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Relations et stratégie du Maroc face au colonialisme Européen d'autrefois..!

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                              Qatar,le vrai sommet arabe...!

                                                                   

                            Sir, Siir, Siiiir, cri de cœur et de force Regragui..!  

Le Maroc rouvre l'Andalousie ajoutant l'Espagne à ses victimes. Le Portugal est en route pour subir le même sort..! La bataille des trois Rois () : Zallaqa et Oued El Makhazen en temoigneront la force incontestable du Maroc. La bataille était décisive, ayant mis fin au projet d'invasion du Maroc par le Roi portugais Sébastien Premier.

Les Lions de l’Atlas se sont qualifiés pour affronter le Portugal. Ce succès en revient à Walid Regragui : «Il faut oser, rêver,  C’est possible de gagner la coupe du Monde, déclar-t-il!».Le Maroc est très heureux, nous en avions bien besoin, Regragui a balayé de coups de pieds, des mois de bougonne. Même le ciel qui était très avare de pluie, a lâché ses trombes sur nos têtes en état de grâce

Grâce à cette Coupe du monde au Qatar, nous pouvons enfin imposer notre puissance à nos ennemis. Elle est « ô combien riche en révélations et en enseignements» unifiant, presque tout le monde autour du Maroc, contrairement à l'Algérie et à son dernier sommet "arabe".

Regragui a su scénariser son rôle d'entraineur national et se mettre en avant comme l'incarnation de la résistance. Il usait -et même abusait- de toutes les techniques jugées appropriées pour y atteindre ce niveau honorable, ayant fait briller les couleurs nationales (rouge-vert) aux yeux  de l'ennemi Algérien.   

Le blog, dont la devise est «Avec des scies, on refait le monde», se présente comme un site visant à «explorer le champ Algérien de l’absurde ». Le site précise que les articles qui y sont publiés « ne renvoient à aucun défi du réel mais juste à des occurrences à corriger. Même si les escalades verbales provenant des certains cons Algériens se poursuivent et s'accentuent avec une ruée préméditée pour rien,  contre la grandeur du royaume et ce pour se montrer brosseurs, très actifs, des sales bottes de Chengriha et sa racaille militaire.

Ce faisant, ils (les doigts bleus) accepteront, à titre de brossage, la politique d'autruche poursuivie, jusque-là par le régime de leur pays contre la raison . Et pourtant, les Marocains évitent, de politesse, de se baisser à ce bas niveau de faibles. Cela étant prouve le désenchantement du monde, presque tout entier, envers la haine et l'hostilité qui interpellent et remplissent les vannes de tout un régime de mafia en Algérie qui souhaite, vivement, voir le Maroc disqualifié. 

                                                                 La note

                                       Le sultan Sidi Mohammed Ben Youssef à Steeg à Casablanca, 1927 Photo Stock  - Alamy   

                                                                                  Le Sultan  Mohamed  Ben Youssef , le général  Guillaume à Paris      

P'tite remarque... Certains lecteurs m'écrivaient souhaitant voir la rédaction du blog traiter la Puissance du Royaume, en tant qu'Etat Souverain face aux ambitions des grandes puissances projetant répartir le monde. Après un temps de recherches constructives, la rédaction du blog décide présenter le résultat, très modeste, de ses fouilles à la faveur du lectorat, tentant bien satisfaire le désir de ceux qui se sont manifestés dans ce sens.

S'agissant d'une partie contemporaine de l'histoire du Maroc, je saurai que cette note n'attirerait point davantage la curiosité des lecteurs assidus, mais elle servirait à mixer leur goût de lecteurs assidus, à leur volonté personnelle. Malgré que certains détracteurs, des Algériens surtout, demandent que le blog doive mettre la clef sous la porte et disparaître du champ médiatique pour ses positions trés néfastes contre l'Algérie. 

D'autant plus, pour montrer aussi à  es voisins de mal la grandeur de ce -Royaume du Maroc- qu'ils contestent, tentant, vainement, le concurrencer, voire l'affaiblir avec préméditation. Malgré leur haine et leur hostilité qui les interpellent, il est bien l'homme crédible à côté d'une veuve frivole, et y restera toujours l'État Nationalement Royal, le pays antique des civilisations et des Alliances religieuses.

