Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Cent ans d’effacement de la Souveraineté Marocaine au Sahara oriental, spolié actuellement par l'Algérie..!

                                                                                                     drapeau-du-maroc-image-animee-0008

     

                                                                                                           Image illustrative de l'article Armoiries du Maroc

                                                                                                                                                                                                           les faucons-ma prédateurs

    Finalisation du tracé oriental du Maroc...En fouillant dans certains documents Français, je me suis tombé sur un protocole daté du 20 juillet 1901 sur Touat et la Saoura, bien qu’imposé au Maroc et transformé par la France en traité politique. Il sera d’ailleurs publié dans le Livre Jaune (recueil officiel de documents diplomatiques français) le 14 décembre 1906, afin d’être présenté aux autres puissances Européennes comme une preuve de la légitimité des positions françaises dans le Sahara Marocain oriental.

    Pour le Maroc, en revanche, c’est un «traité inégal léonin», arraché dans un contexte de contrainte : le sultan affaibli n’a d’autre choix que d’entériner des pertes territoriales irréversibles. Abdelkrim Ben Slimane, le négociateur Marocain, comprend certainement qu’il sauve au moins Figuig et évite une invasion française immédiate du Maroc, mais il signe un document par lequel le Maroc est contraint de renoncer à des zones qui lui ont toujours appartenues.

    Il est notable que dans le préambule de ce protocole, la France a soin de réaffirmer «son respect pour l’intégrité de l’Empire Marocain», tout en actant simultanément l'amputation et le détachement de portions de celui-ci. Cette contradiction ne trompe personne.

    Suite au protocole de Paris, la commission mixte prévue s’est mise au travail dans les mois suivants se basant sur un autre accord signé à Alger du 20 avril 1902. Une délégation Marocaine, conduite par le dignitaire Mohammed el Guebbas, qui avait fait partie de l’ambassade du Maroc à Paris, est dépêchée en Algérie à l’automne 1901 pour travailler avec les autorités françaises à l’application concrète de cet accord.

    Sur le terrain, on évalue quelles tribus passeront sous, autorité française ou Marocaine, on envisage l’emplacement de futurs postes militaires de l’Algérie française dans la zone frontalière, et y régler, éventuellement, divers litiges locaux qui pourront en découler. 

    L'accord de 1902 est qualifié d’«acte d’application» du protocole de 1901, reprend en détail les dispositions antérieures. Il établit un parallélisme d’actions : «Le Gouvernement français établira son autorité et la paix dans les régions du Sahara Marocain oriental» tandis que «le Gouvernement marocain consolidera la sienne du côté du Maroc septentrional».

    Son article IX  spécifie la mise en place d’un administrateur Marocain à Figuig, devenu une limite territoriale, chargé d’aider les autorités françaises à maintenir l’ordre à Colomb-Béchar et dans les oasis du Touat et la Saoura.

    Sur le tracé frontalier, cet accord de 1902 ne trace pas une ligne complète jusqu’au Sahara Marocain Atlantique, une tache aveugle laissée volontairement. Il fige cependant les choses entre Figuig et Igli. Plus à l’Est, il entérine «le statu quo» de la présence française au Sahara Marocain oriental.

    Ce n’est qu’en 1912 qu’un officier, Maurice Varnier, proposera une ligne de démarcation plus au sud dite (ligne Varnier), prolongée en 1938 par la (ligne Trinquet) tracés officieux utilisés comme références à retenir pour toutes autres négociations, tandis que l’accord du 20 avril 1902 complète donc le dispositif du protocole de 1901, que le sultan Moulay Abdelaziz le ratifie.

    Aux yeux des Français, ces deux textes (1901 et 1902) forment un ensemble cohérent qui règle définitivement la question des confins Algéro-Marocains du moment. Le colonel Cauchemez pourra écrire peu après avec satisfaction : «Ainsi disparaîtront ces continuelles difficultés de frontière, minimes, mais irritantes par leur constante répétition (...) désormais les relations de bon voisinage et de commerce iront s’améliorant entre nos Algériens (!) et les sujets du Sultan du Maroc».

