Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le Parti Islamiste Marocain (PJD) à la merci d'un destin sombre..

        نيويورك تايمز: البيجيدي شبه معزول وفي ورطة والمحيط الملكي له دور في الأزمة بين بنكيران وشباط                             Benkirane à la merci des faucons de l'ombre, même s'ils sont vêtus en blanc..!
Pourquoi le PJD craint-il les communales?..Dans sa dernière sortie médiatique, devant un aréopage des cadres de son parti, Abdelilah Benkirane a prononcé une petite phrase qui semble être passée inaperçue alors qu’en réalité, et à mon sens, elle constitue l’explication fondamentale pour comprendre l’ampleur de la crise politique que traverse le pays, une sorte de code pour lire le conflit politique consécutif au printemps arabe. Ecoutons donc le chef du gouvernement : «Vous m’interrogez sur la date des élections communales et moi, je vous réponds que je ne peux les organiser maintenant ; si je pouvais, je l’aurais fait. Ne vous précipitez pas et tâchez de comprendre la politique. Il n’y a pas que les chiffres ».
Quelle est donc cette raison qui empêche Benkirane d’organiser les communales, comme le veut la constitution qui a modifié la structure et les attributions de la Chambre des Conseillers ? Les élections communales sont en effet devenues obligatoires pour sortir cet organisme peuplé de notables de la situation d’errance constitutionnelle qui est désormais la sienne, sachant que cette Chambre légifère et contrôle le gouvernement, bien qu’elle se trouve aujourd’hui dans l’illégalité constitutionnelle… C’est là, donc, un aspect du dysfonctionnement juridique émanant du retard apporté à la tenue du scrutin local et régional. L’autre aspect négatif de ce retard est le report consécutif de la mise en œuvre de la régionalisation avancée et le gel d’activité que connaissent la plupart des conseils communaux dans les grandes villes qui restent prisonnières du cadre juridique et politique antérieur au 1er juillet 2011. Sa Majesté le Roi avait annoncé la tenue des communales pour 2012, or nous sommes déjà en 2013 et rien, aucune date n’est visible dans un horizon proche, en 2013 ni même en 2014. Pourquoi donc ? 
Les experts en élections au sein du ministère de l’Intérieur, des communes et des partis connaissent un élément fondamental dans ce domaine, qui peut se résumer dans l’adage suivant : «Les signes avant-coureurs d’une belle nuit apparaissent dès l’après-midi». Cela signifie que si on tient le scrutin communal demain,on pourra d’ores et déjà prévoir les grandes lignes des résultats des élections législatives de 2016, car il est évident que la formation qui remportera l’élection de proximité aujourd’hui s’appuiera sur les légions d’édiles et de responsables locaux et régionaux pour l’élection générale d’après, qu’elle gagnera facilement, essentiellement dans les villes moyennes et les zones rurales où le vote se fait rarement sur des considérations politiques, où les gens votent davantage pour des personnes que pour des partis. En effet, les maires et les conseillers sont ces gens qui côtoient les populations au quotidien et qui les aident à régler leurs problèmes de tous les jours. 
Et puis, remarquez bien que les deux élections communales organisées depuis dix ans (2003 et 2009) ont été marquées par des évènements particuliers et une gestion autoritaire aussi flagrante qu’exceptionnelle. Ainsi donc, en 2003, l’autorité avait brutalement intervenu auprès du PJD afin qu’il limite sa couverture de toutes les circonscriptions en raison du fait qu’il aurait été moralement responsable des attentats du 16 mai 2003. Plus encore, le ministère de l’Intérieur ne s’était pas arrêté en si bon chemin, mais avait été plus loin encore que la décision du PJD de réduire ses candidats à la moitié des sièges à pourvoir, en fixant à cette formation les lieux où elle pouvait présenter des candidats et les zones dont il ne fallait pas qu’elle s’approche. 
