Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Le rapatriement du Sahara Marocain oriental est une question de temps, dont voici quelques points culminants, saillants y afférents..!

                                                                                             drapeau-du-maroc-image-animee-0008               

                                                       
                                                                Agrandir pour mieux visualiser
     

    Points et avis culminants...Au début du XXe siècle, le Maroc était l'un des derniers royaumes d'Afrique encore indépendants. Il était convoité par la France, qui dominait déjà l'Algérie voisine en tant qu'un département Français d'outre-mer, mais aussi par l'Allemagne dont son Empire colonial était très réduit par rapport à ses rivaux français et britannique.

    Les Français, qui se disposaient avec l'Espagne le droit de police depuis 1906, intervenant plus directement en 1911 en entrant à Fès à la demande du sultan du Maroc de l'époque Moulay Abdelhafid ben Hassan.

    Cependant, les Allemands voyaient leurs intérêts menacés, envoyaient une canonnière devant Agadir : c'est le coup d'Agadir. Cette crise très tendue se solde par le traité de Fès qui permet aux Français d'établir un protectorat sur le Maroc, le nord étant contrôlé par les Espagnols. En échange, les Allemands obtenaient des territoires en Afrique centrale.

    Pour le Maroc, le cas du Sahara Marocain oriental est actuellement, une question de temps, car à mon sens, le Royaume évite actuellement d'évoquer son problème avec un régime irresponsable en Algérie, lequel fait de sa vertu, l'intransigeance de frontières héritées, rejetant les revendications territoriales et droit inaliénable  du Maroc, lesquels pour ce régime de casernes sont nulles et non avenus. 

    Mais en face, ces revendications s'y trouveront, parait-il, marquées en rouge, au viseur de la maison blanche, où Mr.Donald Trump pourra, éventuellement, remuer et faire pression sur le spoliateur Algérien pour les satisfaire,  sans pour autant, négliger de sanctionner l'Algérie à cet effet, par humilier son voyou Président, à la manière du Vénézuélien, pas pour son pétrole, mais son autoritarisme et spoliation illégale des droits d'autrui.

                                                                                     -:-

    Le sujet : De 1845 à 1956, la cartographie coloniale fut bien plus qu’un outil technique: elle devint une arme redoutable de conquête et de légitimation dans les bureaux discrets des géographes de l’armée. Ligne après ligne, elle a effacé la Souveraineté historique du Maroc sur ses territoires sahariens.

    Dès la seconde moitié du XIXe siècle, les premières cartes publiées dans les revues géographiques Européennes révèlent une grande instabilité dans la dénomination et la délimitation des régions sahariennes. Ce «nomadisme géographique et toponymique» n’est pas anodin : il trahit une volonté politique à l’époque de remodeler l’espace saharien selon des intérêts stratégiques et militaires des colonisateurs Européens.

    De 1845 à 1934, une succession de représentations géographiques a progressivement effacé la Souveraineté historique du Maroc sur de vastes zones sahariennes, en les intégrant à un espace algérien artificiellement construit par la France qui considérait ce nouveau pays, auquel elle a donné un nom et des frontières et son drapeau-chiffon, qu’il n’a jamais possédées, comme un territoire français d'outre-mer. Cette opération cartographique a accompagné une politique de conquête continue, niant les héritages politiques, économiques et spirituels du Maroc dans son Sahara Oriental.

    L’un des premiers leviers utilisés a été l’ambiguïté du traité de la Tafna signé en 1837 entre la France et Abdelkader ould Mohyeddine dit (émir). Ce texte, tout en reconnaissant à l’Algérie française la souveraineté sur les régions de Mitija, Blida et Koléâ, laisse délibérément floues les frontières occidentales de l'Algérie Française.

    Le général Français (Bugeaud) s’en félicita en affirmant que ce traité «reconnaît la Souveraineté de la France en Afrique» sans en fixer clairement les limites occidentales, cité dans l'ouvrage «Politiques coloniales au Maghreb» de Charles-Robert Ageron paru en 1972. Cette tactique permit à l’administration coloniale Française de repousser progressivement les frontières vers l’intérieur du Maroc jusqu'aux confints de la région de Tafilalet au Sud-Est.

    L’intervention du Maroc contre la colonisation française de l’Algérie, notamment son soutien à ce Abdelkader, lui a coûté cher. La bataille d’Isly dans la région d'Oujda à Aâyoun Sidi Makhoukh (14 août 1844), qu'il a perdue face aux troupes françaises, va sceller une autre étape de l’affaiblissement géopolitique du Maroc.

    L’année suivante, le 18 mars 1845, ce traité vient compléter l'œuvre d’imprécision au Maroc et trace une frontière irréelle, allant de l’embouchure d’Oued Kiss jusqu’à Teniet Sassi²(carte d'ouverture) . Ce tracé qualifié ironiquement de «clou de Joha», introduit une faille stratégique et aucune délimitation n’est précisée. Ce vide juridique offre à l’Algérie française une marge de manœuvre coloniale considérable, qu’elle exploitera dans les décennies suivantes pour annexer de vastes territoires Marocains.