    Conséquences internationales...L’imposition de ces accords en 1901-1902– dont les effets se font pleinement sentir en 1905, d’où la date souvent retenue– a eu des conséquences profondes. Par un accord secret du 5 août 1890, la Grande-Bretagne avait reconnu à la France la liberté d’occuper le Touat Marocain et la vallée de la Saoura, dans le cadre du partage des zones d’influence en Afrique. Ce feu vert britannique encouragea Paris à intégrer ces régions sahariennes à son Empire algérien naissant.

    La crise de Tanger de mars 1905 éclate d’ailleurs dans ce contexte, l’empereur Guillaume II, en visite à Tanger, déclare soutenir l’indépendance Marocaine, cherchant à contrer l’influence française grandissante. Le fait accompli du Touat n’était pas directement discuté lors de la conférence internationale d’Algésiras (janvier 1906), mais il faisait partie du tableau : les diplomates savaient que le Maroc avait déjà dû céder du terrain à la France sans réaction européenne. Le Maroc apparaissait déjà comme une proie partagée en coulisses.

    Les tribus passées sous l’autorité française ne peuvent plus librement payer l’impôt au sultan ni prier en son nom, sous peine de représailles du côté français, tandis que celles restées fidèles au Maroc sont expulsées du Sahara oriental,  pour y aller au diable, selon les termes d'envahisseur Français affamé d'expansion coloniale.

    En réaction, les Chorfa du Tafilalet tentèrent en 1906 de décréter un boycott commercial : ils interdirent aux marchands du Tafilalet de commercer avec les postes français de Colomb-Béchar et des oasis Marocaines spoliées, et menacèrent de confisquer les biens et tancer les tribus «soumises volontairement à la France». 

    La France y répondit par un ultimatum du 4 août 1906, exigeant le rétablissement complet de la libre circulation entre le Tafilalet et l’Algérie française. Le sultan dut une fois de plus céder. Il apparaît dès lors clairement que la France a atteint son objectif stratégique: couper toute liaison entre le Maroc et l’Afrique occidentale, en privant le Maroc de son débouché saharien traditionnel, la France isole économiquement et politiquement le sud Marocain, préparant le terrain à son influence exclusive.

    Ce n’est qu’à l’indépendance du Maroc en 1956 que la question ressurgira ouvertement. Les nationalistes Marocains, notamment Allal El Fassi, revendiquent alors le retour au Maroc de tous les territoires historiquement Marocains «amputés et égarés» par le colonialisme, y compris le Grand Touat, Tindouf et les Sahara Marocains, occidental et oriental.

    Cependant, dans la mémoire Marocaine, ces oasis du Sahara oriental demeurent associées à l’histoire nationale. Touat, Gourara, Tidikelt, Ain Salah relevaient depuis plusieurs siècles de l’Empire chérifien, et l’autorité des différents sultans y était établie avant la conquête française. Arrachés dans un contexte de rapport de force totalement défavorable au Maroc, tous les accords préjudiciables à la Marocanité du Sahara oriental ont coupé les liens historiques entre le Tafilalet  et le Sahara oriental.

    Les noms des signataires, Delcassé et Ben Slimane, gravés sur le parchemin des protocoles, incarnent l'un : «la volonté impériale de la Troisième République Française et l’autre l’impuissance résignée du Maroc précolonial». Le tournant de 1901-1902 a non seulement redessiné la carte au profit de l’Algérie française, mais il a aussi marqué le début de la fin pour l’indépendance Marocaine, préludant à l’établissement du protectorat, dix ans plus tard et le Maroc considère  qu’il a été, purement et simplement spolié.

    Aujourd'hui on constate clairement la bafoue de la raison et l'ingratitude de nos voisins ennemis d'à-côté, du fait que, pour s'enfuir en avant, l’Algérie se réfère au fait accompli colonial et tient à dents au produit volé et s'y plonge dans la soi-disant l'intransigeance des frontières héritées de l'Algérie Française. et prouve ouvertement sa perfidie à ce sujet à la générosité Marocaine.

