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  • 3/4.-Le peuple Algérien aurait du mal à s'organiser face à la machine de repression(*)

     Spécial Libye: Bienvenus dans le  guêpier du grand pervère!! (Liaisons dangereuses entre AQMI et les insurgés Libyens).

    (Suite...

                               (Je m'excuse pour avoir écrit cette longue préface inéluctable, car les événements se précipitent en Libye, et la pression s'accentue. De ce  fait,l'épisode principal concernant la situation en Algérie, sera textuellement réduit, dans l'espoir de voir en compensation, le prochain épisode bien garni..)

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                     L’instabilité politique en Libye pourrait favoriser à terme la montée en puissance d’AQMI. Ses membres ont semble-t-il déjà pioché dans les dépôts d’armes de Kaddafi et auraient même prêté main forte aux insurgés. D'où la nécessité d'une guerre rapide pour les Occidentaux était au beau fixe.

                              À la fin de février, alors que la contestation gagnait du terrain  en Libye. Kaddafi accusait déjà la jeunesse libyenne d’être droguée et, surtout, de se laisser manipuler par Al-Qaïda. En lançant une telle accusation, il espérait sans doute que des Jihadistes versent de l'eau à son moulin. Et de fait, ceux-ci ne veulent visiblement plus se laisser dépasser par les événements comme c'était le cas dans les révolutions Tunisienne et Egyptienne.

                               Plusieurs observateurs ont récemment fait état des relations dangereuses qu’entretiennent la nébuleuse salafiste et les insurgés Libyens. Selon des sources sécuritaires Maliennes et Nigériennes, citées par l’Agence France Presse, Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) aurait tout d’abord récupéré des armes après le pillage par les insurgés de dépôts de  Kaddafi. Dans une interview à Jeune Afrique, le président Tchadien Driss Deby, se montrait inquiet au sujet de la révolution Libyenne, qui pourrait, selon lui, coûter cher à la stabilité de son pays et à la région. « Les islamistes d’Al-Qaïda ont profité du pillage des arsenaux en zone rebelle pour s’approvisionner en armes(missiles terre-air) (!) AQMI est en passe de devenir l’armée la mieux équipée de la région », aurait-il affirmé.  

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                               Dans l'autre volet  Je veux parler, bien entendu, de la grande affaire du moment, que nous approuvons, nous arabes – dont nous nous félicitons même à cause de l'atrocité de ce pervère Kaddafi –, mais qui suscite une très forte réprobation. Elle se déroule sous nos yeux et se présente ainsi:

                               À l’initiative de la France et sur mandat de l’ONU, les principales puissances occidentales se sont lancées, dans une entreprise de destruction du système politico-militaire de Kaddafi., La Libye est exclue de tout débat qui aurait dû être prioritairement le sien et c’est un pays arabe qu’on livre  malheureusement aux Occidentaux, en utilisant d’autres pays arabes., pour ne citer que le  "Qatar" qui s'est transformé, du jour au  lendemain, en fer de lance (…)

                               Je m'en fiche de ma part, de la dictature de Kaddafi et de ses fils. Mais ce que je vois, comme tout le monde..la Libye est sous les feux de forces étrangères en quête de gloriole personnelle et de défense de leurs propres intérêts. De quelle légitimité politique, de quelle crédibilité morale, ces puissances qui ne tiennent pas leurs engagements, qui affament les peuples, pillent les ressources des pays, peuvent-elles se  prévaloir? (les exemples de l'Afghanistan et d'Irak sont toujours frais dans la mémoire).le pétrole et le gaz libyens sont-ils absents de leurs motivations? Je le pense sûrement pas.