Ce sont là des faits qui ne sont plus ignorés de personne et dont tout le monde parle, jusques-y compris des dirigeants du PJD. Il y avait même à cette époque, en 2003, une volonté de dissoudre purement et simplement la formation islamiste, ce qui avait encouragé certains responsables du PJD, aujourd’hui ministres, à demander l’ouverture d’une enquête administrative sur les attentats et sur ceux qui pouvaient se trouver derrière leur organisation !! Et le résultat de cette politique d’endiguement du PJD, nous les avons tous vu au scrutin général suivant, en 2007, quand ce parti n’avait pas obtenu les résultats qui reflétaient son poids politique réel, en assurant une avancée certes dans les grande villes mais en restant en retrait dans les petites et dans les régions rurales. 
En 2009, même politique, mais avec un scénario différent. En effet, quelques moisavant les communales tenues cette année, Fouad Ali el Himma – ancien ministre de l’Intérieur et l’un des grands décideurs du pays – avait fondé un nouveau parti puis mené une campagne électorale très agressive, appuyée sur des moyens financiers, administratifs,logistiques, politiques et médiatiques colossaux. L’objectif était d’arriver premier, et de barrer le chemin aux islamistes qui, s’ils venaient à remporter cette communale, aborderaient les législatives suivantes comme une partie de plaisir. Et là, les notables étaient entrés dans la danse, confirmant la pensée (et titre du livre) de Rémy Leveau : «le fellah marocain, défenseur du trône». Et puis, suite à l’élection, les gens avaient suivi avec intérêt cette politique de traque menée par le parti de l’Etat contre le PJD, contre tous ses mouvements et rapprochements avec d’autres formations, dans le but de l’empêcher d’investir les conseils communaux et de le laisser isolé sur la scène politique locale et donc régionale et nationale, afin qu’il n’ajoutât pas les avantages de la proximité à l’attrait politique qu’il assurait déjà. 
Le PAM menait les élections locales de 2009, l’œil rivé sur les générales de 2012, mais les vents du printemps arabe sont venus souffler sur tout ce programme et repousser la grande moisson à plus tard. Sans ces évènements politiques de 2011, Abdelilah Benkirane n’aurait même pas rêvé occuper un jour le fauteuil de chef du gouvernement, lui qui n’avait même pas pu s’installer dans celui du maire de Rabat, en dépit du fait que le PJD avait obtenu le plus grand nombre de voix à Rabat. 
Et aujourd’hui, les élections communales seront-elles offertes sur un plateau d’argent au parti au pouvoir, théoriquement du moins ? Ce scrutin sera-t-il organisé avec un PJD au faîte de sa puissance ou, à l’inverse, ne sera-t-il programmé qu’après des élections législatives anticipées, afin que le PJD ne bouscule pas des équilibres politiques mis en place depuis des décennies ? Comprenez-vous à présent pourquoi Benkirane a dit qu’il ne pouvait pas organiser des communales à l’heure actuelle ? 
Ses partenaires, surtout l’Istiqlal et le MP, ne le laisseront pas récolter les fruits tout seul, même si les choses se font à la régulière. Chabat ne fait pas pression uniquement pour un ministère là, une fonction ici… le leader de l’Istiqlal joue plus grand que cela, même s’il ne détient pas tous les atouts de ce jeu ni n’en maîtrise toutes les règles et les codes. Chabat veut se poser avec son allié et néanmoins adversaire, et jouer cartes sur table pour les prochaines communales, qu’il ne saurait laisser ouvertes à toutes les conjectures. Il faut absolument faire un peu d’ingénierie électorale, et c’est là la partie visible de l’iceberg qui flotte sur cette mer d’intrigues politiques et dont les populations ne voient pas grand-chose… 
Tractations secrétes PJD-RNI..Un grand mutisme est de rigueur dans les hautes sphères dirigeantes du RNI, autour de concertations dites «confidentielles» qui se seraient tenues entre le président du RNI, Salahdine Mezouar, et le chef du gouvernement et du PJD, Abdelilah Benkirane, juste avant que le premier n’aille à la MAP (Maghreb Arab Press), l'agence officielle Marocaine d'informations, pour une rencontre avec la presse, tenue dernièrement dans les locaux de l’agence à Rabat. 
Selon un haut responsable du RNI, qui souhaite préserver son anonymat, «le changement de ton adopté par Mezouar à la MAP, disant que la décision d’intégrer le gouvernement doit être prise par les organes décideurs du parti, et non par le président, est un fort indicateur de la disponibilité du RNI d’accepter toute offre de Benkirane de rejoindre la majorité, mais avec cependant des conditions dictées par l’état-major des Indépendants, afin que leur parti ne puisse être considéré comme une roue de secours». 
