de Guzmán. Cet héritier de l’une des plus grandes fortunes d’Espagne, vingt fois ministre, dont l’un des principaux faits d’armes diplomatiques fut de négocier les termes de la convention fixant en 1912 «le partage du Maroc avec la France».

De sa tentative, infructueuse, de dévoiler les préparatifs du coup militaire contre feu Hassan II, Aline de Romanones a tiré son livre de mémoires, intitulé : «l'espion portait de la soie» publié en 1991 – elle en écrira six autres sur ses activités d’espionne. La quatrième activité qui décorait la couverture du livre l’affirme : c’est la première fois qu’un ex-agent de la CIA livre le récit détaillé – plus de trois cents pages – d’une mission au Maroc, en pleine guerre froide.Précisons que l’auteure, selon son propre aveu, a changé des noms, modifié des dates, remanié des faits. Néanmoins, prévenait-elle, «l’histoire est vraie et les protagonistes bien réels». Tout n’est pas camouflé cependant, et le lecteur ne sera pas surpris de voir mentionner des personnages sous leur véritable identité.

En février 1971, les Romanones s’envolent vers Casablanca. Louis doit assister à l’assemblée générale annuelle de l’entreprise minière dont il a hérité de son grand-père. Un soir, il se confiait à sa femme que son ami Abd Nabil (!), du ministère des Affaires étrangères, l’a informé de l’existence d’un complot contre Hassan II, orchestré par «un groupe libyen d’extrême gauche» avec la complicité de communistes locaux et de certains d’officiels marocains. Abd Nabil a prévenu  Sa Majesté le Roi feu Hassan II, mais ce dernier ne l’a «pas pris au sérieux».

Louis Pérez de Guzmán, son mari, qui imaginait les implications politiques de la mort du souverain Marocain et les conséquences sur ses intérêts miniers, presse Aline d’alerter l’ambassade des États-Unis à Rabat. Elle s’exécute, et le couple rentre en Espagne. Les semaines passèrent quand le chef de la CIA à Madrid apprend à Aline la mort d’Abd Nabil, tué par balles au Maroc dans des circonstances indéterminées.

Elle considérait l'information dans un premier temps comme de l'eau froide au dos, comme hypothétique et la perspective d’un complot est désormais prise au sérieux. La comtesse doit retourner au Maroc pour y être prés de tout mouvement suspect ayant trait éventuellement au complot contre le Roi.(!) c'est du moins ce qu'elle laissait entendre.

Entre-temps, les Romanones ont reçu du palais Royal une invitation à participer à un voyage de découverte du royaume du Maroc, auquel sont conviés des VIP. La veille du départ, un message codé provenant de Libye est intercepté par les Américains : «Lhaj, allusion au Roi feu Hassan II et ses aides de camp seront à la Mecque dans dix jours.» Nous sommes le 31 mars 1971, le coup d’État est prévu pour le 10 avril 1971.

L’essentiel du livre commence. Les Romanones sillonnent en Mercedes une partie du Maroc : Meknès, Khénifra, Midelt, les gorges du Todgha, la vallée du Dadès, Tinghir, Kelaat M’Gouna. Aline retrouve parmi ses compagnons de route une amie, la fille unique du dictateur d'Espagne Franco, ainsi qu’un ancien collègue de l’OSS, pas encore patron de la CIA, fraîchement nommé à la tête de la Commission Américaine de Sécurité et d’Échange.

Réalité fictionnelle ? Aline de Romanones a-t-elle eu vent du coup de Skhirat et tenté de démasquer les coupables ? Trois jours après le massacre, Oufkir déclara à la presse que «le complot se tramait depuis plus d’un an», mais aucun document ni témoignage n’indique que la CIA poursuivait les conspirateurs, ou que le KGB soutenait ces derniers. De fait, nombreux sont les observateurs qui ont mis en doute la véracité des dires d'Aline de Romanones.

En 1991, année de la sortie de son livre (-L'espion portait de la soie-) a livré une enquête fouillée sur le CV de la comtesse. En s’appuyant sur son dossier établi par l’OSS, accessible aux Archives nationales Américaines, le quotidien a affirmé que ses exploits étaient largement brodés. Son rôle se serait limité à «du renseignement du «bas-étage».