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                               Ne veut-on pas régler aussi son compte à Kaddafi pour des marchés d'armes non tenus, et pour avoir exigé un dédommagement au titre de la colonisation à l’Italie, l’ancienne puissance coloniale de la Libye, pour ses ingérences dans les affaires d'autruis partout dans le monde, y compris notre pays le Maroc. Depuis  son soutien aux UNFPISTES Marocains errants en Algérie et en Libye (Abderrahmane Youssoufi, Fikh Basri, Ben Kaddour, Abdelkader Ben Barka, Ben Hammou et Said Bou N'aâilat et autres..), qui étaient derrière les événements de mars 1973, et depuis aussi la création, avec la bénédiction de l'Algérie du front "Polisario", et sa sponsorisation après, dont nous payons depuis plus de 38 ans, et encore, les lourdes conséquences(...). Sans pour autant, oublier l'affaire de terrorisme d'État  de "Lockerbie" qui a créé un grand scandale, et dégénéré aux chantages et aux escroqueries aux échelles étatiques. Qui ne se souvient de leurs ambassades avec ceux qui sont tombés. (Ben Ali et Moubarak?)  Qui a roulé le tapis rouge à Kaddafi dans sa capitale en reception grandiose? Qui lui a proposé des armes balistiques sophistiquées(?). Et dans quelles banques sont déposés ses fonds? Des questions qui ne resteront pas en suspens, puisque les réponses existent déjà à l'Elysée, au Quai d'Orsay et au 10 Downing Street in London.

                              La partition de la Libye est en marche. Je me demande, à qui le tour demain? Le Yémen et la Syrie sont sur la ligne de mire , qui tombera le premier? A mon avis Ali Abdallah Salah est soutenu parait-il par Washington qui le considère, comme le seul rempart  apte à soutenir pour lutter contre Al Qaida au corne de l'Afrique. C'est pourquoi, on le voit trés, voire trop attaché, plus que jamais, il continue à s'accrocher au pouvoir. Béchar El Assad, lui pour ses méthodes de dictature  qui garde encore les cicatrices de la guerre froide, souvent étranges, pour le caractère contestable de ses théories pro-Iraniennes et anti-Libanaises, qui ont conduit à l'assassinat du premier ministre Libanais feu Rafiq Hariri, par le biais de Hassan Nasr Allah,  pour avoir simplement dit à Ryad: "Non à l'ingérence Syrienne trop exagérée au Liban!!", doit tomber! oui doit disparaitre, pour éradique le dernier bastion" Baâth" dans la région. N’aura-t-il pas été l’un des chantres des "ayat sataniques" qui projettent à déstabiliser le Golf arabique. Les  derniers événements du Bahreïne en témoignent 

                               L’ONU, vient de son coté, de cautionner des crimes de guerre contre le peuple libyen et contre Kaddafi. Sous des prétextes humanitaires à l’égard des populations dont elle se moque complètement, elle n’agit que pour déstabiliser les régimes qui n’ont pas l’heur de plaire aux pays occidentaux, en laissant bombarder les populations civiles sous le prétexte de les protéger et en laissant occuper les pays pour en piller les richesses au détriment des populations. À quand la traduction des chefs de pays occidentaux va-t-en guerre (Clinton, Bush, et Cie., Omar El Bachir et Kaddafi.. ) devant la Cour Pénale Internationale pour crimes contre l’humanité ? Les populations d’Irak, des Balkans, d’Afghanistan et de Derfour, savent ce qu’il en est de l’humanisme des chefs occidentaux.

                             Pourquoi les membres du conseil de sécurité des Nations Unies ne se sont-ils pas déplacés en Libye pour constater les milliers de morts dus au "sanguinaire" Kaddafi, égrenés jour après jour, au conditionnel, dans les médias, milliers de morts dont les médias ne nous ont, soudainement, plus du tout parlé ? Ces milliers de morts étaient-ils inventés pour se donner le droit de faire une guerre de rapines ?

                                Après quoi, le pays se trouve mis en coupe réglée, dépecé. déstabilisé sur tous les plans, des guerres risquent de s’allumer entre les tribus... Bientôt, il sera partagé entre les Occidentaux (le cas du. Kosovo) et dépouillé de ses richesses du sol et du sous-sol (le cas de l'Irak). Quant au peuple, ruiné sur les plans économique, social, sécuritaire et  intellectuel, il est souvent, au bout du compte, gouverné, sous le regard bienveillant des occidentaux, par des personnes politiques corrompues. (Nouri El Maliki, pour l'Irak et Hamid Karzai,pour l'Afghanistan.. ). et bientôt en Libye par les maîtres d'œuvre de la corruption du régime Libyen, les ministres dissidents de justice et d'affaires étrangères, ainsi que les éventuels dissidents et les opposants Libyens en fugue à l'étranger.