Le seul pays d'ailleurs en Afrique du Nord et au monde arabe qui fabrique, professionnellement, et exporte les voitures utilitaires et les accessoires d'avions. Une spécificité qualificative d'honneur, qu'il n'a pas hérité des futilités gazières ou pétrolières de "Hassi Messaoud et Hassi R'mel" en Algérie, faisant en sorte, augmenter davantage l'envie chez nos ennemis Algériens qui n'arriveront jamais à progresser dans telle industrie, voire à fabriquer, même pas une brouette à une roue.

C'est le Royaume ancestrale, ancré dans l'histoire et dans l'antiquité, dépassant de 14 siècles d'existence, l’âge de la veuve d'à côté, qui vient tout juste de tomber, en gouttes dispersées, du plafond Gaulliste. Et pourtant nous sommes calmes et respectueux.

Si je dis "nous sommes", je viserai, par-là, nos décideurs. Nous ne disons pas que nos herbes sont plus vertes que les herbes des voisins.Du côté humanitaire, c'est le seul pays qui a déplacé toute une montagne pour sauver un enfant tombé dans un puits. Le pays qui dispose d'une politique Royale basée sur le savoir-faire et sur une force d'ivoire Arabo-Africaine. 

Ce que je crois, ce récit pourrait être une valeur ajoutée pour le lectorat et donnerait aux générations de l'indépendance un éclairage sur le côté caché du Maroc, lequel n'aurait pas eu le privilège de se délecter auprès de recherches d'historiens. Je ne suis pas, d'ailleurs, le meilleurs des conteurs pour vaincre éventuellement chaque détracteur.

«Mais avant de passer vif du sujet, il y a lieu de constater, c'est l'important, que le pouvoir Algérien patine dans le vide, érrant dans tous sens. Avec ses paroles creuses sur le Royaume, il s'éloigne, de plus en plus, de toute crédibilité d'Etat, perdant ainsi, la console devant changer l'angle de vue du monde sur l'Algérie, ce monde qui serait sûrement, conscient des contreverces du pouvoir d'Alger qu'ayant atteint, apparamment, son isolement diplomatique presque total ». Ce pouvoir mafieux qui en assortira sûrement bredouille, de toutes ses conneries contre le Royaume. 

Guerre froide et décolonisation...1-)Depuis le discours du sultan Mohamed Ben Youssef (feu Mohamed V) à Tanger en avril 1947, la France s’enfermait dans une impasse politique face au développement du nationalisme Marocain. La France a choisi la fermeté face aux revendications, pourtant modérées, de Mohamed Ben Youssef et les gouvernements français ignoraient toujours ses demandes de se libérer des mesures de dissuasion du résident Français au Maroc, devenus, de plus en plus, très sévères.

La résidence générale Française au Maroc entretenait le conflit, et les généraux (Alphonse Juin et Augustin Guillaume) se lancèrent dans une politique d’hostilité qui conduisait inexorablement à la rupture. La déposition du sultan Mohamed Ben Youssef (Mohamed V) le 20 août 1953 illustrait parfaitement la dérive du protectorat et la France choisissait la force, symbole de son impuissance politique, elle était placée alors devant le fait accompli, ce qui renforçait encore l’impression de désordre et dévoilait sa faiblesse. Les autorités françaises n’en avaient pas vraiment, ainsi, évalué les conséquences internationales de leur action, et la condamnation était très large. La France se déconsidérait.

2-) Persuadé de son droit et de sa puissance en Afrique du Nord,  priant de la vitesse contre les initiatives du Sultan Marocain, le Quai d’Orsay a prévenu tardivement le gouvernement Espagnol, toujours aussi susceptible sur les questions Marocaines. La rupture Franco-Espagnole de 1946, puis l’isolement de Franco sur la scène internationale jusqu’en 1950 ont placé le contentieux Marocain entre deux parenthèses.

À partir de 1951, Franco fait de sa politique Marocaine un aspect essentiel de son retour sur la scène internationale. Le rapprochement Franco-Espagnol de 1952 devait beaucoup aux nécessités Marocaines. Malheureusement, Franco et son haut-commissaire à Tétouan, le général Garcia Valiño, désireux de renforcer l’amitié avec les pays arabes et d’éviter d’étendre le conflit en zone nord, choisissaient de se démarquer de la politique Française en privilégiant le dialogue avec les nationalistes Marocains, à leur tête Allal El Fassi et Abdelkhalek Torres.