Le lecteur averti aura remarqué l’absence d’éléments nouveaux sur Skhirat, vingt ans après ce coup de malheur. Je constate, voire je peux même conclure que les livres de cette espionne Américaine concernant cette affaire, doivent être pris par des pincettes et considérés comme des fictions historiques. Certaines parties sont vraies, beaucoup d’autres non.. Ce qu’Aline a vraiment essayé de faire, c’est donner une bonne image de l’agence à laquelle elle appartenait, quoi de mieux qu’une comtesse dans «les souks colorés de Marrakech» et «les palais somptueux de Rabat» ?

Selon le livre d'Aline Romanones, les paysages sont magnifiques, mais Aline, qui s’évertue à mettre au jour les rouages du putsch en préparation, est davantage occupée à déchiffrer les comportements de ses voisins. L’inimitié entre Salloum et Oufkir l’intrigue. Les deux plus proches collaborateurs du Roi se vouent une haine qui dépasse l’entendement.

Le livre se termine un an plus tard, Le 16 août 1972, dans sa villa de Marbella, Aline apprend la nouvelle du coup des aviateurs putschistes commandités par Oufkir. Le lendemain, elle lit dans la presse le «suicide» d’Oufkir. Le chef de la CIA à Madrid l’informe que, je cite : Le général a en réalité été tué de plusieurs balles «tirées dans son dos» contrairement à la version Marocaine officielle, citant qu'il aurait tiré volontairement «une balle dans nuque!!».

Coup d'État de Skhirat..Ce que cette espionne Américaine n'arrivait pas à raconter sérieusement dans son livre sur le Maroc.. «C'est que le Maroc est une monarchie constitutionnelle» dirigée depuis 1999 par Sa Majesté le Roi Mohamed VI qui a succédé le 30 juillet 1999 à son défunt père Hassan II que Dieu ait son âme.

Dans un Royaume stable, en quelques sortes, politiquement et socialement. Un Maroc qui incarne une stabilité politique accrue, même s'il a traversé un mouvement de contestations dans la région du Rif fin 2016,soldée par la mise en tôle les instigateurs, mettant hors état de nuire ce hirak, mouvementé apparemment par la mort accidentelle à El Hoceima d'un commerçant ambulant de poissons.. D'un point de vue diplomatique, le règne de Sa Majesté le Roi Mohamed VI est marqué par une volonté de se tourner vers l'Afrique subsaharienne, tout en gardant des relations fortes avec l'Occident.

Profitons de la résilience et agilité de ce qui précédait de preuves et de paroles, je raconterais ce que je connais sur le coup d’État de Skhirat, sur une trahison collective qu'Aline Romanones n'arrivait pas détailler dans son conte  .Sachant que, généralement," l'agresseur est toujours comptable de ses actions.Mais celle-ci échoua, à mon sens,de bien faire ses calculs.Tant que le Maroc a connait dans son histoire contemporaine deux coups d’État. Ce qu'on entend par «coup d'État de Skhirat» est la première tentative de coup d'État militaire contre Sa Majesté le Roi feu Hassan II. 
 
-La première..tentative de coup d'État fut menée par le général Medbouh, instigateur devant dégarnir la garde du palais, les lieutenant-colonels Mohamed et M'hamed, Ababou, chargés d'investir avec leurs troupes le palais et de s’emparer des points stratégiques de Rabat, ainsi que le colonel Chelouati (intime du général Oufkir, au rôle trouble), auquel revenait, avec ses compagnons de l’état-major, de rallier l’ensemble de l’armée, de contrôler le pays et de coordonner l'intervention tout comme les communiqués à la radio. L'opération mobilisa 1400 cadets de l'École militaire des sous-officiers d'Ahermomou.(baptisée actuellement en Rebat L'Kheir).

Parmi les cadets, près de 200 furent pris dans les tirs croisés de leurs camarades et une centaine furent abattus lors de la tentative de putsch ; 74 officiers et sous-officiers furent condamnés à des peines allant de un an de prison à la perpétuité en février 1972 ; 10 officiers supérieurs (dont quatre généraux) furent exécutés. Ces généraux et six officiers supérieurs ayant participé au complot du 10 juillet ont été passés par les armes le 13 juillet, à 11h15 GMT. au camp militaire de Moulay-Ismaï de Rabat qui servait de champ de tir militaire (abritant actuellement  des quartiers populaires -El Manal, El Menzah et G5), où avaient eu lieu, la veille, les obsèques de vingt victimes de la tuerie de Skhirat.