Par ailleurs, les «conseils» de Benkirane à ses troupes, et essentiellement à ses faucons, de ne plus attaquer Mezouar sur son affaire de primes et de laisser les voies de discussion ouvertes, vont également dans le sens de la confirmation de ces tractations secrètes entre les deux directions du PJD et du RNI. 
Un quotidien Marocain a appris que la majorité des membres du Bureau politique du RNI est favorable à une entrée au gouvernement, contrairement à Salaheddine Mezouar et à certains autres grands dirigeants du parti qui ne sont pas tellement pour une alliance au sein d’un gouvernement conduit par une formation qui n’a cessé d’attaquer Mezouar et d’autres personnes influentes du RNI, lesquelles devraient rencontrer très prochainement leurs cadres du parti dans les régions pour discuter de cette question et pour préparer les prochaines échéances électorales. 
Un Conseil national serait en voie de préparation pour parer à toute éventualité, à l’issue de l’arbitrage royal qui devra être rendu sur demande de l’Istiqlal. Selon des sources internes, de vives discussions sont menées actuellement par des «faucons bleus», pour revenir sur ce qu’ils appellent «la décision précipitée prise au lendemain des élections de rejeter les offres d’alliance du PJD, sachant qu’un retrait officiel de Chabat et de son parti de la coalition gouvernementale serait une bonne chose pour le RNI mais aussi pour le pays qui pourra ainsi profiter de l’expérience cumulée de ses cadres dans la gestion des affaires publiques, ce qui évitera très certainement au Maroc une crise économique aux conséquences désastreuses». Mais il existe toujours au sein de la direction du RNI un groupe de dirigeants toujours hostiles à un quelconque rapprochement avec le PJD pour entrer au gouvernement. 
En attendant le Roi..Cette balle envoyée dans le camp du palais suite à un conflit entre deux partis est une balle piégée qui a suspendu l’activité politique du pays. Le Roi, en effet, n’est absolument pas tenu de s’aligner sur un agenda à lui fixé par d’autres, de même qu’il n’est pas concerné par les calendriers d’action des acteurs politiques ni par leurs décisions ; mais puisque la constitution lui confie la responsabilité du bon fonctionnement des institutions constitutionnelles, il a donc intervenu au moment opportun en ordonnant à Chabat de surseoir à la décision de son Conseil national quant au retrait du gouvernement.Cela a mis un terme à une situation, mais nous a plongé dans cette absurdité qui veut que nous attendions que le souverain endosse la tenue d’un juge, examine personnellement les arguments des différentes parties et se prononce en faveur de l’une d’elles, dans le cadre de ce qui serait une logique qui n’entre pas en conformité avec la nature de notre institution monarchique, pas plus qu’elle ne répond à nos coutumes politiques, sans même parler de la constitution. 
La monarchie marocaine a beaucoup évolué, de ces temps reculés où les sultans régnaient sans partage, munis d’un mandat divin, à une autre ère de pouvoir absolu drapé dans des oripeaux constitutionnels ; l’ingénieur de cette ère fut feu Hassan II, qui avait veillé à maintenir l’esprit du pouvoir d’antan mais avec une saveur de modernité qui puisse absorber toutes les évolutions consécutives au Protectorat. Et malgré l’âpre lutte menée par certains dans le but de circonscrire le pouvoir absolu du Roi, la nature du souverain défunt et les conditions qui prévalaient alors dans le pays ont fait que les revendications démocratiques et les demandes de réformes ont avancé à petits pas, aux compte-gouttes, si j'ose dire, comme en peuvent témoigner les différentes constitutions qui nous ont menés à celle de 1996, approuvée par l’USFP qui se montrait à cette époque-là le symbole de la lutte pour la démocratisation. Mais l’arrivée à cette situation s’est faite poussivement, pesamment, avec des élites politiques qui léchaient encore leurs plaies occasionnées par la dure répression et par les conflits internes et structurels. Tout le monde, tous les acteurs de cette période étaient essoufflés, à l’exception de la monarchie qui se tenait en forte psition pour une succession tranquille sur le trône ; et c’est finalement ce qui s’est produit, avec l’avènement d’un jeune Roi sur les épaules duquel pesaient tous les espoirs et s’accrochaient toutes les espérances. 