                             Les chefs d’État de France et de Grande-Bretagne,  je dis pas des mercenaires des États-Unis, non. Mais des lobbies Etats-Uniens, font intervenir leurs armées, avec des armes principalement made in USA dans les affaires intérieures d’un pays, la Libye. L'histoire de guerre se répete pour ces deux pays. On a vu dans le cas d'Irak, l'accord informel entre Blair et Bush. Et constate aujourd'hui le même cas entre Sarkozy et Cameroun  Si Kaddafi est assassiné, le peuple libyen sera asservi aux Occidentaux pour des décennies. Le peuple libyen ? Mais les pays occidentaux n’en ont rien à faire. Déjà, le peuple de France est prévenu : il y a des bavures. Les bavures de l'OTAN au cours de ses premiers pas en Libye, dont les rebelles libyens, ont vivement mis en cause l'attitude de l'Otan, l'accusant de ne pas agir assez rapidement pour leur venir en aide. Alors que les soupçons de bavure se portent à nouveau sur l'Otan aprés avoir loupé pour la 2°fois sa cible, provoquant des pertes en hommes et en matériels  aux insurgés, ce qui rend la situation militaire en Libye très incertaine. Les risques d'un enlisement du conflit sont réels.  , les dommages collatéraux - cela fait, en général, un (plus)  de trop au total de milliers de mort en Libye.Et pourtant, la France et l'Angleterre  reconnaissent que le risque d'un enlisement existait en Libye où la coalition appuie le soulèvement contre le régime Kaddafi, sans lui avoir permis de prendre le dessus.  A mon avis, Paris et Londres qui ont pris symboliquement la tête de cette offensive lorsqu'elle a été lancée et demeure, sont les principaux acteurs de la coalition et endosseront sûrement les risques de cet enlisement.

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                             L’autre approche justement, que les Occidentaux cherchaient à trouver pour ne pas être pris au dépourvu par des évènements qu’ils ne peuvent prévoir, n’est pas une « rupture » totale comme le suggère l'universitaire Algérien Kaddour Chouicha, avec les méthodes qui ont de tout temps fondé leurs intentions essentielles, mais seulement une tentative de leur part de s’adapter aux circonstances suscitées par l’éveil des peuples que l’on croyait à jamais « endormis ». Faute de pouvoir aller à l’encontre de la volonté irrésistible de ces peuples de bouleverser de fonds en comble les ordres et les valeurs politiques imposés d’en haut - comme ça se fait encore par Bouteflika et ses chevaux de course perdants-.

                              Les Occidentaux sont désormais contraints de jouer « aux équilibristes » en essayant de composer ou de trouver un compromis politique « médiateur » qui puissent satisfaire aux attentes des contraires : les régimes politiques autoritaires encore en place et leurs peuples encore également endormis ou hésitant sur l’action à entreprendre…dont l'Algérie de "dignité!" qui prétend aveuglement l'exception, et son peuple " saoule" par le degré en puissance de l'offrande pécuniaire de Belkhadem. A rappeler que l'FLN donne de l'argent pour avorter les manifestations des Algériens(7.000 Euros chacun et par abstention).

                         Il y a un pourrissement partout en Algérie, dans l’éducation, dans la justice, la santé,dans la vie quotidienne de l'algérien (…) tout le monde bouge verticalement et horizontalement, ça bouge, mais pas en profondeur au pays des massifs de "Jorjura et des Aurès", sans que le pouvoir Algérien se rend compte des mouvements de la rue.En dépit de l’impressionnant dispositif policier que le pouvoir convoque à chaque manifestation et le peu d’engouement de la population algéroise, l'opposition de la rue n’est pas disposée à mettre en berne le flambeau de la contestation. Elle persiste à maintenir la pression sur un pouvoir duquel, selon les observateurs, " il ne faut rien attendre”. Ainsi, elle projette d’organiser de nouvelles marches  chaque samedi à Alger et pourquoi pas, avec le temps, un peu partout dans le pays.