3-)La déposition du sultan Ben Youssef (Mohamed V) obligeait l’Espagne à choisir officiellement entre la reconnaissance de Ben Arafa comme Roi du Maroc, c’est-à-dire le ralliement au choix de la France, et la défense de Mohamed Ben Youssef avant le déporter avec sa famille à l'ile Française Madagascar. Dès le mois d’août 1951, les réserves de l’Espagne s’accompagnèrent de sa condamnation officieuse, symbolisée par le maintien de la prière au nom du sultan dans toutes les mosquées de la zone espagnole.

La signature de l’accord militaire avec les États-Unis permettait à l’Espagne de retrouver une plus grande liberté d’action pour satisfaire ses ambitions coloniales. Franco avait désormais, la faculté de proclamer publiquement son opposition par une démonstration d’allégeance des autorités et de la population Marocaine de sa zone au sultan déchu. Mais le Caudillo, toujours prudent, préparait soigneusement sa réponse officielle.(le terme -Caudillo- désignait le leader politique, militaire et idéologique dans différents pays de l'Amérique latine après leurs guerres d'indépendance). 

4-) L’année suivante 1954 était souvent perçue comme une année de transition dans la marche du Maroc vers l’indépendance. La France s'était accaparée par d’autres urgences sur la scène internationale. Pourtant, l’année était riche d’événements décisifs et, notamment, elle internationalise définitivement la crise Marocaine par l’action de l’Espagne et les interventions Américaines. Surtout, face à cette internationalisation, les gouvernements français successifs adoptaient des politiques très différentes, sur le Maroc comme sur l’Espagne.

L’étude de fonds d’archives français et espagnols apportaient des éclairages, notamment sur la position des États-Unis dans cette crise Marocaine suite à l’appel français, et sur ses conséquences sur la politique Marocaine des deux puissances coloniales.

Le «coup fracture de Tétouan»...En parallèle, pendant l’automne 1953, les diplomates français s’inquiétèrent de plus en plus de l’évolution de la politique espagnole. Les mauvaises nouvelles s’accumulent : le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe (Ahmed Choukairi) était en mission à Madrid, accompagné par Allal El-Fassi. Les journaux espagnols et arabes en rendaient compte largement.

Le 21 octobre, Choukeiri, rencontrait le ministre espagnol des Affaires étrangères, Alberto Martin Artajo. Il semblait qu’il était également reçu par le général Franco. La Ligue arabe recherchait alors, des contacts avec les États latino-américains pour soutenir les revendications des États arabes à l’ONU. «L’Espagne était un pont entre les mondes arabo-asiatique et hispano-américain qui, s’ils s’unissaient, deviendraient le bloc le plus puissant avec au moins trente pays».

Quant à Franco, il cherche depuis 1946 à compenser son isolement international par l’amitié des pays arabes. Le ministre Espagnole Alberto Martin Artajo a réalisé une grande tournée moyen-orientale en 1952. Le soutien des pays arabes aurait facilité la rentrée de l’Espagne à l’ONU, qui restait l’objectif final du régime Franciste.

5-)À New York, au moment où l’Assemblée générale de l’ONU examinait finalement le problème Marocain à la fin du mois d’octobre. L’attitude des Etats-Unis était essentielle. Le secrétaire d’État Dulles choisissait de soutenir la France, jugée comme le meilleur garant de la sécurité de l’Afrique du Nord. Mais les Américains ne le faisaient pas de gaieté de cœur et préviennent le gouvernement français : «la déposition du sultan du Maroc est une erreur, tant que des réformes sont indispensables au Maroc».

Le 3 novembre 1953, une motion bolivienne rappelant «le droit du peuple Marocain à l'autodétermination, à des institutions libres et démocratiques» obtient 32 votes favorables contre 22 et 5 abstentions. La majorité des deux tiers n’était pas atteinte grâce aux États-Unis, mais cette majorité «de fait» était un avertissement clair à la France.

Désormais, l’Espagne semble soutenir le combat des nationalistes arabes contre la France. La politique souhaitée par le haut-commissaire en zone espagnole était approuvée par Franco lors d’un entretien entre les deux hommes à Madrid. Garcia Valiño souhaitait se distinguer de plus en plus radicalement d’une politique française jugée inefficace et dangereuse.