    Dans le contexte de la conquête française du Touat, des célèbres travaux se sont distingués par leur parti-pris: il y minimise, voire efface, la présence historique du Maroc dans la région, ne reconnaissant qu’un passage «éphémère». Or, comme le montrent les sources elles-mêmes, en particulier, celles fondées sur des archives arabes découvertes au début du 20ème siècle à la Zaouyat de Karzaz à Touat– «la Souveraineté Marocaine y était clairement attes

    L’historien militaire Français, dont le surnom en abrégé (A.G.P. Martin), dans son ouvrage «Quatre siècles d’histoire du Maroc», met en lumière cette réécriture coloniale. L’ouvrage, censuré à sa parution par le ministère français de la Guerre, démontre que les territoires sahariens relevaient historiquement du Maroc dès le 16ème siècle et avaient été arbitrairement amputés du Maroc aux premières années du 20ème siècle pour servir l’expansion de l’Algérie Française, révélant la vérité historique coloniale de France.

    Cartographier, déposséder et imposer...Cette logique s’intensifie tout au long du XXème siècle, y compris après la Seconde Guerre mondiale. Dans les années 1950, des retouches cartographiques visaient à sécuriser les régions riches en ressources minières,– telles que Gara Jbilet dans la région de Tindouf, en les soustrayant préventivement à toute revendication Marocaine, elles, les retouches, n’étaient pas neutres : «elles répondaient à des visées stratégiques d’annexion, dissimulées sous des débats techniques sur les tracés frontaliers».

    Lors des négociations entre la France et le Maroc à l’approche de l’indépendance, le débat sur les frontières s’est cristallisé autour de deux options : -la ligne Trinquet¹, fixée au niveau de l’oued Bani, et la ligne plus au nord, à hauteur de l’oued Drâa. Mais ces deux alternatives n’étaient, en réalité, que deux modalités d’un même projet : «celui de réduire la profondeur saharienne du Maroc».

    La France n’envisageait pas de reconnaître la Marocanité des territoires situés au sud de ces lignes, quelles que soient les preuves historiques ou religieuses invoquées par le Maroc. Ces lignes furent conçues, non pas pour refléter des réalités sociopolitiques, mais pour répondre à une logique de sécurisation militaire et économique des zones convoitées.

    Des documents officiels français, longtemps restés secrets, confirment cette stratégie. Dans une lettre datée du 1er juillet 1956, le secrétaire général des Affaires étrangères français ordonne explicitement à l’ambassadeur de France à Rabat d’empêcher que la ligne «Trinquet» soit représentée comme frontière sud du Maroc sur les cartes officielles :

    «Aussi vous serais-je reconnaissant de donner toutes instructions utiles afin que cette ligne (la ligne de frontière Trinquet) ne soit plus portée, comme la frontière sud du Maroc, sur les cartes éditées par les services cartographiques relevant de votre autorité.».                                    

    La même volonté d’imposer une réalité géopolitique unilatérale apparaît dans une note de service datée du 26/12/1956, du Commandement supérieur interarmées au Maroc, le général Cogny, imposant la suppression de toute carte ne correspondant pas au tracé retenu par l’état-major Français, défendant une vision où ces territoires devaient être intégrés de manière irrévocable à l’Algérie française.

    Dès la période coloniale, ce sont les services de renseignement français– dépendant du ministère des Colonies qui dirigent l’élaboration des cartes de l'Afrique du nord. Ces services, en coordination étroite avec le Gouverneur général d’Alger et le ministère de l’Intérieur, ont défini les tracés en fonction des impératifs militaires, économiques et stratégiques de la colonisation terrestre de la France.

    Ce système de production géographique ne s’est pas interrompu après l’indépendance de l’Algérie en 1962. Bien au contraire: la France a continué d’assurer la cartographie du territoire algérien– notamment au Sahara Marocain oriental–. Ce maintien du contrôle français a consolidé un certain imaginaire territorial, au mépris des réalités historiques du Maroc.

    La doctrine de l’intangibilité de frontières en Afrique postcoloniale– promue par l’OUA (organisation de l’unité africain) dès 1964– repose sur une logique cartographique. L’Algérie y a adhéré avec rigueur, consciente que les cartes héritées de la colonisation pouvaient servir de rempart juridique à l’annexion de territoires dont ont été dépossédés ses voisins.(Maroc, Tunisie, Niger et Mali).

     En 1965, l’Ambassadeur de France à Rabat, (Robert Gillet), évoque l’existence d’une carte du Maroc oubliée dans le hall dans l’ambassade, contredisant les positions officielles françaises sur les frontières sud-est du Maroc. Cet épisode révélateur de carte, éclaire la complicité des représentations diplomatiques, provoquant une  panique à l'ambassade, précisant même, comme frontière sud du Maroc :

    «une ligne droite allant de Sakia El Hamra (dite espagnole) au large d'oued Guir, plus précisément au quartier d'Abadla, à 15 km au nord d’Igli, définissant moins favorable à la France que ne l’est la ligne Trinquet».

    Cette carte qui était plus proche de la réalité historique, aurait pu constituer un argument de poids dans les contentieux frontaliers Maroco-Algérien de 1963. Mais rien ne permet de dire si elle a survécu à la purge cartographique imposée par la doctrine coloniale de France.