                        Mais eu égard aux circonstances dans lesquelles se sont déroulées les précédentes manifestations, nul doute que des interrogations sur le degré d’adhésion de la population ainsi que la défection de la population algéroise ne manqueront pas d’être soulevées. Explication du président d’honneur de la Ligue Algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH). “Nous sommes encore dans un état de siège. On a subi trop de violence, les gens ont peur. Il y a un mouvement de l’histoire et personne ne peut l’arrêter”, a-t-il affirmé, lors d’une conférence de presse animée à Alger. En analysant ces déclarations qui se font à tort et à travers, je constate un indice, que même l’Algérie n’est pas à l’abri du vent de révolte qui balaie le monde arabe, malgré le certitude du charlatan Belkhadem qui guaspille, sans aucun controle, le fond public Algérien, au nom de la souverainté de l'Etat Teflikien?.

                               Il y a vraiment un pourrissement  total partout. Dès lors qu’il y a des mouvements de contestation un peu partout et dans tous les secteurs, pourquoi la mayonnaise ne prend pas pour un grand mouvement à l’image de ceux de Tunisie, d'Egypte, de Yémen, de Libye  ou de Syrie? “Laissons le temps de réflexion aux Algériens, à l'épuisement d'effet des offrandes généreuses de Belkhadem, chargé d'avorter les manifestations de rue, il y a ceux qui s’interrogent davantage sur la manière dont devra se faire le changement. Dès que l’état d’urgence sera  pratiquement levé, vous allez voir si le peuple ne va pas sortir. Mais,  je peux m'adresser aux initiateurs Algériens “ il faut aller vers le peuple et expliquer à tous les mouvements que le problème est commun, c’est le pouvoir. qui est derrière tous les maux de l'Algérie Il ne faut exclure personne”. Comme pour les précédentes manifestations, la CNCD entend  ajouter un autre mot d'ordre: marcher pour dénoncer la télévision aussi, et dire “qu’elle appartient à tous les Algériens”,mais aussi pour revendiquer le départ du système désinformant l'opinion publique Algérienne afin de soutenir le régime.,  faisant référence à l'ancien concept déchu de notre Télévision Marocaine qui diffisait en temps de Driss Basri "Guolou l'Aâm zine!".

                           Une occasion pour le peuple Algérien d’évoquer l’initiative d’Abdelhamid Mehri, lequel a envoyé une lettre à Bouteflika et dans laquelle il suggérait l’organisation d’une transition. et demandait un changement à l‘intérieur du régime. Il avait écrit déjà une lettre similaire à Zeroual”. Le doyen de défenseurs Algériens de droits de l'homme Me Ali Yahia, décrétait de son coté: “notre génération est finie. Fini le zaïmisme, l’avenir appartient aux jeunes et l’Algérie n’ira à la démocratie que si ce système part.” Réitérant la solidarité de la coordination avec les révolutions des autres pays de la région, Me Ali Yahia soutient que l’Algérie reste toutefois différente, notamment en raison de l’histoire de sa révolution, de la décennie de violence vécue, mais surtout de la structure du pouvoir en place. “Ici, c’est l’armée qui désigne le Président. Elle est capable de le relever et destituer. Elle en a déposé déjà trois, et le quatrième  qu'est Bouteflika, peut le faire, s'il n'est peut-être en cours”, a-t-il lâché