    En se moquant de leur président, les algériens de l'élite Kabyle appelaient le président de l'Algérie,  : «l'Adjudant  H'mimid» qui dans ce sens,  lyncha par stupidité les petites cervelles Algériennes, hissant son slogan d'excitation (hagrouna lamrarka..hagrouna!) se faisant influencé par le mauditEgyptien, Abdenacer et déclencha alors en 1963, «la guerre des Sables». durant laquelle il se fut tabassé par le faucon Marocain le général feu Driss Ben Omar.

    Selon la conviction de tout Marocain avéré, l’intégrité territoriale du Maroc doit être reconnue mondialement. Le Sahara occidental Marocain, la partie inaliénable du territoire Marocain, est heureusement rapatrié par l'intelligence Royale de Sa Majesté le Roi feu Hassan II. Aujourd'hui,  il est temps de braquer les projecteurs vers le dossier de l'autre Sahara oriental, même si cela pousserait  à y frôler l'outrage chez les ingrats d'Alger.

    A Washington, fief du gendarme du monde; on en dit, à tout sceptique que le dossier du Sahara occidental Marocain est définitivement clos, et le Maroc doit se préparer maintenant à ouvrir le dossier de l'oriental Marocain, annexé par la France au territoire de l'Algérie Française, bien qu’il soit historiquement et géographiquement Marocain.

    C’est ce qu’affirment les politiques Américains, dont  Charles Dahan, vice-président du WMJ (Juifs Marocains du monde) basé dans la région de Washington, dans un entretien accordé au quotidien arabophone Marocain «Assabah» publié dans son édition du 28 avril 2025, confirmant en grand pompe que le Sahara oriental doit revenir inévitablement au giron du Royaume Chérifien, la vérité historique, méconnue de beaucoup :

    «C'est que des régions comme Colomb-Béchar et la Saoura y compris Tindouf, faisaient partie de la Souveraineté impériale Marocaine, comme en témoignent les cartes, traités et documents antérieurs à l’occupation française. Et le Maroc n’a jamais renoncé à ces territoires; leur dossier a été étouffé sur la scène internationale dans le cadre de règlements coloniaux injustes. fin de citation.

    Aujourd’hui, ce Meknèsi, reconnu à Washington comme l’un des principaux défenseurs des intérêts du Maroc note avec insistance : «avec l’éveil de la conscience historique et l’émergence de nouvelles générations de Marocains au pays et à l’étranger, je cite encore :«Nous pensons que le moment est venu d’ouvrir ce dossier, non pas dans une logique d’escalade, mais dans une démarche d’équité historique et de restauration de la mémoire nationale».

    Pour ce qui est de la démarche, justement, le Royaume doit travailler à présenter ce sujet dans les cercles américains et internationaux, comme l’avait fait pour la question du Sahara Marocain occidental. Nous sommes convaincus que la vérité triomphera et nous sommes prêts à tout sacrifier pour notre patrie et son unité.

    Je suis ravi de cette orientation diplomatique royale en profondeur en Afrique, qui a conduit plusieurs pays à soutenir la position Marocaine pour résoudre cet artificiel conflit, tandis que la question du Sahara oriental n’a pas toujours été «pleinement comprise par les décideurs américains, ni en termes de profondeur historique, ou en termes de justice internationale».

    À la fin des années 1980, les positions américaines étaient hésitantes, en raison de l’influence significative du  pétrodollars de l’Algérie dans les cercles décisionnels à Washington. À l’époque, le secrétaire d’État américain républicain -James Baker- qui aurait dégusté, voire dominé par le tabac à chiquer Algérien, entretenait des relations étroites avec Bouteflika pour conclure des accords énergétiques au profit de grandes entreprises américaines.