Il s'agit des généraux Hamou Amehzoune, Bougrine, Habibi, Mustapha, des colonels Chelouati, Feneri, Lakbir Belabsir, Ammi, Abou Sari et du commandant Manouzi.C'est aux cris de " Vive le roi ! " que, selon un témoin appartenant aux milieux officiels, trois des quatre généraux sont tombés sous les balles. Le même témoin a ajouté que la plupart des officiers étaient allés à la mort en protestant de leur innocence. De ces propos ainsi que de leur comportement devant la mort, il en a déduit que les fusillés avaient fait preuve de "lâcheté".Plusieurs des officiers étaient en uniforme. Tous ont été exécutés simultanément, un peloton faisant face à chacun d'eux. Ils avaient été amenés au camp de Moulay-Ismaïl dans le même véhicule et avaient les mains entravées de menottes.

Ils n'avaient pas les yeux bandés. Les officiers, au moment d'être attachés au poteau d'exécution, ont récité la "chahada". qui proclame l'unicité de Dieu ainsi que la grandeur du Prophète. Puis on entendit le général Hamou Amehzane, qui était le plus ancien gradé, le plus élevé, s'écrier : "Nous nous retrouverons dans l'au-delà!". Des détachements représentaient les armées de terre, de l'air et la marine. De même un photographe et un journaliste de la radiodiffusion Marocaine se trouvaient sur les lieux. Ce dernier a procédé à l'enregistrement des cris de " Vive le roi ! " lancés par les conjurés.

Le communiqué qui annonce les exécutions révèle la participation d'un troisième commandant de région militaire au complot. Il s'agit du général Habibi, commandant la région militaire de Marrakech et dont le nom n'avait pas été jusqu'à présent prononcé. En revanche. depuis la conférence de presse du Souverain Hassan II. chacun savait que les généraux Bougrine (commandant la région militaire de Meknès-Tafilalet) et Hamou Amehzane (commandant la région militaire de Rabat - Kénitra) étaient impliqués dans l'affaire, ainsi que le général Mustapha, commandant les écoles militaires.

A Paris, M. Maurice Schumann, ministre des affaires étrangères. a évoqué au conseil des ministres, les événements du Maroc. A l'issue de la séance, M. Léo Hamon a rappelé que le président de la République avait déjà lait connaître au roi Hassan II ses sentiments, ajoutant que ceux-ci étaient partagés par le conseil des ministres. Il a précisé que M. Schumann a salué la mémoire des Français tués au cours de ces événements et signalé les services, illustres pour certains, rendus par eux à la cause du rapprochement franco-marocain. 

-La seconde tentative ayant été le «coup d'État des aviateurs d'Oufkir». Le premier putsch avorté a eu lieu le dans le palais royal situé dans la petite localité de Skhirat, le Souverain fêtant son 42e anniversaire dans cette résidence d'été qui accueillait pour l'occasion un millier d'hôtes venus du monde entier, répartis entre les différents pavillons et tentes caïdales.Le lecteur doit obligatoirement s’arrêter à cet effet devant une de ses douloureuses séquences ayant trait à une prison suspecte dite  «Tazmamart».

Arrêt facultatif..Avant de passer à Tazmamart, je dois m’arrêter à une séquence importante que j'ai vécu personnellement et que le lectorat ignorait.Le 16/8/1972 , le jour du complot d'Oufkir, j'étais en vacance en Europe, à liège en Belgique plus exactement. Nous avons, mes amis et moi, appris l'information avec beaucoup de douleur et d'amertume.

Au bon matin, soucieux d'avoir d'amples informations en l'objet, je me suis tombé sur un journal Belge sur lequel était écrit en grande manchette sur la première page du journal, preuve à l'appui «Photo géante de sa Majesté feu Hassan II en tenue d'élégance traditionnelle, en face de lui une femme Marocaine certes, habillée elle aussi en Jallaba et N'Guab à la Marocaine.."Hassan II roi du Maroc est victime d'une histoire d'amour!"».

A l'intérieur le rédacteur explique en substance que le général Oufkir l'instigateur du putsch était l'amant d'une femme dont le mari (un ex-ministre) était en prison avec quatre autres du même gouvernement d'Ahmed Osmane. Sous la pression de cette femme qu'Oufkir, aveuglé d'alcool, de fornication, de débauche et par le parfum de sa maitresse, agissait pour l'a plaire et faire sortir son mari de la prison de Kénitra.