     Les «marches de samedi» n'en mobilisent pas de marcheurs

                               Comme chaque samedi, depuis bientôt trois mois, Alger avait rendez-vous avec une «marche» pour réclamer le «changement démocratique et le départ de Bouteflika». Et comme à chaque samedi, le dispositif de sécurité est tout aussi impressionnant.  Le nombre des «marcheurs» ne cesse de dégringoler pour atteindre moins de 20 personnes à Alger. Deux marches étaient annoncées à Alger pour la journée du 19 mars 2011 qui coïncide avec une date symbolique de l'histoire de l'Algérie, marquant la signature des Accords d'Evian et l'entrée en vigueur du cessez-le-feu en 1962. Sous un soleil printanier, la première marche devait «s'ébranler» à l'appel du CNCD-partis politiques, alors que la seconde était censée démarrer à l'appel d'un mouvement de jeunes anonymes, lancé sur le réseau social Facebook. Rien ne s'était remarqué  sur terrain malheureusement!

                          Tôt le matin, le même dispositif de sécurité vous accueille.Toutes les issues sont parsemées de centaines d'agents anti-émeutes, avec casques , boucliers et matraques, de policiers en civil et des dizaines de véhicules et de camions pleins de flics. Pour empêcher tout regroupement, les accès des espaces, étaient fermés par des haies métalliques. Les dizaines de journalistes et de photographes attendaient une quelconque manifestation. Les habitués de ces couvertures médiatiques, viennent plus tard. c'est qu'il est possible de s'attabler à une terrasse de café tout en observant un éventuel mouvement de foule. Les policiers en civil traquent des yeux les moindres «suspects». «Vous faites quoi ici?», demandent-ils à des passants ou des journalistes qui s'attardent sur les lieux.

                         Une foule de journalistes et de photographes se regroupe, autour d'un jeune venu à l'appel lancé sur Facebook. «Je ne suis pas l'initiateur, mais je suis venu pour exprimer ma volonté pour le changement démocratique et pacifique en Algérie», lance ce jeune qui dit être membre du Groupe «Bezzaf». Quelques minutes plus tard, un autre apparaît arborant une pancarte . D'autres jeunes, cinq au total, commencent à scander des slogans : «Boudiaf khalla oussaya, echabiba rahi jaya » (Boudiaf a laissé un testament, la jeunesse va arriver). Les Algériens réclament à corps et à cris la liberté, je ne dirai pas "plus de liberté", parce qu'elle en existe aucune!, et dénoncent l'atrocité du pouvoir.

                              Selon un des initiateurs, « il y a au moins 40 personnes » à cette tentative de marche. Non loin de là, en plus de l'indifférence des passants, attablés sur la terrasse d'un café, deux militants/dirigeants d'un parti politique, ayant appelé à la marche de la CNCD-RCD-FFS, ne se mêlent pas à la foule. La police tente de disperser calmement au début, avant de pousser énergiquement les quelques manifestants, parmi eux M. Azouaou, membre de l'association des victimes d'octobre 1988 (AVO 88), à quitter les lieux empêchant tout mouvement  auquel participaient Me Ali Yahia Abdennour et quelques députés du RCD, a connu le même sort. Devant la très faible mobilisation, les policiers, en très grand renfort, ont pu mettre fin à toute nouvelle tentative du genre depuis le 19 février à Alger.

                               En réalité, selon la presse locale, la seule «imposante marche» observée à Alger, c'était la file d'attente qui menait au guichet des retraits de fonds. Pas moins de 150 personnes faisaient la chaîne pour encaisser leurs chèques bancaires ou CCP.

    Il était une fois l'état d'urgence

                                Comme il s’y était engagé, la veille, en Conseil des ministres,  Abdelaziz Bouteflika a, le 23 février, signé un décret abrogeant l’état d’urgence en vigueur depuis le 9 février 1992. À l’époque, la mesure avait été présentée comme très provisoire. Elle a donc duré près de vingt ans.Instauré par les présidents Chadli et Zeroual, et puis après par feu le président Mohamed Boudiaf au nom de la lutte anti-terroriste, l’état d’urgence a servi de cadre législatif à l’intrusion de l’armée dans les opérations de maintien de l’ordre. Il ont en outre légalisé la mise en détention hors de tout cadre judiciaire, les prisons secrètes, l’internement administratif (le wali pouvait emprisonner tout citoyen censé menacer l’ordre public), ou encore la perquisition au domicile d’un suspect, de jour comme de nuit, en l’absence de tout mandat ou réquisition du parquet.