    Après une évaluation minutieuse, les États-Unis ont finalement reconnu la Souveraineté du Maroc sur le Sahara, une étape décisive pour la communauté internationale, même si «cette reconnaissance aurait dû intervenir bien plus tôt, étant donné que l’histoire du Maroc est claire dans toutes les références et les ouvrages historiques».

    S’appuyant sur les articles de la Convention de Maghnia, l’Algérie soutient, contre le réel et contre l’histoire, que le Maroc et la France auraient implicitement reconnu que le Sahara Marocain oriental n'était pas «terra nullius» n'appartenait à personne! et la propriété reviendrait au premier occupant, c’est-à-dire à la France, dont l’Algérie indépendante se considère comme son héritière là-dessus (!).

    Deux objections majeures vont à l’encontre de cette thèse, stipulant que les limites qui existaient autrefois entre le Maroc et la Régence Ottoman d'Alger resteraient les mêmes, à savoir jusqu’au Oued Tafna. Comme la Régence Turque d’Alger n’avait d’autorité que sur une petite partie de l’actuelle Algérie dont «la Kabylie, les plateaux du Sud et le Sud-Oranais» lui échappaient, les régions sahariennes Marocaines lui étaient inconnues et la délimitation frontalière fut donc très partielle.

    Or, deux objections majeures vont à l’encontre de la thèse algérienne. L’une est géographique, l’autre historique. Au sud de Figuig le climat est certes désertique, mais ce n’est pas un désert, car la région abritait plusieurs ksours peuplés par de milliers de sujets Marocains, notamment le long de la vallée de la Saoura,  (plus de 600 km).

    Jusqu’en 1901-1902, date de la conquête française, la région relevait d’ailleurs de la Souveraineté Marocaine, car les sultans y nommaient leurs représentants et y prélevaient l’impôt. Quant à la prière du vendredi, partout, elle y était dite en leur nom, d'autant, plus, les populations de Touat envoyaient des cadeaux-souvenir à Fès au titre d'allégeances au Sultan.

    Résumons le conte Le 5 août 1890, aux termes d’une convention secrète, la France et la Grande-Bretagne se mirent d’accord pour délimiter leurs sphères d’influence en Afrique. Londres laissa alors toute liberté à la France pour occuper les régions Marocaines du Touat et d’Igli, ainsi que toute la vallée de la Saoura. Cependant, pour des raisons diplomatiques, se rangeant aux observations y  afférentes , le gouvernement français décida d'ajourner l'exploitation de cette convention.

    Au mois de décembre 1899, les forces françaises prirent Ain Salah, puis occupèrent tout le groupe des oasis de la Saoura, y compris Timimoun, la capitale régionale qui fut investie en 1901. Durant cette phase de la conquête  françaises eurent face à elles les caïds et les pachas Marocains qui gouvernaient ces régions au nom du sultan du Maroc.

    Au mois de juillet 1962, à l’indépendance de l’Algérie, la population de Tindouf hissa le drapeau Marocain, refusant d'obéir aux ordres de l'autorité Algérienne, qui le 3 septembre suivant tira sur la foule, faisant des morts, des blessés et des interpellations et depuis, commence la perfidie de l'Algérie contre le Royaume.

    Le 27 novembre 1985, au même sujet de Tindouf, Sa Majesté le Roi feu Hassan II déclara : «Tindouf faisait partie intégrante du territoire Marocain jusqu’au début des années 1950, lors des cérémonies religieuses au Maroc, j'ai vu le Pacha de Tindouf, venait faire allégeance devant mon père. Mais, pendant notre exil en août 1953, Tindouf et autres  agglomérations, nous ont été enlevés pour être rattachés à l’Algérie».

    Tout homme issu d'élite sage, conscient de rapetisser les mensonges d'Alger et qui n'est pas de ses vassaux, apprécit, au bon sens du terme, le proverbe marquant qui dit : «Quand un clown s'installe dans un palais, il ne devient pas Roi, c'est le palais qui devient le cirque de jonglage». C'est dans ce cirque-là où s'immerge actuellement l'Algérie. Bonne lecture 

                                                                 Cordialement, Chihab25