    Le Sahara Marocain oriental : «Sa Marocanité est sans équivoque». C'est ce que disent les accords Franco-Marocains de 1901 et 1902».Longtemps reléguées aux marges de l’histoire officielle, des pièces diplomatiques françaises pourront en trancher et éclairer d’un jour cru en cas de besoin, la spoliation du Sahara oriental Marocain par l'Algérie.

    Un protocole signé à Paris en 1901 et son accord d’application conclu à Alger en s Un protocole signé à Paris en 1901 et son accord d’application conclu à Alger en 1902, révèlent comment, sous contrainte, le sultan Moulay Abdelaziz a été amené à entériner l’annexion par l’Algérie française les régions de la Saoura, à l'exception de Tindouf qui n'est soumise qu'en 1953, lors de la mascarade déportative et l'exil de feu Mohamed V et la famille Royale.

    Dans les archives consultées, le Caid Marocain de Tindouf, «Abdallah Senhouri» en avait protesté contre l'occupation de son fief, dont le témoignage est consigné en note par la rédaction, quelque part en blog.(note à dénicher si nécessaire).

    La preuve la plus éclatante que le Sahara oriental est Marocain, existe dans les archives diplomatiques françaises elles-mêmes, elle apparait dans le protocole d’accord officiellement signé le 20 juillet 1901 à Paris entre la France et le Maroc,  complété par celui d’Alger du 20 avril 1902.

    Le journal électronique Marocain «le360» en révèle de son coté et pour la première fois les clauses demeurées secrètes, dans les plis des archives, sur les régions désignées dans les textes sous l’appellation «Touat-Gourara-Tidikelt». Dans ces deux accords, le sultan Moulay Abdelaziz consent à un arrangement frontalier avec la France concernant ces territoires spoliés.

    Les négociations, entamées quelques semaines auparavant, ont principalement porté sur la reconnaissance officielle par l’Empire Chérifien du Maroc des nouvelles annexions sahariennes françaises, à savoir -Touat, Gourara et Tidikelt-, et se sont assurées une collaboration du sultan Moulay Abdelaziz pour cesser toute hostilité dans le Sahara oriental. 

    Le texte prétend que le sultan a accepté cela «de bonne grâce», alors qu’il y était en réalité contraint. Ainsi, la France coupe officiellement les liens entre le Tafilalet Marocain et ses contrées sahariennes orientales, satisfaisant son objectif stratégique. Le sultan Moulay Abdelaziz abdique ses prétentions sur ces oasis qu’avaient connues ses ancêtres, évitant un conflit qu’il ne pouvait gagner.

    Aide mutuelle et «droit de suite»: le protocole prévoit une forme de coopération sécuritaire Franco-Marocaine le long de la nouvelle frontière. Dès l’article 1er, la France promet que «l’autorité Chérifienne sera consolidée entre la Méditerranée et Figuig avec le concours de la France», tandis que «le Royaume Chérifien aidera la France à asseoir la sienne au Sahara Marocain Oriental».

    Autrement dit, Paris s’engage à appuyer le sultan pour pacifier le Rif et l’Oranie orientale, tandis que le Maroc s’engage à faciliter l’ordre français dans les régions sahariennes annexées.

    Cette clause formalise l’échange sous couvert de déclaration de guerre: la France se réserve le droit d’être le protecteur officieux du Maroc au nord-est, et le Maroc, lui, renonce à s’opposer au contrôle français du grand Sud, dont le Sahara oriental. Le droit de poursuite des troupes et des tribus Marocaines au-delà de la frontière est également maintenu pour le maintien d'ordre public (!).

    Le protocole précise en effet que, l’accord de 1845 n’étant pas modifié sur ce point, les forces françaises conserveront la faculté de poursuivre des dissidents Marocains ou des tribus rebelles dont «Laâmour, Beni Guil et Doui-Meniai» et prévoir d'atténuer, voire anéantir l'opposition locale conduite par le rebelle protagoniste Marocain «Belkacem Ngadi» dans le Tafilalet au sud-Est du Maroc, qui s’est révolté, refusant d’accepter de se soumettre à une colonisation déguisée en protectrice.

    Délimitation et parrainage : Consciente que le tracé complet de la nouvelle frontière annexée restait à affiner, la France impose la création d’une commission mixte Franco-Marocaine de suivi, qui doit se pencher sur la répartition et la 
     des tribus transhumant  et l’établissement de points d'eau et de repère à l'interieur du tracé frontalier du Sahara oriental Marocain.

    Dans cette zone administrée désormais par l’armée française, la France prend la responsabilité principale du maintien de l’ordre, considérant le Sahara oriental Marocain comme sa zone d’action prioritaire et un chemin de fer vers Colomb-Béchar  devant y être construit. Bonne lecture. 

                                                      Cordialement, Chihab25

                                                      ---------------------------

    ¹La ligne Trinquet est un tracé frontalier de 1938  pour séparer l'Algérie française du Maroc, 

    ²dans l'ouest de l'Algérie Françiaise