                                  Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et autres phalanges salafistes continuant de prospérer dans le massif du Jorjura et les dunes sablonneuses de l’Erg occidental (près des frontières avec le Mali et la Mauritanie), la levée de l’état d’urgence s’accompagnera d’une batterie de mesures coercitives. D’abord, un projet d’ordonnance permettant à l’armée de participer à « des missions de sauvegarde de l’ordre public hors situation d’exception ». Ensuite, un décret présidentiel confiant à l’état-major de Ben Aâknoune la charge de conduire et de coordonner la lutte anti-terroriste. Les modalités d’exécution de cette disposition devront faire l’objet d’un arrêté ministériel conjoint entre le ministère de la défense et celui de l’intérieur.

                                Par ailleurs, il va falloir adapter le code de procédure pénale aux exigences de la lutte anti-terroriste. Et notamment instaurer une nouvelle catégorie de détenus. Selon les termes du communiqué du Conseil des ministres, certains inculpés, « en raison des informations qu’ils détiennent et qui sont de nature à aider la justice à approfondir ses investigations et à prévenir des actes terroristes », devraient être placés dans des « résidences protégées » choisies par le juge d’instruction. La mise en œuvre de cette disposition devra être entourée de toutes les garanties prévues par la Constitution et les instruments internationaux ratifiés par l’Algérie(!). Ainsi, l’inculpé en résidence protégée pourra consulter son avocat et recevoir des visites de famille, mais aussi disposer d’une voie de recours contre cette procédure.Comme on a  entendu précédemment, cela a été dit clairement par  Dahou Ould Kablia, le pseudo ministre de l'intérieur( voir article y afférent dans les notes précédentes).

    Vieille revendication.

                               Mesure exceptionnelle, le placement en résidence protégée est limité à une période de quatre-vingt-dix jours, renouvelable deux fois par le magistrat instructeur. Paroles sans faits pratiques. Deux détenus célèbres, Hassan Hattab, fondateur du Groupe Salafiste pour la prédication et le combat (GSPC, ancêtre d’AQMI), et Abderrezak El-Para, ancien émir du Sahel, devraient en bénéficier. Le premier est incarcéré depuis 2007 ; le second depuis 2004. Ni l’un ni l’autre n’ont jamais été remis aux autorités judiciaires par leurs geôliers militaires. Les affaires les concernant étaient automatiquement renvoyées par les juges, s’abritant derrière les dispositions de l’état d’urgence(!). Ce ne sera désormais plus le cas, depuis le 23 février, date initiale de la levée de l'état d'urgence.. qui à mon avis est remplacée par "l'État de siège".

    la levée de l'état d'urgence, pour quoi faire ?  

                               Officielle depuis jeudi 24 février, la levée de l'état d'urgence semble laisser beaucoup d'algériens indifférents. Les manifestations ne sont toujours pas autorisées à Alger, les libertés politiques ne sont pas étendues, la corruption est toujours aussi importante et de taille, et le rôle de l'armée dans la vie quotidienne  de l'algérien et la lutte anti-terroriste ne change pas...  Il y a encore des morts, des enlèvements, des demandes de rançons, des faux barrages! et de l'insécurité absolue. Cette mesure, disant qu'elle sera appliquée! suffira-t-elle à dissiper le vent de contestation qui souffle, même si légèrement, en Algérie ? Je le pense pas, comme il le pensent nullement les spécialistes des affaires algériennes.. car il y a détermination de la part de la vrais opposition Algérienne qui prend de la peine à s'organiser, et qui aurait du mal à faire la bonne coordination.