Il ne s’en cachait pas devant les journalistes à son retour à Tétouan le 29 octobre : le Caudillo a approuvé «dans sa totalité sa conduite politique au sujet des problèmes Marocains créés par les événements de la zone française». Franco lui a affirmé «son inébranlable décision de maintenir la position actuelle de l’Espagne avec les pays arabes et le Maroc». Fort du soutien du chef de l’État, Garcia Valiño transmettait des signaux de plus en plus hostiles à la France.

La presse espagnole de la zone nord maintenait sa campagne de «dénigrement» sur un ton «violent». Dans une interview donnée au quotidien égyptien Al Ahram, le Khalifat de Tétouan critiquait sévèrement la politique de la France au Maroc : «Mohamed Ben Youssef reste le souverain légitime». Le nouveau sultan était décrit comme «prisonnier des Français».

Le 18 novembre, pour la fête du Trône, le haut-commissariat organisait des cérémonies plus fastueuses que d’habitude dans les rues de Tétouan, alors que la fête a été supprimée en zone française… Garcia Valiño laisse même Abdelkhaleq Torres diriger une manifestation nationaliste dans les rues de la ville, puis l’accueillait dans son palais. Il en profite pour attaquer violemment la politique française dans son discours officiel!

La presse nationaliste de Tétouan reproduisait largement ses propos et publiait de nombreuses photos de l’exil du sultan Mohamed Ben Youssef en Corse. Radio Tétouan multipliait les émissions en son honneur. «L’attitude espagnole ne marquait, alors, aucune évolution favorable à l'avenir d'un Maroc indépendant.

On constatait, au contraire, une recrudescence de la guerre froide menée sournoisement contre le Maroc». Dès le 1er décembre, Geoffroy de Courcel, le nouveau directeur d’Afrique Levant au Quai d’Orsay, demandait une intervention auprès du nouvel allié de Franco. «Il y aurait intérêt à ce que l’attention du gouvernement des États-Unis fût, à l’occasion de la conférence des Bermudes, appelée sur les sérieuses répercussions pour la tranquillité intérieure du Maroc et l’unité de l’Empire chérifien que risque d’avoir l’attitude du gouvernement espagnol». Les diplomates français sont conscients désormais de leur impuissance à faire évoluer seuls la politique Marocaine de l’Espagne. Mais Georges Bidault, président du Gouvernement provisoire de la République française jugeait qu’il était encore trop tôt.

Quelques semaines plus tard, les menaces espagnoles se confirmaient. Garcia Valiño préparait une grande manifestation de soutien à Mohamed Ben Youssef. Le 17 janvier 1954 dans la matinée, Bidault était désormais assuré des intentions espagnoles. Il déclencha aussitôt une véritable «offensive diplomatique» pour tenter de faire reculer l’Espagne, il  attendait le dernier moment pour réclamer une intervention des États-Unis contre cet «attentat contre la tranquillité du monde occidental». 

Mais la réponse de Foster Dulles, (un diplomate et homme politique américain) alors  secrétaire d’État était plutôt très claire : «Il se contentait de demander à son ambassadeur à Madrid d’intervenir officieusement auprès de Martin Artajo pour obtenir une plus grande modération espagnole». Dès le 19 janvier, Bidault, sûrement insatisfait des paroles de Dulles, demanda au Foreign Office d’agir à Washington afin d’obtenir «une action énergique et rapide». Mais l’intervention britannique ne changeait pas la position américaine. Le département d’État ne souhaitait pas se mêler directement des querelles franco-espagnoles.

Bidault avertit l’ambassadeur espagnol des «graves conséquences» que pourrait avoir la réunion de Tétouan. Il demanda également à Guillaume de prendre toutes «les mesures militaires qu'il jugerait convenables»! Une escadre française conduite par le porte-avions La Fayette quitta Toulon le 19 pour Mers el-Kébir, pour des exercices prévus de longue date…

Dans un Conseil des ministres Espagnoles, Bidault présentait à ses collègues son «offensive diplomatique». Il en concluait que «le niveau des mesures envisagées par les autorités espagnoles étaient en train de baisser ». Personne ne venait contester ni l’analyse, discutable, ni la politique du ministre des Affaires étrangères. L’intervention bien timide des Américains n’a pas suffi, et l’Espagne n’a pas renoncé. Jamais les Français ne remettaient en cause le bienfondé de leur politique…

Le 21 janvier suivant, la manifestation publique de Tétouan a eu lieu comme prévu, mais en l’absence du Khalifa du Sultan, le seul à avoir été impressionné par la réaction française. Garcia Valiño a rassemblé les principales autorités "musulmanes" de la zone espagnole. Selon la presse Marocaine, 25 000 personnes se réunissaient à l’hippodrome de la ville. Les notables remettaient au haut-commissaire une pétition qui dénonçait la politique de la France au Maroc, et saluaient celle de l’Espagne, rendant hommage à Franco qui refusait de reconnaître l’autorité de Ben Arafa, le faux Roi couronné, à tort, par la résidence Française au Maroc.