Il faut cependant rappeler que les luttes fondamentales et brutales qui avaient eu lieu après l’indépendance, sur le plan partisan, n’avaient opposé en fait que les deux partis que sont l’Istiqlal et l’USFP. Ainsi, en dehors de quelques périodes d’éclaircie et d’entente, le reste du temps était inscrit sous le signe de la guerre sourde, d’affrontements épiques et d’adversité tenace. Dans un passé encore relativement récent, et plus exactement en 1989, les deux formations avaient soumis au Roi défunt un mémorandum pour des réformes constitutionnelles. Mais, en raison de l’attitude de Noubir Amaoui, un gauchiste sydicaliste "diabétique", l’alternance consensuelle qui devait être conduite à cette époque par le Secrétaire général du parti de l’Istiqlal, Mhamed Boucetta, n’avait pu voir le jour. Plus tard, avec l’avènement du gouvernement d’Abderrahmane el Youssoufi, le même Istiqlal avait considéré 
que l’USFP lui avait volé son droit à diriger un gouvernement d’alternance. Et c’est la raison pour laquelle Abbas el Fassi avait lancé une campagne féroce contre le gouvernement auquel participait pourtant sa formation, adressant à el Youssoufi une note sans doute plus brutale que celle envoyée dernièrement par Chabat à Benkirane. Et puis, aux élections suivantes, et en dépit du classement de l’USFP en pole position, l’Istiqlal avait réclamé pour lui la Primature, et avait publié dans sa presse un éditorial resté célèbre et intitulé «à qui le tour ?» (a moula nouba) comme on dit en dialectal Marocain; c’est sans doute ce conflit qui avait privé el Youssoufi de rempiler pour un second mandat à la tête du gouvernement, et c’est toujours cela qui avait incité le palais à désigner Driss Jettou Premier ministre d’un gouvernement dans lequel la participation de l’USFP devait sonner le glas de cette formation dont la mémoire est pétrie des souvenirs des peines et marquée par les moments de souffrance. 
Le résultat fut l’émergence du concept de la «méthodologie démocratique» que l’USFP a placé entre les mains de Sa Majesté le Roi Mohamed VI, et qui consistait en la nécessité pour le Souverain de respecter cette approche en désignant à la présidence du gouvernement un des dirigeants du parti arrivé premier aux élections. Le Roi avait alors répondu positivement à cela en 2007 en nommant Abbas el Fassi Premier ministre, suite au classement en tête de l’Istiqlal aux législatives de la même année. 
Puis arrive ce qu'on appellait le printemps arabe et le Mouvement du 20 février, et cette méthodologie a été inscrite dans la Loi fondamentale. Le souverain est donc devenu constitutionnellement obligé de choisir son chef du gouvernement au sein de la formation politique qui aura obtenu le plus de sièges au parlement. Mais, bien évidemment, cette bienheureuse revendication éminemment démocratique comportait des travers auxquels nul n’avait prêté attention, à savoir que si le parti classé premier mais sans avoir de majorité absolue, ne réussissait pas à réunir une majorité, la seule solution qui resterait serait d’organiser un nouveau scrutin.  
La nouvelle constitution, et pour la première fois dans l’histoire du pays, a reconfiguré la carte de la pratique du pouvoir au Maroc. Les attributions du Roi ont été fortement réduites, en faveur de celles du gouvernement et de sa présidence, partant du principe que l’autorité de cette institution émanait directement de la volonté du peuple. Tout aurait bien pu se passer comme dans le meilleur des mondes, sur un plan politique du moins, mais seulement voilà, un nouvel acteur est apparu et a raflé 107 sièges au parlement ; il s’agit d’un parti islamiste qui, ne l’oublions pas, était resté ostracisé des années durant, avait été menacé de dissolution et d’interdiction suite aux événements terroristes du 16 mai 2003, un parti qui avait volontairement limité sa progression en contractant sa couverture des circonscriptions électorales.  