                               L'opinion publique locale Algérienne l'attendait depuis fort longtemps, selon un suspense ménagé par le pouvoir algérien pour obtenir le plus de retentissement médiatique possible... Mais la décision de lever l'état d'urgence, laisse désormais une attente très forte chez les Algériens tant les promesses d'ouverture politique demeurent pour toujours, à mon avis, lettre morte. Le décret de la levée de l'état d'urgence, publié en ligne, dans ce que les Algériens appellent, le "Journal Officiel". Mais l'opposition qui la réclamait  et connait l'esprit des gouvernants, reste désormais déterminée à mener  chaque samedi une nouvelle manifestation  pour exiger pratiquement son application sur terrain, et pour continuer à réclamer le changement du régime.

                                 Said Saâdi, qui préside le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), a immédiatement minimisé l'importance de la mesure gouvernementale. « C'est un effet d'annonce, c'est une manœuvre, car l'état d'urgence est maintenu dans la capitale », a-t-il affirmé, en faisant référence à l'interdiction de rassemblements dans les rues d'Alger, une mesure adoptée en 2001 après une manifestation sanglante de Kabyles. « Nous sommes déterminés à un changement de régime et toutes les semaines il y aura des marches », a affirmé Saâdi, malgré la défection récente de certains membres non politiques (syndicats, associations) de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), une coalition d'opposition qui avait lancé le mouvement de mobilisation pacifique. Toutes les  précédentes manifestations, ont été étouffées par un déploiement policier exceptionnel. Juste avant, le 3 février, le président Abdelaziz Bouteflika avait promis de lever l'état d'urgence, que réclamait l'opposition, mais aussi des mesures pour l'emploi, le logement et la lutte anti-corruption dont la mise en œuvre pratique se fait attendre.

                                Mais les libertés politiques demeurent restreintes depuis 1991 – soit presque  vingt ans après la reconnaissance du pluralisme politique en 1989. Les partis politiques n'ont donc presque jamais connu d'activité normale. Le ministre de l'intérieur Dahou Ould Kablia a indiqué  de nouveau que le gouvernement « n'envisageait pas pour le moment » d'autoriser de nouveaux partis politiques, alors qu'au moins sept formations attendent leur agrément. En outre, la levée de l'état d'urgence ne change pratiquement rien au dispositif sécuritaire. Les militaires gardent une partie du pouvoir que leur conférait cette disposition pour poursuivre la lutte anti-terroriste en vertu d'une nouvelle loi qui va prolonger - au sens figuré- l'état d'urgence.On change uniquement les termes et les appellations de choses. On se souvient, le président Américain Barack Obama a tout de même félicité le gouvernement algérien pour la levée de l'état d'urgence en se disant « impatient de voir les prochaines mesures qui seront prises pour permettre aux Algériens d'exercer pleinement leurs droits universels, dont la liberté d'expression et d'association »

                            La levée de l’état d’urgence était une vieille revendication d’une partie de la classe politique, notamment les islamistes du Mouvement de la société pour la paix (MSP, membre de l’alliance présidentielle), et de la société civile. Elle a également été bien accueillie à l’étranger. Les États-Unis et le Royaume-Uni ont été les premiers à s’en féliciter. Pour eux, cette réforme va dans la bonne direction : la démocratisation de la vie publique.Croyant que le régime Algérien tiendra bien ses paroles et passera à l'exécution.

                         Même déception du coté de la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme (LADDH). Son secrétaire général se dit « perplexe » et relève l’incongruité de la situation. « Dans ce contexte de mécontentement, choisir de sortir du silence dans ce lieu symbolique pour les Algériens qu’est la Maison du peuple, le siège de l’UGTA, un lieu qui a été confisqué par l'appareil du pouvoir,et même pas au siège du soi-disant APN (Assemblée Populaire Nationale-le Parlement), renvoie une image négative à la jeunesse  de la rue», explique-t-il..Bonne lecture.

                                                                  Cordialement,Chihab25

    A suivre....

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    (*) Le texte n'est pas du genre classique de Montesquieu ou de Victor Hugo, et que si la rédaction ne maitrise pas bien la  langue Français!!, elle fait quand même passer se messages, malgré la modestie. Procédant continuellement à la mise au point textuelle, grammaticale, et à la correction de frappe. Acceptez les excuses de la rédaction.