Le texte affirmait la pleine souveraineté du Khalifa de Tétouan et réclama la séparation des deux zones tant que la politique française n’aura pas évolué. Le discours du général Garcia Valiño attaquait, de manière virulente, les erreurs de la France au Maroc, l’orgueil de sa politique qui conduisait l’Empire chérifien vers le malheur. Il faisait l’apologie de la politique espagnole et soulignait le calme qui régnait dans la zone nord. Le 9 février 1954, le général Franco complétait les déclarations de Garcia Valiño et légitimait définitivement les actes de Tétouan. Il reçoit au Pardo une délégation de notables Marocains dirigée par le Grand Vizir Khalifien de Tétouan. Laissant entendre :

«Si les choses devaient demeurer en l’état, une grande partie du peuple Marocain demeurerait désemparée et soumise à l’arbitraire de la nation protectrice […] Je puis vous assurer que l’Espagne demeurera fidèle aux traités, et loyale à ses frères marocains […] Convaincue que la force de la raison finira par triompher de la force aveugle, en attendant que cette heure sonnerait très prochainement, la zone marocaine confiée à notre protection continuerait, sous la souveraineté de Son Altesse. Impériale Moulay El Mahdi, à garder la pure essence du protectorat».

Franco et Garcia Valiño proclamèrent officiellement l’autonomie de la zone nord et rendirent publique la politique Marocaine de l’Espagne officielle. La proclamation de souveraineté du Khalifat, en s’appuyant sur la non-reconnaissance de l’autorité de Ben Arafa, lui donnait «vocation de remplacer Sidi Mohamed empêché», et pouvait se prévaloir d’une certaine solidité, au moins du point de vue Marocain.

Une puissance occidentale et coloniale a condamné officiellement la politique marocaine de la France. Le revers international est de première importance, et la presse du monde entier couvre largement l’événement. En France, les journaux de gauche s’emparent de cette affaire pour exiger la révision des politiques espagnole et marocaine de la France et critiquent sévèrement la faiblesse de l’exécutif32. Le gouvernement français se réunit en Conseil restreint le 22 janvier, sous la présidence de Joseph Laniel, avec son vice-président Henri Queuille, Louis Jacquinot, le ministre de la France d’Outre-mer et le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Maurice Schumann.

Certes, on décide de protester sèchement et énergiquement contre la manifestation de Tétouan et contre le discours du haut-commissaire, mais on se contentait de demander des explications. La riposte diplomatique reste modeste : il s’agit dans un premier temps d’engager une vaste campagne d’information auprès des autres puissances, de manière à démontrer la faiblesse de l’argumentation espagnole et le bien fondé des positions françaises. Le gouvernement renouvelle ses protestations après le discours de Franco du 9 février. Devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, Maurice Schumann se charge de répondre point par point à Franco.

C’est «une attaque inadmissible contre la politique marocaine de la France», et le secrétaire d’État rejette globalement la déclaration de souveraineté du Khalifat, jugée contraire à tous les traités internationaux signés par l’Espagne. La France mène une politique de « progrès » au Maroc que les agissements espagnols ne sauraient troubler36 ! Le 13, le ministère des Affaires étrangères envoie à la presse française une longue note de sept pages qui récapitule l’argumentaire officiel du gouvernement. Le 15 janvier, Meyrier était rappelé en consultation à Paris. Mais la réplique française s’arrête là…

Un appel à la modération était suffisant. Pourquoi les États-Unis soutiendraient-ils plus fortement les demandes françaises, alors qu’ils ne partageaient pas la politique Marocaine de la France et qu’ils n’en avaient aucune envie de fragiliser leur nouvelle alliance avec l’Espagne ? Les Américains n’avaient pas approuvé la destitution du sultan, mais s’étaient contentés de s’aligner à contre cœur. Malgré les demandes de Dulles, la France n’a pas modifié sa politique.Bonne lectue. 

                                                         Trés cordialement;Chihab25   

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