On rentrant chez le Marocain qui nous accueillait en hôtes bien servis, nous entendions le speaker de la télévision Belge, «rappeler à 8 milles Marocains vivant en Belgique, je cite : -Hassan II, Roi du Maroc est sain et sauf et que les Marocains sauront davantage au cours de nos prochains flashs, plus d'informations sur la situation au Maroc-». fin de citation.                      

                                                                   Tazmamart..
                              (traduction : la terre des lions, là où il en reste que les hyènes).
                                            
                          قصة سجن تزمامارت le bagne de tazmamart - YouTube         Aziz Binebine : “Il y a Aziz Binebine avant, pendant et après Tazmamart”
 
Sa prison fut construite entre 1972 et 1973, juste après le le premier coup d'État avorté de Skhirat  contre feu Hassan II et  après l'échec de la tentative du général Oufkir et son coup d'État, le , provoquant le malheur à 58 officiers et sous-officiers des Forces armées royales qui furent envoyés à la prison centrale de Kénitra et plus tard à Tazmamart.Surnommée «l'Alcatraz Marocain». à propos, le nom 'Alcatraz' appartient à une ancienne prison fédérale Américaine située sur île de San Francisco en Californie. On raconte qu'il était impossible de s'en évader à cause du désert très aride qui l'entourait.

Entre 1972 et 1991, Tazmamart est devenue un symbole d'oppression dans l'histoire politique du Maroc contemporain durant, ce qu'on appelle "les années de plomb". C'était une prison secrète pour les prisonniers putschistes au sud-est du Maroc. Réputée pour ses conditions d'incarcération très difficiles, elle se trouvait dans une zone désertique à quelques kilomètres de la localité de Rich, dans l'ex-région Meknès-Tafilalet.

Durant les années 1980, des allégations surgirent sur l'existence d'une prison appelée Tazmamart. Les autorités Marocaines nièrent l'ensemble de ces allégations. Il fallut attendre la publication du livre "Notre ami le roi" par le journaliste Gilles Perrault en 1990 pour que le sujet atteigne un niveau politique élevé à l'échelon nationale. Et ce grâce surtout, à l'instauration, par la volonté Royale d'une Instance de réconciliation.

I.E.R.. C'était «l'Instance d'Équité et de Réconciliation» qui franchit son premier pas par organiser des «séances d'auditions publiques télévisées» où les victime étaient appelées à témoigner librement de leurs souffrances, sans pour autant nommer leurs tortionnaires. Une instance unique en Afrique et au monde arabe qui venait de naitre au Royaume du Maroc et à la surprise de tout le monde. Elle ouvrait, largement, les gueules à beaucoup d'opposants repentis, qui parlaient auparavant sous leurs manches, brodées de haine et de traitrise à la Monarchie Marocaine, dont la majorité qui était en cavale en Algérie et en Libye rentrait bredouille, têtes basses.

En 1991, sous la pression de groupes internationaux de défense des droits de l'Homme, ainsi que de certains gouvernements étrangers, Sa Majesté le Roi feu Hassan II décida de fermer la prison et de relâcher les derniers détenus. Certains s'enfuirent à l'étranger, d'autres restèrent au Maroc, mais furent dissuadés d'aborder publiquement leur expérience de Tazmamart.

La durée des peines infligées n'a jamais été respectée et les détenus y étaient en principe enfermés jusqu'à leur mort. Selon d'anciens détenus et associations de droits de l'homme, les conditions de détention étaient extrêmement dures. Y sévissaient torture et mauvais traitements, les conditions effroyables de vie dans la prison étaient les plus grandes menaces sur la vie des détenus.

Les prisonniers étaient enfermés 24h/24 dans des cellules étroites, sans lumière, avec peu de protection contre la chaleur ou le froid. Il n'y avait pas de traitement contre les dommages causés par la torture ou les maladies type tuberculose. Les rations de nourriture étaient minimales. Les contacts n'étaient pas permis. Il y eut aussi des allégations d'exécutions. En tout, 35 prisonniers décédèrent, soit plus de la moitié des personnes incarcérées durant les dix-huit ans d'existence du bagne, avant que, sur instructions Royales, la prison soit définitivement fermée, en tournant une fois pour toutes cette page douloureuse de l'histoire contemporaine du Maroc, évitant ainsi toute interprétation tendancieuse qui pourrait surgir en l'objet.Bonne lecture.

                                                  Très cordialement,Chihab25

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