Il aurait été possible que ce qui se produit aujourd’hui se soit également produit entre Chabat et le PAM si ce dernier avait présidé aux destinées du gouvernement, de même qu’il aurait été possible aussi que les directions du MP et de l’Istiqlal se chamaillent… mais les choses n’auraient pas été à ce point de médiocrité – ou même plus bas que cela – si le PJD n’avait pas été au gouvernement et si Chabat n’était pas là où il se trouve actuellement.  
Ceux qui attendent l’arbitrage royal ne doivent pas perdre leur temps, et Chabat lui-même n’attend pas vraiment le retour du Roi ; il a temporisé suite à la décision de son Conseil national mais a poursuivi sa guerre contre le PJD. Une guerre qui ne signifie qu’une seule chose, le basculement dans l’opposition. Mais une telle décision souveraine des instances décisionnelles du parti doivent-elle vraiment attendre l’onction royale, alors que le Roi est bien au-dessus des partis ? 
l faut trancher, il faut savoir trancher, et les parties en présence doivent savoir laisser le Roi à ses fonctions et ses attributions et se doivent d’assumer, elles, leurs entières responsabilités, tant il est vrai que l’opposition et le gouvernement sont faites pour servir le peuple et non l’égoïsme des uns et l’égo-centrisme des autres. 
Si le Roi pourrait rester encore à l'étranger..De nombreuses lectures commencent à se faire jour autour du report d’une semaine du retour du Roi au Maroc, un retour de France qui était annoncé en fin de semaine dernière. Le chef de l’Etat semble en effet contrarié par les tournures que prennent les évènements sur la scène politique nationale, et qui rappellent cette ancienne colère Royale, à l’issue de laquelle il était resté en dehors du pays durant un mois entier. 
Certaines sources nous apprennent que le Souverain ne verrait pas d‘un bon œil les clivages et les tensions qui se crispent de jour en jour au sein de la majorité, essentiellement entre le PJD et Hamid Chabat, qui a entrepris dernièrement de faire de la surenchère jusques-y compris pour la plus haute autorité du pays, dans le cas où le palais royal n’arbitrerait pas en sa faveur ; en effet, le leader de l’Istiqlal a laissé planer la menace de sa démission du Secrétariat général de l’Istiqlal si ses demandes de remaniement étaient refusées en haut lieu. 
Les premières indications qui apparaissent établissent que Chabat a placé l’institution royale dans une situation embarrassante suite à cette évocation de l’article 42 par le Conseil national de l’Istiqlal en vue de mettre un terme à son conflit avec Benkirane. Selon des constitutionnalistes, ce geste des Istiqlaliens tend à vider la constitution 2011 de sa substance en impliquant le Roi dans un conflit politique creux, alors que le Maroc connaît une situation économique difficile qui requiert des dirigeants politiques plus d’imagination et plus d’ardeur et surtout davantage de maturité pour mettre au point les solutions adéquates afin de sortir le pays de l’ornière où il se trouve et du KO économique qui semble le guetter. 
D’autres sources consultées par un site-frivole(!) nous apprennent que le Roi est aussi irrité par le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane qui n’aura pas su mettre à profit ses attributions à lui conférées par la Loi fondamentale pour solutionner la crise de sa majorité ou au moins la contenir et ainsi éviter au Maroc cette fameuse crise cardiaque qui le menace. Les mêmes sources indiquent que pour sa part, Benkirane aussi a préféré s’en remettre au Roi pour régler son différend avec Chabat, en dépit des critiques formulées par des membres de la direction du PJD suite à la décision du Conseil national de l’Istiqlal. 
Et tout cela va dans le sens d’une implication de l’institution royale dans une crise politique difficile qui devra conduire le chef de l’Etat à arbitrer comme il le faisait auparavant en pareils cas. Mais si le Roi appuie la revendication de Chabat concernant un remaniement gouvernemental, afin que l’Istiqlal revienne sur sa décision de retrait, cela placerait Benkirane dans une position intenable à l’égard du Roi, de son parti et de lui-même, car il ne saurait accepter cette victoire de Chabat, une victoire qui réduirait fortement de son aura de chef du gouvernement.Bonne lecture.                                                      

                                                                                Cordialement,Chihab25


 

Les commentaires sont fermés.